On raconte qu'il tombera entre leurs mains. En apprenant le nom du poète, ces brigands le laisseront partir en le comblant de marques d'honneur. Arioste écrira son Roland Furieux (Orlando furioso) en une dizaine d'années, poème qui forme le pendant du Roland amoureux de Boïardo.
Angélique était reine de Chine. Le chevalier Roland, séduit par sa grande beauté, décidera de l'emmener en France. Cette dernière sera enlevée par des pirates et attachée à un rocher dans un endroit désert habité par un monstre affamé. Un courageux chevalier, Roger, monté sur l'hippogriffe, moitié cheval, moitié oiseau de proie, parviendra à la délivrer, alors que le monstre s'apprêtait à dévorer la jeune souveraine. Angélique retournera dans son royaume lointain et elle régnera longtemps.
II y raconte les exploits des paladins, la folie de Roland pendant la guerre de Charlemagne contre les Sarrasins, les amours et le mariage de Roger et Bradamante.
Sa versification est riche, harmonieuse, élégante et cependant pleine d'abandon. Ses compatriotes, dans leur admiration, l'ont surnommé le divin. Il publiera pour la première fois son poème pour en 1516, en 40 chants. Il en donnera une nouvelle édition remaniée et enrichie de six chants en 1532. Il décédera peu après, en 1533, d'une maladie de vessie.
L'Arioste laissera, outre son grand poème, des satires, des rimes ou poésies diverses, quelques comédies et des vers latins.
| En relation avec Angélique, Roger, Hippogriffe, Médor et Roland |