Les morceaux de réception à l'Académie royale au XVIIIème siècle
Fondée en 1648 afin de protéger la création artistique en dehors de toute préoccupation marchande, l'Académie royale de Peinture et de Sculpture stipule que l'artiste, au moment de sa réception
| Article |  |  |
"S'il est peintre, il donnera un tableau, ou un ouvrage de sculpture, s'il est sculpteur. Ceux qui seront jugés dignes par l'Académie et capables pourront exercer par tout le Royaume".
Le sculpteur souhaitant entrer à l'Académie devait se faire abord agréer, par un vote secret, en présentant des ouvrages de sa main, en plâtre ou en terre cuite. En cas de réponse positive, le directeur de l'Académie lui imposait un sujet qu'il devait exécuter en marbre dans un délai précis.
Le marbre était la matière noble qui permettait d'apprécier le travail du sculpteur.
Le bas-relief sera le modèle dominant jusqu'à la fin du XVIIème siècle. Des statuettes, comme le Polyphème de Corneille Van Cleve (1645-1732) et la Galatée de Robert Le Lorrain (1666-1743), apparaissent en 1681. Celles-ci vont alors devenir une règle immuable jusqu'à la suppression de l'Académie en 1793.
|