Stauffer-Bern, qui recouvrait la toile de peinture blanche à un stade déjà avancé ou n'hésitait pas à gratter et retirer la couleur, recourait souvent à la photographie afin d'éviter au modèle et au peintre des séances de pose fatigantes.
Le peintre bernois était un créateur maniaque qui ne se cantonna pas à la peinture. C'est en autodidacte qu'il fit des gravures toutes en subtilité. Stauffer-Bern passait avec beaucoup d'empressement d'un genre à un autre et réalisait des prouesses artistiques. Son naturalisme pénétrant trouva écho auprès d'une couche aisée de la société du Berlin de la Gründerzeit qui se plut à se faire portraiturer par lui. Lydia Welti-Escher, fille du roi du Gotthard Alfred Escher, belle-fille du conseiller fédéral Emil Welti et mécène de Stauffer-Bern, posa pour son portrait. Ce sont surtout les spéculations faisant scandale autour de sa liaison avec Lydia Welti-Escher, qui ont fait entrer Stauffer Bern dans la conscience publique. Ces événements, qui, aujourd'hui encore, ne sont pas totalement élucidés et ont fait et font l'objet de nombreux ouvrages et articles, éclipsent toujours la considération due à l'artiste éminent et au remarquable portraitiste du 19ème siècle que fut Stauffer-Bern.
| Ami de Max Klinger
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