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Insecula > Rémus
Guide de visite : Rémus
Rémus
Naissance : Rome -
Fils de Mars et Rhéa Silvia
Frère de Romulus


Amilius, fils de Procas et descendant d'Enée, est le frère cadet de Numitor à qui il usurpera le trône d'Albe-la-Longue dans le Latium. Il obligera Rhéa Silvia, la fille unique de Numitor, à rester vierge en se consacrant à Vesta, de manière à ne pas lui opposer un héritier légitime.

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Biographie   
Le dieu Mars, qui s'unira à elle dans un bois sacré, engendrera ses deux fils jumeaux, Romulus et Rémus. Amulius emprisonnera Rhéa et ordonnera la mort, par noyade dans le Tibre, des nouveau-nés. Les serviteurs déposeront le berceau sur une planche qui naviguera sur le fleuve en crue. Il accostera près du figuier Ruminal (ruina : mamelle).

Une louve et pivert les nourriront jusqu'à ce qu'un berger, Faustulus, les prenne sous sa secrètement protection et les confie à sa femme Acca (ou Acca Larentia). Devenus adolescents, Romus (Romain) et Romulus participeront à des expéditions contre les brigands et contre les troupeaux de Numitor. Ils seront capturés dans une embuscade lors des Lupercalia, fête du dieu Pan. Le roi Amulius, apprenant que les adolescents avaient volé les troupeaux de Numitor, les livrera à son frère. Numitor découvrira, au cours de l'interrogatoire et en découvrant le berceau précieusement conservé par Faustulus, que les jumeaux ses petits-fils qu'il avait perdus. Numitor reprendra possession du trône, à la suite d'une rébellion organisée par ses fils qui tueront leur grand-oncle Amulius.

Le poète Naevius rapporte une version selon laquelle Amilius était un vieillard qui accueillera avec joie la découverte de Romulus et Rémus.

Histoire Romaine de Tite Live - Livre I : Des origines lointaines à la fin de la royauté

La préhistoire lavinate et albaine jusqu'à la fondation de Rome
Naissance, enfance et premiers exploits de Romulus et de Rémus
I, 4
1 - Mais les destins devaient sans doute au monde la naissance d'une ville si grande, et l'établissement de cet empire, le plus puissant après celui des dieux.
2 - Devenue par la violence mère de deux enfants, soit conviction, soit dessein d'ennoblir sa faute par la complicité d'un dieu, la Vestale attribue à Mars cette douteuse paternité.
3 - Mais ni les dieux ni les hommes ne peuvent soustraire la mère et les enfants à la cruauté du roi : la prêtresse, chargée de fers, est jetée en prison, et l'ordre est donné de précipiter les enfants dans le fleuve.
4 - Par un merveilleux hasard, signe éclatant de la protection divine, le Tibre débordé avait franchi ses rives, et s'était répandu en étangs dont les eaux languissantes empêchaient d'arriver jusqu'à son lit ordinaire; cependant, malgré leur peu de profondeur et la tranquillité de leur cours, ceux qui exécutaient les ordres du roi les jugèrent encore assez profondes pour noyer des enfants.
5 - Croyant donc remplir la commission royale, ils les abandonnèrent aux premiers flots, à l'endroit où s'élève aujourd'hui le figuier Ruminal, qui porta, dit-on, le nom de Romulaire.
6 - Ces lieux n'étaient alors qu'une vaste solitude. S'il faut en croire ce qu'on rapporte, les eaux, faibles en cet endroit, laissèrent à sec le berceau flottant qui portait les deux enfants : une louve altérée, descendue des montagnes d'alentour, accourut au bruit de leurs vagissements, et, leur présentant la mamelle, oublia tellement sa férocité, que l'intendant des troupeaux du roi la trouva caressant de la langue ses nourrissons. Faustulus
c'était, dit-on, le nom de cet homme - les emporta chez lui
7 - et les confia aux soins de sa femme Larentia. Selon d'autres, cette Larentia était une prostituée à qui les bergers avaient donné le nom de Louve; c'est là l'origine de cette tradition merveilleuse.
8 - Telles furent la naissance et l'éducation de ces enfants. À peine arrivés à l'âge de l'adolescence, ils dédaignent l'oisiveté d'une vie sédentaire et la garde des troupeaux; la chasse les entraîne dans les forêts d'alentour.
9 - Mais, puisant dans ces fatigues la force et le courage, ils ne se bornent plus à donner la chasse aux bêtes féroces; ils attaquent les brigands chargés de butin, et partagent leurs dépouilles entre les bergers. Une foule de jeunes pâtres, chaque jour plus nombreuse, s'associe à leurs périls et à leurs jeux.
I, 5
1 - Dès ce temps-là, la fête des Lupercales était célébrée sur le mont Palatin, appelé d'abord Pallantium, de Pallantée, ville d'Arcadie.
2 - C'est là qu'Évandre, un des Arcadiens établis longtemps auparavant dans ces contrées, avait institué, d'après la coutume de son pays, cette solennité, où des jeunes gens, emportés par l'ivresse d'une joie licencieuse, couraient tout nus en l'honneur de Pan, protecteur des troupeaux, et que les Romains ont appelé depuis du nom d'lnuus.
3 - Au milieu de ces fêtes, dont la célébration avait été annoncée, surpris à l'improviste par les brigands furieux de l'enlèvement de leur butin, Romulus se défend avec vigueur, Rémus est pris; ils livrent leur prisonnier au roi Amulius, et le noircissent à ses yeux.
4 - Ils l'accusent surtout de faire, avec son frère, des incursions sur les terres de Numitor, et d'y conduire au pillage, comme en pays ennemi, une troupe armée de jeunes vagabonds. Rémus est donc livré à la vengeance de Numitor.
5 - Dès le commencement, Faustulus s'était flatté de l'espérance que ces nourrissons étaient de sang royal; car l'ordre donné par le roi, d'exposer des enfants nouveau-nés, était connu de lui, et l'époque où il les avait recueillis coïncidait avec cette circonstance; mais il n'avait pas voulu révéler ce secret avant le temps, à moins que l'occasion ou la nécessite ne le fissent parler :
6 - la nécessité arriva la première. Cédant à la crainte, il dévoile à Romulus le secret de sa naissance. Le hasard avait voulu que, de son côté, Numitor, maître de la personne de Rémus, apprit que les deux frères étaient jumeaux, et qu'à leur âge, à leur noble fierté, le souvenir de ses petits-fils se réveillât dans son coeur; à force de questions il touchait à la vérité et n'était pas loin de reconnaître Rémus.
7 - Ainsi de tous côtés un complot s'ourdit contre le roi. Romulus, trop faible pour agir à force ouverte, se garda bien de venir à la tête de ses pâtres; il leur ordonne de se rendre au palais à une heure convenue et par des chemins différents; là ils tombent sur le roi : à la tête des gens de Numitor, Rémus leur prête main-forte, et Amulius est massacré.
I, 6
1 - À la faveur du premier trouble, Numitor va s'écriant que l'ennemi a pénétré dans la ville, qu'il assiège le palais, et il en écarte la jeunesse albaine en l'envoyant occuper et défendre la citadelle; puis, quand il voit les jeunes vainqueurs accourir en triomphe après ce coup de main, il convoque une assemblée, rappelle les attentats de son frère contre sa personne, l'origine de ses petits-fils, leur naissance, comment ils ont été élevés, à quels indices on les a reconnus, et il annonce la mort du tyran, et s'en déclare l'auteur.
2 - Les jeunes frères se présentent au milieu de l'assemblée à la tête de leur troupe, saluent roi leur aïeul, et la multitude entraînée lui en confirme, par d'unanimes acclamations, le titre et l'autorité.

