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La victoire sera longue à se dessiner. Ramsès II consolidera son pouvoir dans les protectorats les plus faciles à défendre et signera une paix équitable avec le Hittites. Le traité, qui date de l'an 21 du règne, entamera une longue période de paix et de prospérité.
Habile négociateur et fin diplomate, Ramsès II obtiendra une paix durable basée sur un accord mutuel de non agression et de coopération en cas de conflit extérieur. Cette alliance prévoyait également l'intervention mutuelle des troupes en cas de troubles intérieurs et la non assistance aux réfugiés qui étaient refoulés.
Ramsès II pourra alors consacrer son règne à la création artistique et la construction de nombreux édifices. Epris de belles lettres, il vouait un culte particulier à Thot, dieu des scribes. De nombreux scarabées consacrés à cette divinité témoignent de la ferveur royale.
Bâtisseur intarissable, le pharaon s'appropriera la paternité des oeuvres de ses prédécesseurs en apposant son nom sur les constructions. Il fondera la capitale de Piramsès, aujourd'hui en ruine, au Nord de l'empire. Certains monuments, déplacés par ses successeurs, ont été retrouvés à Tanis. Il construira à Abydos, au centre de l'Egypte, un temple dédié à son père, Séthi Ier et un sanctuaire pour lui-même. Il agrandira le temple de Louxor, à Thèbes, et fera ériger deux obélisques - dont celui de la place de la Concorde - devant le portail du temple. Il choisira le site de Karnak pour abriter sa tombe, son temple commémoratif - le Ramesséum - et de nouvelles constructions.
Le temple d'Abou-Simbel, situé dans la montagne de Nubie, sera orné de deux colosses royaux de 20 mètres de hauteurs taillés à même le roc. Ramsès II, qui se rendait dans les carrières pour choisir les pierres, consacrait beaucoup de son temps au suivi des chantiers.
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