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Insecula > Pieter Brueghel l'Ancien
Guide de visite : Pieter Brueghel l'Ancien
Pieter Brueghel l'Ancien
Bruegel
Naissance : 1525 / Décès : 1569
Ecole flamande - Renaissance
Les biographes anciens font naître Pieter Bruegel l'Ancien à Breda ou tout près, dans un village dont il aurait pris le nom. On soupçonne aujourd'hui une confusion possible entre Breda, ville du Brabant septentrional, sur le territoire hollandais et l'actuel Brée, nommée aussi à l'époque Breede, Brida ou Breda en latin, qui se trouve dans le Limbourg (Belgique) campinois.

Biographie   
On sait que Breughel est mort en 1569, "medio aetatis flore" et cette "fleur de l'âge" devrait se situer entre 40 et 45 ans. Il aurait donc vu le jour vers 1525, dans ces mêmes années où naissaient Philippe II d'Espagne... et Thyl selon la Légende de Charles De Coster. La première date certaine est 1551, année où l'artiste s'inscrit sur les liggeren (registres) de la Guilde de Saint-Luc à Anvers et y est reçu comme maître.

Selon Carl van Mander (1604), son unique biographe ancien, il fut l'élève de Pieter Coecke (1502-1550), artiste cultivé, doyen de la guilde artistique, à la fois peintre et architecte. Breughel épousera la fille de son maître, en 1563. Auparavant, "il alla en France et de là en Italie" : le tableau Port de Naples et quelques dessins témoignent de son périple. Il commence réellement son activité picturale vers 1557 ; il s'était consacré jusque là au dessin pour gravure.

A Anvers, il fréquente les intellectuels, philosophes et artistes, à commencer par son mécène Nicolas Jonghelinck. On dit qu'il aimait participer à des noces paysannes auxquelles il se faisait inviter comme "parent ou compatriote" des époux. C'est en 1559 qu'il adopte une nouvelle signature, changeant l'orthographe de son nom Brueghel en Bruegel pour des raisons qui restent inconnues. Il aura deux fils : Pieter Bruegel le Jeune, dit Bruegel d'Enfer et Jan, dit de Velours, tous deux peintres. Il semble certain que Breughel l'Ancien ait reçu la protection du gouverneur des Pays-Bas, Perrenot de Granvelle, collectionneur de ses oeuvres. On ignore tout de la personnalité du peintre, en dehors de ces quelques lignes de van Mander :

- "C'était un homme tranquille, sage, et discret ; mais en compagnie, il était amusant et il aimait faire peur aux gens ou à ses apprentis avec des histoires de fantômes et mille autres diableries".

L'art de Bruegel

Peinture
La peinture de Bruegel est généralement présentée en trois périodes :
- les premières compositions qui fourmillent de personnages pris sur le vif
- le cycle des Mois qui raconte la marche du monde selon les lois de la Nature
- et les derniers tableaux où quelques grands personnages se détachent d'un paysage qui n'est plus qu'un fond.

Le peintre est en rupture avec ses prédécesseurs ou avec le goût italien de ce XVIème siècle. En faisant la jonction entre le Moyen Age et la Renaissance, il dépasse l'art des Primitifs flamands et s'affranchit de celui des Italiens; l'unité de ses compositions, son talent narratif et son intérêt pour les "genres mineurs" en font un artiste inclassable dans l'histoire de l'art. Certains historiens se sont attachés à établir un lien entre Jérôme Bosch et Bruegel, unis par une tradition figurative. Bosch représente la fin du Moyen Âge, il est le dernier « primitif » et Bruegel commence un nouveau siècle, une ère moderne qui s'ouvre à la découverte de l'homme et du monde.

Cependant, l'oeuvre de Bosch veut inspirer une terreur dévote, totalement absente de celle de Bruegel. Pour l'un, le monde n'est qu'un « rêve de Dieu » ou une tromperie du Diable ; la Nature est une tentation nuisible. Pour l'autre, l'action humaine prend au contraire toute sa valeur : joies ou défis au destin, l'homme doit tenter l'aventure malgré les menaces.

