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Le nom et les titres du propriétaire apparaissent à coté de la mission confiée dans l'autre monde. Les égyptiens ont consigné cette coutume dans le livre des Morts.
Les formules précisaient les corvées à accomplir. Le serviteur funéraire d'Imeny remonte au Moyen Empire, aux environs de 1991-1786 avant Jésus-Christ.
Issu d'une société agricole très hiérarchisée, l'esclave devait accomplir les travaux des champs confiés au maître. Le serviteur funéraire de Khabekhent date du Nouvel Empire, vers 1555-1305 avant Jésus-Christ. Il tient des instruments et des amulettes et mentionne certaines formules du Livre des Morts.
La tenue vestimentaire des statuettes, parfois affublées d'une tête de taureau en l'honneur d'Apis à Saqqarah, s'enrichit sous la dynastie des Ramsès. Le peuple s'approvisionne en produits réalisés en série qu'il entasse dans les urnes.
Les souverains et la cour n'hésitent pas à mobiliser les meilleurs artisans et utiliser les matériaux les plus précieux - le bois, la faïence, la terre cuite et le bronze - pour enrichir une armée de statuettes qui les accompagnera dans l'au-delà. Toutankhamon en comptait 417.
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