Le gouvernement bernois acquiert en 1836 une Vue prise à la Handeck. Calame commence à voyager à l'étranger, à Paris et en Hollande, en passant par Düsseldorf et Cologne. En 1839, son Orage à la Handeck est primé au salon du Louvre et devient le manifeste de la peinture alpestre du romantisme suisse.
D'après des études sur le motif, Calame exécute en atelier des paysages de montagne de grand format, des paysages de campagne idylliques et des lacs sereins et empreints d'un sentiment nostalgique.
Calviniste ardent et rigoureux, il fait passer un ample souffle métaphysique dans ses oeuvres. Comme ceux de Diday, les sujets de Calame sont très appréciés et sa clientèle devient internationale. Il expose régulièrement au salon de Paris (Légion d'honneur en 1842 pour Chênes battus par l'orage), séjourne dans le Midi de la France et, à côté de ses excursions suisses, voyage en Italie (1844), à Londres (1850), en Allemagne (1852), en Belgique (1846, 1852), aux Pays-Bas (1838, 1846) et obtient de nombreuses distinctions. Calame ouvre son atelier genevois à de très nombreux élèves (jusqu'à soixante, venus des pays les plus divers), publie des cours de dessin lithographiés et des gravures.
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