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Karnak


Karnak

Inscription au Patrimoine Mondial par l'Unesco : 1979

Louxor (Egypte)

   Karnak : Visite virtuelle   30 sections et 230 éléments
Karnak : Antiquités égyptiennes (29)


Dromos (15)
XIXème dynastie thébaine
Situés à deux kilomètres au nord de Louxor, les temples de Karnak sont reliés aux berges du Nil par une allée, le dromos, bordée de 40 sphinx à corps de lion dont certains portent une tête de bélier à cornes recourbées (en référence au dieu Amon-Rê et symbolisant à la fois la puissance physique et l'énergie fécondante) et d'autres une tête humaine (en référence au dieu Montou).

Premier pylône (2)
XXXème dynastie - IVème siècle avant J.C.
Le premier pylône, d'une longueur de 113 mètres et d'une épaisseur de 15 mètres, a été construit au quatrième siècle avant Jésus-Christ sous le règne de Nectanebo Ier (XXXème dynastie).

Grande cour (21)
XXXème dynastie
Ce pylône, le plus grand d'Egypte, est inachevé. Il devait atteindre 32 mètres de hauteur. Ses parois présente un aspect grossier. Les deux môles de grès du pylône symbolisaient chacun une des chaînes montagneuses qui délimitent la vallée fertile, seule partie habitable du pays et qui sont les deux horizons entre lesquels s'accomplissait la course du soleil.

Temple reposoir de Ramsès III (31)
XXème dynastie - vers 1165 avant J.C.
Ramsès III fera également construire un temple destiné aux barques de la triade thébaine Amon, Mout et Khonsou. Les chapelles reposoirs prendront la place du sanctuaire de cet édifice bâti sur le modèle des grands temples égyptiens.

Temple reposoir des barques sacrées de Séthi II (22)
XIXème dynastie thébaine - approx. entre 1212 et 1210 avant J.C.
Sethi II fera construire ce "temple-reposoir" de barques une dizaine d'années après la mort de Ramsès II. Il était destiné aux barques d'Amon (au centre), Mout (à gauche) et Khonsou (à droite), et se trouvait dans une cour non close devant l'entrée du temple principal à cette époque, celle du deuxième pylône construit un siècle plus tôt par le pharaon Horemheb.

Deuxième pylône (3)
XVIIIème dynastie - approx. entre 1319 et 1307 avant J.C.
Le deuxième pylône, attribué à Horemheb, est précédé par deux statues colossales de Ramsès II en granit rose. La statue en pied située à gauche du portail, d'une hauteur de 15 mètres, comporte une petite statue de sa fille et épouse Bentanta (ou Bent-Anath).

Grande salle hypostyle (60)
"Le temple Seti-Merenptah est glorieux dans la demeure d'Amon"
XVIIIème dynastie - approx. entre le XIVème et le XIIème siècle avant J.C.
Difficile de ne pas éprouver un choc visuel lorsque l'on franchit les portes du second pylône et l'on pénètre dans la grande salle hypostyle.

Axe divin Est-Ouest (7)
XVIIIème dynastie
Orienté selon ces deux axes orthogonaux, le site de Karnak reflète la conception fondamentale que les Égyptiens se faisaient de l'ordre du monde. L'axe nord-sud est une axe terrestre qui correspond au cours du Nil, et l'axe est-ouest un axe céleste qui répond à la course quotidienne du soleil, second principe vivificateur de la terre d'Égypte.

Troisième pylône (3)
XVIIIème dynastie
Le troisième pylône borde une cour qui abritera une paire d'obélisques qui marqueront à la fois l'entrée vers la demeure secrète du dieu et la rencontre des directions cardinales du monde, sur lesquelles régnait Amon.

Ancienne grande cour de fêtes du temple d'Amon (2)
Cour centrale

Il existera jusqu'à six obélisques à cet endroit, se dressant au milieu de ce qui était la grande cour de fêtes du temple d'Amon.

Ouadjyt de Thoutmôsis Ier (7)
XVIIIème dynastie
Le quatrième pylône, bâti en calcaire sur un noyau de grès, sous Thoutmosis Ier, correspond à la façade du temple d'Amon, également appelé Ipet Sout.

Quatrième pylône (2)
XVIIIème dynastie
Le quatrième pylône forme, avec le précédent, une petite cour dont il ne reste que des vestiges.

Cour des Fêtes de Thoutmôsis II (1)
Vestibule entre les quatrième et cinquième pylônes
XVIIIème dynastie
La petite cour dont il ne reste que des vestiges, appelée Cour des Fêtes de Thoutmôsis II, abritait quatre obélisques.