La fondation de Rome et le règne de Romulus
Fondation de Rome
I, 6
3 - Numitor ainsi replacé sur le trône d'Albe, Romulus et Rémus conçurent l'idée de fonder une ville aux lieux témoins de leurs premiers périls et des soins donnés à leur enfance. La multitude d'habitants dont regorgeaient Albe et le Latium, grossie encore du concours des bergers, faisait espérer naturellement que la nouvelle ville éclipserait Albe et Lavinium.
4 - À ces projets d'établissement vient se mêler la soif du pouvoir, mal héréditaire chez eux, et une lutte monstrueuse termine un débat assez paisible dans le principe. Ils étaient jumeaux, et la prérogative de l'âge ne pouvait décider entre eux : ils remettent donc aux divinités tutélaires de ces lieux le soin de désigner, par des augures, celui qui devait donner son nom et des lois à la nouvelle ville, et se retirent, Romulus sur le mont Palatin, Rémus sur l'Aventin, pour y tracer l'enceinte augurale.
I, 7
1 - Le premier augure fut, dit-on, pour Rémus : c'étaient six vautours; il venait de l'annoncer, lorsque Romulus en vit le double, et chacun fut salué roi par les siens; les uns tiraient leur droit de la priorité, les autres du nombre des oiseaux
2 - Une querelle s'ensuivit, que leur colère fit dégénérer en combat sanglant; frappé dans la mêlée, Rémus tomba mort. Suivant la tradition la plus répandue, Rémus, par dérision, avait franchi d'un saut les nouveaux remparts élevés par son frère, et Romulus, transporté de fureur, le tua en s'écriant : "Ainsi périsse quiconque franchira mes murailles."
3 - Romulus, resté seul maître, la ville nouvelle prit le nom de son fondateur. Le mont Palatin, sur lequel il avait été élevé, fut le premier endroit qu'il eut soin de fortifier. Dans tous les sacrifices qu'il offrit aux dieux, il suivit le rite albain; pour Hercule seulement, il suivit le rite grec tel qu'Évandre l'avait institué.

Beau-frère de Hersilie
En relation avec Faustulus, Louve, Amilius et Tite-Live
Elément(s) en relation   
Musée du Louvre
Modèle
Hersilie séparant Romulus et Rémus
Peinture
Giovanni Francesco Barbieri (Le Guerchin)
(1645)
Romulus et Rémus recueillis par Faustulus
Peinture
Pierre de Cortone (Pietro Berrettini da Cortona)
(vers 1643)
La Louve aillaitant Romulus et Rémus
Sculpture
Anonyme
(approx. de 1580 à 1600)

Quartier latin
Modèle
La Louve romaine
Sculpture
Anonyme
(1962)
Rémus

Hersilie
Faustulus
Louve
Amilius
Tite-Live