Son romantisme des années 1830 s'exprime par la mise en scène de combats violents tels le Tigre et gavial et la chasse au taureau sauvage. A l'instar des artistes romantiques de son temps, Barye apprécie l'exotisme et le Moyen-Age. Il préférera le bronze au marbre jugé trop froid. L'esquisse en plâtre du Tigre dévorant un gavial, exposée au Salon de 1831, provoquera l'admiration de la critique.
Le réalisme des muscles tendus et les variations du pelage caractérisent la sculpture romantique de l'époque. Le roi lui commande, en 1833, un grand groupe pour le jardin des Tuileries. Barye réalise alors le Lion au serpent, une allégorie de la Monarchie écrasant la sédition, trois ans après les émeutes de 1830.
Unanimement appréciée, cette oeuvre inspirera le commentaire suivant d'Alfred de Musset : "Le lion en bronze de M. Barye est effrayant comme la nature. Quelle vigueur et quelle vérité ! Ce lion rugit, ce serpent siffle ..."
Le style de Barye s'assagit à partir de 1843. Il donne à ses figures humaines inspirées des modèles grecs, tel le groupe en bronze de Thésée et le Minotaure, une énergie et un mouvement propres à la vision romantique
| Ayant travaillé avec Ernest Gonon, Delasalle et Compagnie, Jean-Honoré Gonon et Ferdinand Barbedienne Ami de Jules Dupré Professeur de François-Auguste-René Rodin (Auguste Rodin)
|