Chapelles d'Amon, de Maât et de l'Ennéade (4)

L'ennéade (en égyptien pésédjet : groupe de neuf) est initialement formée de neuf divinités qui assurent les forces élémentaires en action dans l'univers. L'ennéade des théologiens d'Héliopolis regroupe Atoum (le créateur solitaire), ses enfants Shou (l'atmosphère) et Tefnout (l'humidité), ses petits-enfants Geb (la terre) et Nout (le ciel), et les deux couples Osiris/Isis et Seth/Nephtys.

Jardin botanique (1)
XVIIIème dynastie
Le "jardin botanique" est un vestibule dans lequel Thoutmosis III fera représenter la faune et la flore rapportées de ses campagnes en Asie. Il introduira la poule en Egypte. Les animaux semblent se diriger vers le sanctuaire d'Amon générateur.

Sanctuaire d'Amon générateur
XVIIIème dynastie
Ce sanctuaire n'est qu'un passage vers l'endroit le plus caché du temple, accessible en hauteur, un nouveau passage qui mène à la cachette où devait résider le dieu.

Salle décorée de l'Akh-Menou (9)
XVIIIème dynastie
Cette salle des Fêtes, prévue pour célébrer les heb-sed (jubilés de régénération du pouvoir royal), était dédiée à la puissance d'Amon-Rê. Son entrée se trouvait au Sud, derrière le sanctuaire du temple.

Sanctuaire de Akh-Menou réservé au culte des statues royales (1)
XVIIIème dynastie
Les statues royales, déposées dans des niches, étaient placées sur un socle. Le plafond était supporté par des colonnes cannelées.

Cour de la cachette (5)
XVIIIème dynastie
La cour qui séparait la Grande Salle Hypostyle du VIIème pylône sera aménagée par Ramsès II. On y accède par la porte de Ramsès IX. Cette cour permettait d'accéder au reste du temple en direction des temples de Mout et de Louxor.

Septième pylône (6)

Le septième pylône VII, oeuvre de Thoutmosis III, était précédé de deux statues colossales et deux obélisques. dont l'un se trouve actuellement à Istanbul.

Huitième pylône (3)

Le passage entre la cour de la cachette et la suivante se fait par le passage du VIIème pylône aménagé par Thoutmosis III, alors que le huitième existait depuis le règne d'Hatchepsout. La cour crée entre ces deux pylônes sera la première grande cour royale du temple.


Neuvième pylône (1)
XVIIIème dynastie
Pour remplir ce pylône, Horemheb utilisera des blocs du temple consacré à Aton, édifié pendant la période d'Akhénaton, ainsi que des blocs provenant d'une chapelle en calcaire de Sésostris Ier et d'autres datant de Toutankhamon.


Dixième pylône
XVIIIème dynastie
Ce pylône qui ferme le complexe d'Amon sera construit par Aménophis III et probablement remanié par Horemheb.



Karnak : Guide (1)


Son et lumières

Le spectacle commence avec une introduction historique qui couvre la naissance de la grande ville de Thèbes et la construction du temple de Karnak.
En relation avec : Mout, Khonsou, Amon, Auguste Mariette
Karnak : Horaires   

tous les jours de 06h30 à 17h30 (18h00 en été)
les horaires des sons et lumières varient selon les jours et les langues.
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Karnak : Guide de visite   
Il est préférable de visiter le site en début ou fin d'après-midi pour bénéficier du meilleur ensoleillement. Les guides, d'aucune utilité, abandonnent généralement leurs troupeaux de touristes au sanctuaire.
Tous les taxis qui rodent sur la corniche se feront un plaisir de vous conduire sur place (trajet de deux kilomètres) pour environ 1/1.5 euros (10 £ égyptiennes au plus), y compris le soir. Pas de problème pour trouver un taxi pour rentrer.
La calèche offre la même prestation au même prix. Pensez au chevaux lorsqu'il fait très chaud !!!
Karnak : Description   
Le mot Karnak vient de l'arabe al-Karnak, expression signifiant "le village fortifié". Dans dans l'antiquité, ce site s'appelait Ipet Sout, qui peut se traduire par "Celle qui recense les Places".

Ce plus grand complexe religieux de l'Egypte ancienne (123 hectares) comprend l'enceinte du dieu faucon Montou au nord, celle d'Amon-Rê, au centre, et celle de la déesse Mout, son épouse, au sud. L'axe principal du temple d'Amon, perpendiculaire au fleuve, relie le Saint des Saints, à l'est, au Nil, à l'ouest. L'axe secondaire nord-sud, dit axe royal, conduit au complexe sacré de la déesse Mout.

Orienté selon ces deux axes orthogonaux, le site de Karnak reflète la conception fondamentale que les Égyptiens se faisaient de l'ordre du monde. L'axe nord-sud est une axe terrestre qui correspond au cours du Nil, et l'axe est-ouest un axe céleste qui répond à la course quotidienne du soleil, second principe vivificateur de la terre d'Égypte.