Contrairement aux peintres de la Renaissance, Bruegel n'a pas représenté de nu et ne s'est que fort peu intéressé au portrait. Ses personnages ronds sont très éloignés de la glorification des corps bien proportionnés. Dans ses tableaux dominés par la vie populaire, le peintre montre des paysans tels qu'ils sont dans leurs activités et divertissements. Pour la première fois dans l'histoire de la peinture, la classe rurale est humanisée dans une vision objective. Les têtes s'alignent et l'on sent l'artiste sensible aux émotions et aux faiblesses.

Même les scènes bibliques de Bruegel se situent pour la plupart dans un village et la description de la place publique qui fourmille de monde prend plus de place que le thème (voir le Dénombrement de Bethléem). Au XVIème siècle, en effet, la rue et la place étaient des lieux de rendez-vous et de divertissements : jeux d'hiver, carnaval, procession et kermesse, danses ou rites campagnards, tout était prétexte aux réjouissances et le peintre a su raconter ces rassemblements que Philippe II, d'ailleurs, voudra interdire.

Pour les stoïciens, le monde est une construction bien ordonnée dans laquelle l'homme occupe une place précise et accepte son destin. Cette conception s'exprime dans la série Les Mois qui montre l'union profonde des êtres vivants soumis aux cycles naturels. En revanche, dans d'autres toiles, Bruegel semble craindre l'orgueil et la rebellion de l'homme contre l'ordre de la création (c'est Nemrod et sa folle entreprise, Icare et son rêve ou encore la punition des Anges rebelles). La joie peut cohabiter avec le danger si l'homme se soumet à la fatalité et s'intègre dans la symphonie des éléments naturels.

Oeuvre gravée
Dès 1556, on trouve le nom de Bruegel associé à celui de l'éditeur Jérôme Cock à l'enseigne Aux quatre vents. Il dessine des planches satiriques comme les gros poissons mangent les petits. L'année suivante sort la fameuse série des Sept péchés capitaux suivies en 1558 des Sept vertus.

Bruegel est également l'inventor d'un grand nombre de gravures exécutées par d'autres artistes et publiées chez Jérôme Cock[6] : La cuisine maigre et la cuisine grasse, gravée par Pieter van der Heyden en 1563. Comme celles de Jérôme Bosch, ses oeuvres continueront à être gravées après sa mort.

Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pieter_Bruegel_l%27Ancien
Texte soumis à la licence GNU : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html

Grand-père de Jan Brueghel le Jeune
Filiation   

Réalisation(s)   
Metropolitan Museum of Art
Artiste
Les moissonneurs
Peinture
Pieter Brueghel l'Ancien
(1565)

Musée du Louvre
Artiste original
La Parabole des aveugles
Peinture
Pieter Brueghel l'Ancien, Pieter Brueghel le Jeune (Brueghel d'Enfer)
(vers 1630)
Artiste
Les Mendiants
Peinture
Pieter Brueghel l'Ancien
(1568)

Musée Oskar Reinhart "Am Römerholz"
Artiste
L'Adoration des Mages sous la neige
Peinture
Pieter Brueghel l'Ancien
(1563)

Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
Artiste original
Kermesse avec théâtre et procession
Peinture
Pieter Brueghel le Jeune (Brueghel d'Enfer), Pieter Brueghel l'Ancien
Artiste
L'Adoration des Mages
Peinture
Pieter Brueghel l'Ancien
La chute des anges rebelles
Peinture
Pieter Brueghel l'Ancien
(1562)
Le Dénombrement de Bethléem
Peinture
Pieter Brueghel l'Ancien
(1566)
Paysage avec la chute d'Icare
Peinture
Pieter Brueghel l'Ancien
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