Son père quittera l'armée en 1800 et épousera Marie Nantas, fille d'un riche soyeux de Lyon. Il deviendra commerçant successivement à Lyon, Paris puis en Italie. Le blocus continental provoqué par la guerre sera à l'origine du déclin de nombreuses petites entreprises. Les parents de Frédéric ouvriront alors un internat et une école d'externes à Milan.
Le célèbre chirurgien lyonnais Marc-Antoine Petit, beau-frère de sa femme, encouragera Jean-Antoine à devenir médecin. Ce dernier obtiendra son doctorat de médecine à 37 ans. Il sera agréé praticien en décembre 1810, puis quittera Milan (redevenue propriété autrichienne) en 1815 pour s'installer à Lyon.
Frédéric, élève au Collège Royal (actuel lycée Ampère), s'orientera vers le droit après son baccalauréat. Il s'installera ensuite à Paris, encore secouée par la révolution de Juillet 1830, chez André-Marie Ampère. Le célèbre physicien lui proposera la chambre de son fils Jean-Jacques, parti à l'étranger pour un voyage d'études.
Au cours de ses études universitaires, en avril 1833, Frédéric fondera avec d'autres camarades - lyonnais pour la plupart - la Conférence de Charité qui deviendra celle de Saint-Vincent de Paul. Reçu docteur ès lettres en janvier 1839 après avoir soutenu une double thèse latine et française, Frédéric postulera à la chaire de littérature comparée de la Sorbonne en se présentant au concours de l'agrégation fondé par Victor Cousin. Il sera le premier professeur agrégé.
Candidat à la députation en 1848, il ne sera pas élu puis tombera malade et devra renoncer à son enseignement. Il décédera à Marseille le 8 septembre 1853. Son corps repose dans la crypte de la chapelle des Carmes, rue de Vaugirard à Paris.
Auguste Cochin écrira à son sujet :
- "Ce n'était pas seulement l'amitié ni l'admiration, c'était un enthousiasme. Il n'y avait pas seulement dans cet homme des vertus, il y avait du charme (...) Il n'exerçait pas seulement son action sur ses amis mais également sur des protestants comme Guizot, des philosophes comme Cousin et Villemain, de complets incrédules comme Fauriel, Renan, Havet. C'était, sans doute, sa surhumaine bonté qui les courbait tous devant sa foi (...) Ozanam était un être inspiré".
| En relation avec Saint Vincent de Paul et Jean-Paul II
|