Meyerbeer rendra visite en 1824 à son ancien compagnon d'études, Weber. Ce dernier lui reprochera de pratiquer le style italien. Le compositeur, qui perdra son père et deux enfants au cours d'une période rapprochée, cessera toute activité de compositeur durant six années. Il s'installe à Paris en 1826 et compose "Robert le Diable" en 1831. Ce sera son premier succès.
Son chef-d'oeuvre, "Les Huguenots", sera donné cinq ans plus tard. Richard Wagner, son ennemi le plus féroce, reconnaîtra est un chef-d'oeuvre de composition dramatique dans le quatrième acte, la célèbre consécration des épées et le grand duo.
Cet opéra, alourdi de nombreuses longueurs, comporte des morceaux d'une rare beauté, telle la "romance de Raoul avec viole d'amour". L'ouverture, basée sur le choral "Fine feste Bura", intervient dans l'opéra comme leitmotiv. Le célèbre critique Schumann écrira alors : "Je ne suis pas un moraliste, mais cela scandalise un bon protestant, d'entendre hurler au théâtre son chant le plus cher, de voir traiter en scène de kermesse le drame le plus sanglant de l'histoire religieuse. Eblouir ou exciter, voilà la devise de Meyerbeer et, auprès de la populace, il obtient du succès". La critique de Schumann pour Le Prophète (1848) est la plus courte qui n'ait jamais été écrite. Tout l'article consiste en une croix.
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