Polidoro Caldara da Caravaggio (Polydore de Caravage)
"Le dernier âge d'or, c'est le nom qu'en raison de ses personnalités émérites et de ses nobles artistes on peut donner à l'âge heureux de Léon X. Parmi les esprit plus distingués s'y trouve Pulidoro da Caravaggio, un Lombard qui ne dut pas son talent à une longue étude, mais que la nature avait créé peintre ..." (Vasari dans Le Vite)
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C'est en effet grâce à ses qualités innées que Polidoro, bien qu'employé à porter la "navette" (récipient plein de chaux) aux maîtres maçons lors des travaux de construction des loges du palais pontifical, réussit à se faire remarquer par les brillants artistes de l'atelier de Raphaël.
Polidoro développe le goût pour la peinture en voyant travailler ce grand maître et est admis au nombre de ses élèves. Il se livre au travail des loges avec tant d'énergie et de passion qu'en peu de mois il donne la preuve de son talent en produisant des oeuvres d'une telle qualité qu'il obtient la glorieuse réputation du plus beau talent de cette nombreuse équipe. Il se lie d'amitié avec le florentin Maturino et leur appréciation réciproque devient si forte qu'en plein accord il se mettent à travailler ensemble en communauté d'ambitions, bourses et entreprises. En suivant l'exemple de Baldassarre de Siene qui a décoré quelques façades, Polidoro et Maturin se spécialisent dans cette activité qui devient à la mode en décorant un grand nombre de façades romaines. Polidoro peut à juste titre être considéré comme le concepteur des décorations en "chiaroscuro" (clair-obscur).
En 1527 le sac de Rome par les troupes de l'empereur Charles Quint pousse Polidoro à s'enfuir. Il se réfugie d'abord à Naples où il peint une figure de Saint Pierre dans la chapelle principale de Sainte-Marie-des-Grâces et d'autres oeuvres en tant qu'aide d'autres peintres. Bien vite Polidoro estime qu'à Naples il n'est pas reconnu à sa juste valeur. Il s'embarque pour Messine où d'avantage considéré, il se remet à l'ouvrage en travaillant avec acharnement et se perfectionnant dans la pratique de la couleur. Son domestique, Tonno Calabrese, l'assassine afin de lui voler une somme d'argent qu'il venait de recevoir alors qu'il s'apprêtait, riche et reconnu, à retourner à Rome.
Bibliographie
- Les vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, G. Vasari, livre VI, 1568.
- Le vite de pittori messinesi, Francesco Susinno, 1724.
- Le case roane con facciate graffite e dipinte, Catalogue de l'exposition par C. Pericoli Ridolfini, Rome, 1960.
- Polidoro da Caravaggio, A. Marabottini, vol. 2, Rome 1969.
- Un apice di Polidoro da Caravaggio, R. Longhi, dans Pa, 245, pp 3-7, 1970.
- Le Logge di Raffaello, N. Dacos.
- Polidoro da Caravaggio: I. I disegni di Polidoro. II. Copie di Polidoro, R. Ravelli, Monumenta Borgomensia XLVIII, 1978.
- Polidoro Caldara da Caravaggio: l'invidia e la fortuna, M. Marini, Ed. Marsilio, 2005.
(cf : wikipedia)
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Musée du Louvre
Artiste
National Gallery
Artiste

 | Le chemin du Calvaire Peinture Polidoro Caldara da Caravaggio (Polydore de Caravage) (approx. de 1530 à 1534) |
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