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Guide de visite : Aristide Boucicaut
Aristide Boucicaut
Naissance : Bellême - 1810 / Décès : Paris, 1877
Ce fondateur des magasins du "Bon Marché" à Paris, premier grand-magasin parisien qui inspirera "Au bonheur des Dames" de Zola, consacrera une partie de sa fortune à des oeuvres charitables. Sa femme, Marguerite Guérin, prendra la rélève. Elle aidera Pasteur et fondera l'hôpital Boucicaut.

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Biographie   
Aristide Boucicaut, né le 14 juillet 1810, débutera sa carrière comme commis dans la boutique paternelle. Il suivra, à l'âge de 18 ans, un marchand ambulant qui vendait des étoffes, s'installera à Paris en 1829, deviendra vendeur puis chef des rayons des châles au Petit Saint-Thomas, rue du Bac, en 1834. Ce magasin de nouveautés s'inspirait de la philosophie de Saint-Thomas d'Aquin : le mariage de la foi et de la raison. Pour Simon Mannoury, son fondateur, la clientèle devait croire en la réussite de sa politique commerciale et avoir foi dans les dirigeants de l'établissement.

L'annexion des communes limitrophes entraînera le doublement de la population parisienne entre 1851 et 1871. Les opérations financières du baron Haussmann enrichiront la bourgeoisie qui constituera la clientèle des premiers Grands Magasins. L'épargne des ménages, passé de 62 millions de francs en 1835 à 358 millions en 1847, favorisera l'émergence d'un commerce moderne vendant des articles bon marché et à prix fixes affichés, instaurant l'envoi franco de port et la vente par correspondance, organisant des expositions temporaires, des périodes de soldes et d'occasions.

Aristide Boucicaut épousera Marguerite Guérin en 1836. Née le 3 janvier 1816 à Verjux, en Saône et Loire d'une " fille-mère " et d'un père disparu sans laisser d'adresse, Marguerite montera à Paris à la mort de sa mère, à l'âge de 13 ans. Elle travaillera chez un blanchisseur, rue du Bac, avant de placer ses économies un petit "bouillon-traiteur" qui deviendra la cantine d'Aristide. Leur seul fils, né en 1839, décédera en bas âge.

Aristide Boucicaut et son épouse, riches de 50 000 F (environ 125.000 euros), feront la connaissance de Paul Videau en 1848, après la fermeture du Petit Saint-Thomas. Ils s'associeront en 1852 afin de racheter le Bon Marché, un magasin de la rive gauche qui employait douze personnes, comptait quatre rayons et réalisait un chiffre d'affaires d'environ 450 000 francs. Ce chiffre d'affaires passera à 7 millions de francs dix années plus tard. Paul Videau, effrayé par les innovations de son associé, sortira de l'affaire le 31 janvier 1863. Henry-François Maillard prêtera à Aristide Boucicaut le million et demi de francs dont il avait besoin pour poursuivre seul sa révolution commerciale.

Né à Mortagne le 28 octobre 1819, Henry-François Maillard était un pâtissier devenu millionnaire à New York après avoir croisé la route de l'Américain Stewart. Il achetait des marchandises aux enchères et les revendait en gros à des commerçants isolés de New York ou de la campagne venus en ville pour se réapprovisionner. Ses bénéfices lui permettront de faire bâtir, en 1846, le premier magasin à plusieurs étages spécialement conçu pour la vente à grande échelle.

La première pierre du premier grand magasin parisien sera posée le 9 septembre 1869, durant le grand boom économique du Second Empire. Les travaux seront confiés à l'architecte Louis Charles Boileau et l'ingénieur Gustave Eiffel, deux pionniers de l'utilisation fonctionnelle du fer (pour rendre possible l'installation de larges baies vitrées) et du verre (pour permettre à la lumière naturelle d'entrer). Aristide Boucicaut adaptera l'architecture de ce magasin à l'élargissement de la consommation, aura recours aux relations publiques et à la publicité, permettra à chaque employé de devenir progressivement second, puis chef de comptoir et plus tard gérant, créera une Caisse de Prévoyance pour les salariés alimentée chaque année par une somme prélevée sur les bénéfices de l'entreprise, puis d'une caisse de retraite ouvrant droit à une pension après vingt ans de service.

Le bâtiment couvrira une superficie au sol de 52 800 ² en 1887, à la fin de travaux. Mort en 1877, Aristide Boucicaut ne vivra pas assez longtemps pour voir le couronnement de son oeuvre. Il laissera à sa veuve une entreprise de 1 788 employés réalisant un chiffre d'affaires de 72 millions de Francs, 160 fois plus qu'en 1852 !

En relation avec Cognacq Ernest et Jean-Louis-Félix Potin
Filiation   
Marié à Marguerite Guérin en 1836

Elément(s) en relation   
Cimetière du Montparnasse
En relation avec
Famille Boucicaut
Sépulture
xyz
(vers 1877)

Montparnasse-Raspail
Commanditaire
Au Bon Marché
Commerces, boutiques, services
Boileau Louis Charles, Gustave Eiffel
(de 1869 à 1877)
En relation avec
Au Bon Marché
Commerces, boutiques, services
Boileau fils
(1923)

Musée d'Orsay
En relation avec
Le chevreuil chassé aux écoutes
Peinture
Jean-Désiré-Gustave Courbet
(1867)
Aristide Boucicaut

Cognacq Ernest
Jean-Louis-Félix Potin