Chana Orloff
La famille Orloff s'installera à Petah-Tikva, en Palestine, à la suite des pogroms russes de 1905. La situation matérielle précaire de ses parents contraindra la jeune Chana à apprendre la couture pour aider sa famille. Il partira pour Paris en 1911, avoir remporté la deuxième place au concours d'entrée de l'École nationale des Arts décoratifs.
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Elle s'installera dans un édifice qui allait entrer dans l'histoire sous le nom de La Ruche, qui hébergeait de nombreux artistes souvent juifs et expatriés : Modigliani, Soutine, Jules Pascin, Moïse Kisling, Georges Kars et d'autres, aux côtés du Néerlandais Van Dongen et du Japonais Foujita. Chana Orloff fréquentera le cercle qui se réunissait à la nuit tombante à La Rotonde ou au Dôme. Un soir, en 1912, Modigliani, croquera rapidement le portrait de Chana Orloff, assise en face de lui, sur une enveloppe sortie de sa poche. Il écrira en hébreu, sur le coin supérieur : Chana bat Raphaël (Chana, fille de Raphaël).
De nombreux artistes, parmi lesquels Chagall, Picasso et Archipenko, fréquenteront l'Académie russe créée à Montparnasse par Marie Vassilieff, artiste et critique de talent arrivée à Paris en 1905. C'est elle qui orientera le Russe Stchoukine vers Matisse. Il lui commandera, pour son palais moscovite, des oeuvres devenues célèbres : La Musique et La Danse.
Orloff, qui exposera deux bustes en bois au Salon d'Automne de 1913, créera également en bois son Amazone, oeuvre la plus représentative de cette période (1916). Orloff réalisera ensuite de nombreuses sculptures de son fils. L'Homme à la pipe (1924), exposé à l'extérieur de l'aile pour enfants du Musée d'Israël, représente l'autre pôle de l'art de portraitiste de l'artiste. Orloff, réfugiée en Suisse au cours de la Deuxième Guerre mondiale, réintégrera son studio parisien après la Libération. Ses meilleures sculptures, fruit de 35 ans de travail, avaient disparu. L'indépendance de l'État d'Israël donnera une impulsion nouvelle à sa carrière. En 1949, après des expositions à succès en Europe et en Amérique, ses travaux seront présentés à Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa. Chana Orloff se rendra en Israël au cours de l'été 1968 pour préparer une exposition en l'honneur de son 80ème anniversaire. Tombée malade, elle décédera le 18 décembre de la même année, à Tel-Aviv.
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Musée d'art et d'histoire du Judaïsme
Artiste
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