L'heureux élu, qui deviendra rapidement son souffre-douleur, accompagnera l'empereur qui rêvait de restaurer l'empire d'Alexandre le Grand en Orient. Le Préfet tramera un complot contre son maître et sera dénoncé par l'un de ses confidents. L'empereur remettra le pli à son Préfet sans même en prendre connaissance. Macrin, soudain découvert, soudoiera le centurion de la garde nommé Martialis, dont le frère avait été exécuté, pour assassiner Caracalla. Le meurtrier sera tué par des cavaliers germains fidèles à l'empereur défunt. Les militaires, qui ne se doutent pas du rôle joué par Macrin dans le complot, l'acclameront et le revêtiront de la pourpre le 11 avril 217. Pour la première fois, un plébéien ne faisant pas partie du Sénat, monte sur le trône des Césars.
La paix est signée avec le roi Artaban dans de mauvaises conditions pour l'Empire. Le Sénat confirme la nomination du nouvel empereur qui désigne son fils Diaduménien, âgé de neuf ans seulement, comme héritier au trône. Macrin se retire alors à Antioche. Les troupes, parquées dans de mauvaises conditions aux frontières de l'Empire, apprendront que l'empereur assassiné avait engendré un fils qui se cache à Émèse sous le nom de Varius. En réalité, ce Varius, le futur empereur Élagabal (Héliogabale), n'était seulement qu'un vague cousin de Caracalla auquel il ressemblait étrangement. L'armée n'aura aucun mal à balayer les quelques fidèles qui protégeaient Macrin et confier le pouvoir à ce nouveau venu. L'empereur déchu tentera de gagner l'Occident pour rallier des partisans mais ne pourra franchir le Bosphore en raison de mauvaises conditions climatiques. Il sera décapité par les ennemis lancés à ses trousses peu de temps avant son fils qui subira le même sort.
| Meutrier de Marcus Aurelius Antoninus Bassianus (Caracalla) En relation avec Marcus Aurelius Antoninus (Elagabal)
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