Il deviendra tout naturellement l'un des chefs du parti protestants en 1569, à l'âge de 16 ans, en compagnie de Coligny et de Condé. Il se distinguera l'année suivante, lors de la bataille d'Arnay-le-Duc en Bourgogne. Il épousera le 18 août 1572 Marguerite de Valois, soeur du roi de France, en signe de réconciliation avec les catholiques. L'édit de Saint-Germain du 8 août 1570 avait confirmé la liberté religieuse promulguée par l'édit d'Amboise et accordé quatre places de sûretés aux réformés. Le mariage interviendra huit jours seulement avant la nuit de la Saint-Barthélemy. Le futur souverain échappera au massacre en abjurant sa foi calviniste mais restera plus ou moins prisonnier à la cour des Valois jusqu'à ce qu'il parvienne à s'échapper en 1576.
Il prendra aussitôt la tête des troupes protestantes et s'emparera de Cahors en 1580. La mort du duc d'Anjou, dernier frère du roi Henri III, le désignera tout naturellement comme héritier du trône de France. Les ligueurs catholiques se révolteront. Henri de Navarre remportera la victoire de Coutras qui ponctuera la guerre des "Trois Henri" et qui l'opposera au roi de France et à Guise.
Henri III, inquiet de la montée en puissance des ligueurs, fera alliance avec Henri de Navarre après l'assassinat du duc de Guise. Les deux hommes marcheront sur la capitale. L'assassinat du roi de France, le 1er août 1589, donnera légalement le pouvoir au nouvel Henri IV qui devra prendre possession de son nouveau territoire par la force. La première étape sera marquée par un échec. Le légat Cajeto et l'ambassadeur d'Espagne Mendoza soutiendront la résistance du pouvoir insurrectionnel des Seize. Le duc de Mayenne, qui a succédé à son frère Henri de Guise à la tête de la Ligue, et Alexandre Farnèse qui conduit les armées espagnoles, obligeront le roi à lever le siège de Paris.
La Ligue se décomposera en factions rivales, entre 1591 et 1594. Les Etats généraux de 1593 ne permettront pas aux Espagnols d'imposer Isabelle, la fille de Philippe II, au titre de souveraine de France. Henri IV abjurera le calvinisme le 25 juillet 1593 et deviendra catholique. Il pourra alors être sacré roi de France, le 27 février 1594, à Chartres. Il rentrera à paris quelques semaines plus tard, le 22 mars, obtiendra la soumission du duc de Mayenne en 1595, reprendra la ville d'Amiens aux Espagnols en 1597 après un siège de six mois et éliminera Mercoeur, le dernier de ligueur qui contrôlait la Bretagne, en 1598. Le traité de Vervins signé avec l'Espagne, le 2 mai 1598, scellera la paix entre les deux pays.
Les conditions seront alors favorables pour reconstruire un pays fatigué de trente années de guerre civile. L'Edit de Nantes, signé le 13 avril 1598, reconnaîtra le catholicisme comme religion d'Etat et accordera, dans le même temps, une grande liberté religieuse. Les Réformés obtiendront un certain nombre de privilèges, notamment une centaine de place de sûreté pour une durée de huit ans. L'absolutisme monarchique s'imposera, sans répression et en prenant appui sur une organisation administrative développée et certains corps, notamment le Conseil du Roi et le Conseil privé. Henri IV devra faire face à trois grands complots, soutenus en sous-main par les Entragues et l'Espagne, en 1602, 1604 et 1606. Leurs auteurs seront sévèrement châtiés.
L'entourage d'Henri IV comprendra des collaborateurs brillants et dévoués, souvent déjà présents dans l'entourage de Henri III. Rosny, devenu duc et pair de Sully en 1606, restaurera les finances publiques et favorisera le développement de l'agriculture. Barthélemy de Laffemas (1545-1612), négociant dauphinois et protestant anobli, contribuera au développement de la manufacture de luxe. Cette décision favorisera la politique de mécénat du roi Henri IV. Les châteaux de Fontainebleau et de Saint-Germain-des-Prés seront embellis, le Pont-Neuf achevé, la place Dauphine construite et la place Royale mise en chantier dans le quartier du Marais.
Le souverain, communément appelé le Vert-Galant, entretiendra des rapports suivis avec de nombreuses maîtresses parmi lesquelles Gabrielle d'Estrées, Henriette d'Entragues, Jacqueline de Bueil et Charlotte des Essarts. Il épousera la Florentine Marie de Médicis, après avoir obtenu l'annulation de son mariage avec Marguerite de Valois - la reine Margot - par le pape en 1599. Quatre enfants naîtront de la nouvelle union, Louis XIII, Gaston d'Orléans, Isabelle - qui épousera Philippe IV d'Espagne - et Henriette - mariée à Charles Ier d'Angleterre.
L'activité militaire du roi se limitera, pour l'essentiel, à une courte campagne contre la Savoie qui entraînera la cession de la Bresse, du Bugey et du pays de Gex en 1601. Les prétentions de l'Empereur sur les duchés de Clèves et de Juliers en région rhénane provoqueront une crise grave en 1609. Le roi confiera la régence à Marie de Médicis et rassemblera son armée. Il sera alors assassiné rue de la Ferronnerie à Paris par Ravaillac, un fanatique catholique.
| Grand-père de Anne-Marie-Louise d'Orléans (La Grande Mademoiselle) Neveu de Jean de Bourbon-Vendôme Ayant sous ses ordres Martin Freminet et Maximilien de Béthune (Sully)
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