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Insecula > Flavius Julius Constantius (Constance II)
Guide de visite : Flavius Julius Constantius (Constance II)
Flavius Julius Constantius (Constance II)
Naissance : 318 / Décès : 361
Co-empereur : Empire romain et byzantin de 337 à 350
Empereur : Empire romain et byzantin de 350 à 360
Co-empereur : Empire romain et byzantin de 360 à 361

Dynastie de Constantin
Fils de Caius Flavius Valerius Aurelius Constantinus (Constantin Ier le Grand)
Frère de Flavius Claudius Julius Constantius (Constantin II le Jeune), Flavius Julius Constans (Constans) et Flavius Julius Crispus (Crispus)


Ce fils de l'Empereur Constantin Ier le Grand, élevé à l'Augustat le 8 novembre 324 à l'âge de six ans, va accomplir un règne de trente-sept année, soit l'un des plus long du IVème siècle.

Biographie   
Constantin décédera à midi, un dimanche de la Pentecôte, le 22 mai 337. Son corps sera placé dans un cercueil d'or et drapé de pourpre pour son retour à Constantinople. Il sera exposé dans la grande salle du palais durant trois mois et demi, le temps de savoir lequel des jeunes Césars devait occuper le trône vacant. Durant cette période, les cérémonies de la Cour se dérouleront au nom de Constantin, comme s'il n'était pas mort.

L'évêque Eusèbe de Nicomédie écrira qu'au moment où la procession funèbre gagna l'église des Saints-Apôtres : "Il avait en fait choisi cet emplacement à la perspective de sa propre mort, prévoyant que son corps partagerait leur titre avec les Apôtres eux-mêmes. Il demanda donc que douze sarcophages soient élevés dans cette église, comme des piliers sacrés, en l'honneur et en mémoire du nombre des Apôtres, et au centre fut placé le sien, six des autres de chaque côté".

Cet évêque, qui révélera un prétendu complot à Constantin sur son lit de mort, parviendra à ses fins. Les demi-frères de Constantin, derniers représentants de la branche aînée de la dynastie impériale, seront exécutés à l'exception du futur empereur Julien l'Apostat et de son frère Gallus.

Crispus n'étant plus, il fallait désigner un successeur parmi les trois fils nés de l'union de Constantin avec Fausta : Constantin II (César en Gaule, Constance (César en Orient) et Constant (César en Italie). Le second, premier sur les lieux, présidera les funérailles.

Les trois fils de Constantin Ier se partageront l'Empire en 338. Constance II héritera de l'Asie et de l'Égypte, puis les Balkans. Constantin II et Constans se partageront la partie occidentale de l'Empire romain.

Constance défendra les frontières orientales de l'Empire contre les Perses jusqu'en 350. Il soutiendra les thèses défendues par les Ariens, disciples d'un prêtre nommé Arius qui contestaient la Trinité en prétendant que le "Père" était plus grand que le "Fils". Cette prise de position lui permettra de prendre ses distances avec son frère Constans, devenu maître de l'Occident et favorable à l'orthodoxie. Les Chrétiens orthodoxes seront alors persécutés en Orient.

Constance convoquera un concile à Antioche en 341, afin d'écarter définitivement l'évêque Athanase d'Alexandrie. Ce dernier avait été déchu de ses fonctions archiépiscopales par un concile tenu à Tyr, après s'être opposé à Constantin le Grand en retenant un important chargement de blé destiné à Constantinople. Athanase trouvera refuge auprès du pape Jules qui suppliera l'empereur d'Occident Constans de réunir un concile à Sardique (Bulgarie) en 341. Les évêques orientaux confirmeront l'exclusion d'Athanase tandis que ceux d'Occident s'en remettront à la décision du pape. Ce dernier réintégrera le patriarche après avoir obtenu l'accord d'évêques italiens dévoués à sa cause.

Constance devra alors affronter l'usurpateur Magnence, acclamé comme empereur d'Occident et coiffé du diadème impérial lors d'un grand banquet organisé à Autun au détriment de Constans. Ce dernier, qui chassait dans les environs, tentera de se réfugier en Espagne. Il sera rattrapé aux pieds des Pyrénées et tué à Helena, près de Perpignan, le 27 février 350. L'autorité de Magnence sera reconnue dans la majeure partie de l'Occident romain. Népotien, un neveu de Constans qui se fera proclamé empereur à Rome, n'exercera le pouvoir que quatre semaines, le temps nécessaire aux soldats ralliés à Magnence de l'éliminer en compagnie de ses partisans. Les légions du Danube proclameront alors leur commandant en chef, le général Vetranio, empereur.

