Mi-femmes et mi-oiseaux, elles porteront, selon les récits, le nom de Thelxiépia, Aglaophèmé (au discours agréable), Pisinoé (persuasive) et Molpé (chanson) quand elles sont quatre, Leucosia (blanche), Ligia (aiguë) et Parthénopé (voix de jeune fille) quand elles sont trois, et d'Himéropa (douce voix) et Thelxiépia (discours enchanteur) quand elles ne sont que deux. Leurs chants, relatifs aux prophéties et au royaume d'Hadès, détourneront les marins qui feront naufrage sur les rochers pour les rejoindre. Elles n'hésiteront pas à se noyer si les navigateurs ne tombaient pas dans le piège tendu.
Orphée, à bord de l'Argo, recouvrira leur chant de sa musique. Boutès qui sera le seul à percevoir le son de leur voix, sautera par-dessus bord avant d'être sauvé par Aphrodite qui l'aimait. Ulysse suivra les conseils de Circé et bouchera les oreilles de ses compagnons avec de la cire d'abeille avant de se faire attacher au pied du mât pour ne pas succomber aux chants des Sirènes. Ses hommes recevront l'ordre de resserrer les liens s'il demandait à être libéré. Associées parfois à Perséphone et compagnes de la déesse selon certains auteurs, elles permettront à Hadès de l'emmener dans son royaume et seront punies en perdant le concours de chant contre Muses. Ces dernières arracheront leurs plumes pour confectionner des couronnes. Parthénopé, l'une des Sirènes, sera l'ancêtre éponyme de Naples, qui portait ce nom à l'origine.
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