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Guide de visite : Léopoldine-Françoise-Thérèse-Joséphine-Lucie Marie-Louise
Léopoldine-Françoise-Thérèse-Joséphine-Lucie Marie-Louise
Naissance : Vienne - 1791 / Décès : Vienne, 1847
Consulat/Premier Empire
Napoléon envahira l'Autriche en 1809 et s'emparera de Vienne. L'Empereur François Ier d'Autriche devra fuir sa capitale. Il laissera sur place sa fille aînée, Marie-Louise, trop malade pour être déplacée. Napoléon, ayant acquis la conviction qu'il n'était pas stérile, répudiera Joséphine après la victoire de Wagram et partira en quête d'une nouvelle épouse de sang royal capable de lui donner un héritier.

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Biographie   
Il hésitera entre la soeur du tsar Alexandre Ier et Marie-Louise, descendante de la famille des Habsbourg. Le prince de Schwarzenberg, plus rapide dans sa réponse que le Tsar, donnera son consentement afin de s'allier avec celui qui lui semblait invincible sur un champ de bataille. Marie-Louise rejoindra ainsi la France, sur les pas de sa grande-tante, Marie-Antoinette, qui avait été décapitée sous la Révolution. Elle renoncera solennellement à ses droits sur la succession impériale autrichienne. Le mariage religieux sera célébré à Vienne, le 11 mars 1810, sans que les époux ne se rencontrent. L'Empereur enverra le prince de Wagram, Berthier, chercher sa nouvelle femme. Marie-Louise donnera naissance à un fils le 20 mars 1811. L'accouchement difficile menacera la vie de la mère et de l'enfant. Napoléon, interrogé par les médecins, préférera préserver la vie de sa femme plutôt que celle de l'enfant en cas de nécessité. Les deux protagonistes seront finalement sauvés. Le fils portera le nom de Napoléon-François-Joseph Charles, roi de Rome.

François Ier fera revenir sa fille, réfugiée à Blois, et son petit-fils, rebaptisé duc de Reichstadt, en 1814. Il acceptera le retour des Bourbons sur le trône de France Marie-Louise conservera son titre d'impératrice des Français et deviendra également duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Elle fréquentera le comte de Neipperg, tout en envoyant quelques lettres à Napoléon en exil sur l'île d'Elbe. Marie-Louise ne reviendra pas en France au cours de la période des Cent Jours, en 1815. Elle confiera son fils à son père et partira dans son duché de Parme.

Elle apprendra par la "Gazette de Piémont", en juillet 1821, qu'elle était veuve depuis le 5 mai. Elle écrira le 19 à son amie son amie Victoire, la fille de la comtesse de Colloredo : "J'avoue que j'en étais extrêmement frappée. Quoique je n'aie jamais eu de sentiment vif d'aucun genre pour lui, je ne puis oublier qu'il est le père de mon fils, et que loin de me maltraiter comme le monde le croit, il m'a toujours témoigne tous les égards, seule chose que l'on puisse désirer dans un mariage de politique. J'en ai donc été très affligée et quoiqu'on doit être heureux qu'il ait fini son existence malheureuse d'une manière chrétienne, je lui aurais cependant désiré encore bien des années de bonheur et de vie, pourvu que ce fut loin de moi".

Marie-Louise épousera le comte de Neipperg quatre mois plus tard. Elle lui donnera deux fils avant que celui-ci ne disparaisse à son tour. Marie-Louise épousera le comte de Bombelles en 1834.

Filiation   

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Le Grand Trianon
Commanditaire
Table à thé
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Console
Meuble
Pierre-Benoit Marcion

Musée du Louvre
Modèle
Médaillon après profil de Marie-Louise
Objet
Giovanni Antonio Santarelli
(vers 1810)
L'impératrice Marie-Louise
Sculpture
Louis-François Jeannest
(1812)
En relation avec
Parure de l'impératrice Marie-Louise
Bijou
François-Regnault Nitot, Domenico Pronti
(1810)
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