De santé fragile et doté d'une voix faible qui manquait de netteté, Démosthène corrigera son défaut d'élocution en s'entraînant à parler avec des cailloux dans la bouche défauts (Plutarque, Vie de Démosthène, Cicéron, de Finibus). Passionné par l'oeuvre historique de Thucydide, il deviendra logographe (celui qui écrit les discours pour d'autres) et déclamera ses plaidoyers dans les procès d'État, pour le compte du ministère public.
Grâce à ses dons d'orateur, Démosthène entrera en politique vers 354 avant Jésus-Christ. Il tentera de mobiliser les sentiments nationalistes des Athéniens contre la menace d'invasion des troupes de Philippe II de Macédoine et prononcera alors ses célèbres discours - les Philippiques (réorganisation de l'armée), les Olynthiennes (porter secours à Olynthe), les discours Sur la paix et Sur les affaires de Chersonèse (prendre des mesures face à la guerre imminente) - à la tribune de l'assemblée, en faveur de la démocratie. Sa virtuosité rhétorique marquera l'apogée de l'art de l'éloquence. Le pays est alors affaibli par les séquelles des luttes fratricides entre les cités, l'égoïsme des riches qui refusent de payer l'impôt et l'oisiveté du peuple qui s'enfonce dans la paresse.
Devenu chef du parti patriotique en 340 avant Jésus-Christ, Démosthène s'alliera aux Thébains afin d'affronter Philippe II. Il sera vaincu à Chéronée en -338 avant Jésus-Christ. Attaqué par Eschine huit ans plus tard, alors que Ctésiphon proposait de lui décerner une couronne honorifique, Démosthène revendiquera fièrement d'avoir inspiré la résistance d'Athènes dans son discours Sur la couronne. Accusé, probablement à tort, d'avoir détourné des fonds en 325 avant Jésus-Christ (affaire d'Harpale), il sera condamné à une lourde amende qu'il ne pourra acquitter et sera banni un an d'Athènes. Démosthène tentera une nouvelle fois de mobiliser les Athéniens à la mort d'Alexandre le Grand. Condamné à mort par les Macédoniens, il devancera ses bourreaux en s'empoisonnant dans le temple de Poséidon.
| En relation avec Alexandre (le Grand) et Philippe II de Macédoine
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