Magnence et Vetranio feront alliance et tenteront de se faire reconnaître par Constance, seul fils de Constantin encore vivant. Ils enverront des ambassadeurs. L'empereur d'Orient, en proie à la menace des Perses, déléguera la partie orientale de son empire à son neveu Gallus (frère de Julien l'Apostat) en le nommant César et lui accordera la main de sa soeur Constantia. Il fera enfermé les ambassadeurs de Magnence et de Vetranio, puis déclarera la guerre aux usurpateurs.

Constance feindra de proposer, dans un premier temps, le partage de l'Empire à Vetranio, au détriment de Magnence. Il provoquera une rencontre à Naissus (Nish en Serbie) après avoir secrètement corrompu les soldats de son ennemi. Les légionnaires acclameront Constance comme seul et unique empereur lors de la rencontre. Vetranio déposera son diadème aux pieds de Constance le 25 décembre 350. Il sera exilé, dans des conditions confortables, à Prusa (Bursa en Turquie) où il décédera six années plus tard.

Constance pouvait dès lors affronter l'armée de Magnence composée de soldats aguerris et incorruptibles. L'usurpateur enchaînera les victoires au début de l'année 351. L'empereur d'Orient trouvera refuge dans une place forte des Balkans. La bataille décisive aura lieu à Mursa, sur la Drave, le 28 septembre 351. Constance en sortira victorieux. Magnence se réfugiera à Aquilée (Italie) d'où il sera chassé par les anciens partisans de Népotien et les vétérans de Constantin le Grand. Il se rendra ensuite à Lyon et devra affronter la révolte de Trèves qui expulsera son frère Decentius, élevé à la dignité de co-empereur par Magnence.

L'armée de Constance franchira les Alpes en 353 et infligera une ultime défaite aux troupes de l'usurpateur à Monsaléon (Mont Séleucus) près de Gap. Magnence se suicidera pour échapper aux griffes de son ennemi. Apprenant la mort de son frère, le co-empereur Decentius mettra également fin à ses jours.

Constance, devenu le seul maître de l'Empire, se rapprochera du pape Libère et réunira les conciles d'Arles et de Milan qui condamneront l'évêque d'Alexandrie. L'eunuque Eusebios sera chargé de transmettre la sentence à Athanase, qui refusera de quitter son siège épiscopal. Constance s'emparera alors du pape et promulguera un édit condamnant à mort tous ceux qui refuseront de communier des mains d'un prêtre arien. Libère sera enfermé à Bérée (Thrace) pendant trois ans avant de dénoncer, en 358, la perfidie de la foi orthodoxe. Le pape repenti retrouvera son siège épiscopal, qu'il devra partager avec l'antipape Félix.

Constance, contraint de reprendre la lutte contre les Perses, élèvera son cousin Julien à la dignité de César pour les Gaules le 6 novembre 355. Ce dernier, faiblement doté en moyens militaires, parviendra à repousser les Germains au-delà du Rhin et à pacifier les campagnes gauloises. L'empereur byzantin sollicitera alors son aide pour repousser les Perses. L'armée gauloise refusera d'apporter son concours à Constance et acclamera Julien empereur à Lutèce en février 360. La mort subite de Constance mobilisé sur le front Est, le 3 novembre 361, épargnera à l'Empire une nouvelle guerre civile.

Julien héritera de l'Empire.

Cousin de Flavius Claudius Julianus (Julien II l'Apostat)
Vainqueur de Flavius Magnus Magnentius (Magnence), Vetranio et Decentius (Decence)
Meutrier de Flavius Claudius Julius Constantius (Constantin II le Jeune)
Flavius Julius Constantius
Constance II
Flavius Claudius Julianus (Julien II l'Apostat)
Flavius Magnus Magnentius (Magnence)
Vetranio
Decentius (Decence)
Flavius Claudius Julius Constantius (Constantin II le Jeune)