Son père, originaire de L'Isle-Adam, dirigeait une manufacture de porcelaine à Parmain avant de s'établir à Nantes. Le jeune garçon, adolescent, s'initie très tôt à l'art du décor sur céramique et admira toute sa vie Théodore Géricault, Claude le Lorrain et Rembrandt.
En 1823, il arrive à Paris à l'âge de douze ans, il travaille chez un oncle qui emploie Auguste Raffet, Louis Cabat et Narcisse Diaz de la Peña. Puis, il est admis dans l'atelier du paysagiste Jean-Marie Diébolt et vend ses premières peintures à Paris. Devenu l'ami du paysagiste Louis Cabat, celui-ci le persuade d'abandonner la céramique pour peindre des scènes de genre et des paysages de plein air. Il étudie les peintres hollandais et en 1831 expose pour la première fois au Salon.
Il voyage en Angleterre pour étudier Constable, le maître du paysage anglais, qui influencera profondément son oeuvre. En 1832, il séjourne dans le Berry avec Cabat et en 1833 expose quatre oeuvres au Salon et obtient une médaille de seconde classe comme peintre de genre et devient l'ami des peintres Alexandre-Gabriel Decamps, Constant Troyon, Eugène Lami et Théodore Rousseau.
Il reçoit les félicitations, au Salon de 1835, d'Eugène Delacroix pour la facture de ses ciels dans ses tableaux et réunit chez lui de nombreux artistes comme Ary Scheffer, Antoine-Louis Barye. Il voyage en Normandie et dans l'Indre où il participa avec de nombreux autres peintres à l'École de Crozant dans les vallées creusoises. Il fréquente Barbizon avec Rousseau. Il aurait eu en 1846 une liaison probable avec George Sand et essaya, sans succès, de fonder un Salon indépendant et sans jury.
L'attribution de la Légion d'honneur le brouille avec Rousseau qui lui ne l'a pas reçue. Il s'installe à L'Isle-Adam et se consacre à son art. Son élève et maîtresse depuis plusieurs années, Hélène Quantinet, décéde en 1857. Il se remariera en 1860 avec Stéphanie-Augustine Moreau dont il a déjà deux enfants.
Il peint des paysages désolés et dramatiques et aux pauvres chaumières. Il passe les étés à Cayeux-sur-Mer, parfois avec Jean-François Millet et peint des séries de Marines influencées par Gustave Courbet. En 1881, l'État lui achète Le Matin et Le Soir, exposés au Musée de Luxembourg. En 1889, il est promu commandeur de la Légion d'honneur. Il meurt à L'Isle-Adam en 1889 et le produit de la vente de son atelier et de sa collection, par sa famille en 1890, s'élèvera à 208.660 francs.
Vincent van Gogh et Jules Dupré
Bien qu'ils ne se soient probablement jamais rencontrés lors des séjours parisiens de Vincent van Gogh, ce dernier manifesta toute sa vie une profonde admiration, voisine de la vénération, pour l'oeuvre de son aîné. Une soixantaine de mentions est identifiable, sur une durée de quinze ans, dans la correspondance de van Gogh, le plus souvent adressée à son frère Théo. Ces lettres contiennent des descriptions fièvreuses d'oeuvres de Dupré qu'il a pu voir. Pour lui, Dupré incarne l'âme du Romantisme à la française, et il ne cesse d'associer son nom à celui de Victor Hugo. Parlant du roman Quatre-vingt-treize qu'il vient de lire, il écrit: "Cela est peint, je veux dire : écrit comme Descamps ou Jules Dupré ont peint". Il porte sur l'oeuvre de Dupré un regard d'une stupéfiante acuité, il commente et analyse l'esthétisme de Dupré comme si seul un peintre était en mesure de comprendre les motivations conscientes ou non d'un autre peintre.
Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Dupr%C3%A9
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| Ami de Pierre-Etienne-Théodore Rousseau (Théodore Rousseau), Narcisse Virgilio Díaz (Diaz de la Pena), Alexandre-Gabriel Decamps, Constant Troyon, Ferdinand Victor Eugène Delacroix, Ary Scheffer et Antoine-Louis Barye
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