L'encrier-pendule en lapis du musée du Louvre fait partie de ses oeuvres les plus remarquées et témoigne d'une parfaite connaissance de l'orfèvrerie germanique. Au-dessus de la pendule, plaquée de lapis-lazuli, un Enlèvement de Déjanire cache un presse-papiers. Les deux godets à encre et à poudre, à décor d'émail et de perles, sont surmontés d'un amour et d'un faune.
L'orfèvre obtiendra une nouvelle médaille d'or à l'Exposition des produits de l'industrie de 1849. Rudolphi, dans une lettre qu'il adresse au jury, signale à son attention, un coffre de style Renaissance, plaqué en lapis-lazuli, surmonté d'un groupe représentant le Massacre des Innocents. La pendule du musée du Louvre reprend ce modèle. Le lapis a été remplacé par un décor gravé de feuillages et quatre colonnettes en cristal de roche laiteux cantonnent l'ensemble. L'artiste s'inspirera du Massacre des Innocents de Poussin, aujourd'hui au musée Condé à Chantilly.
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