Le site connaîtra son véritable âge d'or au Nouvel Empire. Les pharaons exprimeront leur dévotion au dieu principal en y apportant d'importantes quantités de richesses en provenance des territoires sur lesquels l'Égypte étendait son influence. Ils contribueront à l'embellissement de Karnak qui deviendra le plus grandiose complexe religieux de l'antiquité.

La puissance du clergé d'Amon, considérable, transformera ce pouvoir en un État dans l'État. Les grands-prêtres d'Amon garderont longtemps une influence prépondérante sur la monarchie pharaonique. Thèbes restera le coeur spirituel de l'Égypte quand elle perdra son statut de capitale dynastique. Ce n'est qu'en 391 de notre ère, qu'un décret de Théodose, entrainera la fermeture des derniers sanctuaires qui seront dépecés.

Karnak sera redécouvert par le capitaine Norden et le révérend Poclocke au début du XVIIIème siècle, avant que l'expédition de Bonaparte en fasse l'inventaire. Le complexe archéologique deviendra une carrière sous Mehemet Ali. Auguste Mariette commencera le dégagement des temples en 1858, à la tête du Service des Antiquités égyptiennes et à la demande du khédive Ismâel Pacha.
Karnak : Histoire   
Le temple ne cessera d'être agrandi à partir de son sanctuaire initial, au cours des deux millénaires de son histoire, de l'Ancien Empire à la fin de l'époque ptolémaïque. Les pharaons n'hésiteront pas à détruire les édifices de leurs prédécesseurs afin de récupérer les matériaux nécessaires à leurs créations.

Le premier sanctuaire date de la XIème dynastie. Il était consacré au culte d'une divinité locale, Montou. L'existence du temple d'Amon sera évoquée sous Antef II sous le nom de "demeure d'Amon ". Les parois de la "chapelle blanche " de Sésostris Ier attestera pour la première fois de la dénomination traditionnelle d'Ipet-sout, "celle qui recense les places".

Le sanctuaire d'origine, sans doute érigé à l'emplacement de la salle des fêtes de Thoutmôsis III et du sanctuaire de la barque de Philippe Arrhidée, constituera le noyau autour duquel se développera le complexe. Le temple sera englobé dans une première enceinte fermée par le cinquième pylône sous Thoutmôsis Ier, elle-même entourée par seconde enceinte reprenant le quatrième pylône devant lequel le pharaon fera élever deux obélisques.

La reine Hatschepsout fera construire des chambres d'offrandes, un sanctuaire de la barque sacrée, "la chapelle rouge " ainsi que deux obélisques de granit rose d'Assouan devant le cinquième pylône. Elle entreprendra sans doute l'édification du temple de Mout et remplacera le septième pylône de briques par une construction en pierres.

Thoutmôsis III, qui n'aura de cesse d'effacer le souvenir d'Hatschepsout, enfermera les deux obélisques de la reine dans un caisson de grès, triplera la colonnade de Thoutmôsis Ier, élèvera le sixième pylône orné de la représentation son triomphe lors de la bataille de Megiddo, construira un vestibule entre le quatrième et le cinquième pylône, fera aménager le lac sacré ainsi que l'enceinte du sanctuaire, entreprendra la construction d'un temple de régénération, de Akh-Menou, du reposoir de barque en granit rose qui sera reconstruit à l'identique par Philippe Arrhidée, élever le septième pylône précédé de deux colosses et deux obélisques disparus. Le souverain fera bâtir un petit sanctuaire à l'est de l'enceinte, au centre duquel Thoutmôsis IV placera le "tekhen wâty", un obélisque isolé aujourd'hui érigé devant Saint-Jean-de-Latran à Rome, le plus grand obélisque connu (33 mètres) ainsi un temple au dieu Ptah, au nord de l'enceinte.

Aménophis III fera construire la colonnade médiane de la salle hypostyle ainsi que le troisième pylône, et fermera l'allée processionnelle vers le temple de Mout en élevant en brique le dixième pylône qu'Horemheb reconstruira en pierre.

Durant la période amarnienne, Akhénaton fera construire un temple en l'honneur d'Aton à l'est du complexe. Il sera détruit au cours de la contre-réforme et ses talatates serviront à remplir les trois pylônes construits ultérieurement par Horemheb.

La salle hypostyle, appelée "le temple de Séthi-Mérenptah est lumineux dans la demeure d'Amon", sera construite par Séthi Ier et achevée par Ramsès II. Ce dernier aménagera le dromos de sphinx criocéphales qui conduira au quai-débarcadère où Séthi II fera élever deux obélisques et un temple reposoir destiné aux trois barques de la triade thébaine. Ramsès III en construira également un, en face du précédent. Chéchonq Ier fermera la cour devant le deuxième pylône et Taharqa fera construire un kiosque en son centre. Le premier pylône, inachevé, et l'enceinte actuelle remonte à la XXXème dynastie.
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