S'enregistrer
Devenir membre

Envoyer la page
Accéder aux forums
 
English
Etats-Unis > New York City > Metropolitan Museum of Art
Metropolitan Museum of Art


Metropolitan Museum of Art
MET
New York City (Etats-Unis)
1 000 Fifth Avenue - 82nd Street
Tél : 212-535-7710
Les 180.000 m² du Metropolitan Museum of Art, l'un des plus grands musées du monde, abritent plusieurs départements dont la qualité des collections (plus de trois millions d'oeuvres, dont plusieurs centaines de milliers sont exposées) a peu d'équivalent au monde. Dans le domaine de la peinture, de la sculpture et des antiquités, seul le musée du Louvre réunit autant de chefs d'oeuvre dans un lieu unique. Impossible de tout visiter en une seule journée. L'escalier central conduit au département de peinture, tandis que les salles consacrées aux antiquités sont situées au rez-de-chaussée. On se perd facilement en cours de visite. Le plan du musée, fourni gracieusement à l'entrée, est indispensable.
   Metropolitan Museum of Art : Visite virtuelle   202 sections et 3503 éléments
Metropolitan Museum of Art : Antiquités égyptiennes (33)
Metropolitan Museum of Art : Antiquités étrusques et romaines (1)
Metropolitan Museum of Art : Antiquités grecques (10)
Metropolitan Museum of Art : Antiquités orientales (11)
Metropolitan Museum of Art : Armes et armures (1)
Metropolitan Museum of Art : Art américain (19)
Metropolitan Museum of Art : Art contemporain (11)
Metropolitan Museum of Art : Art moderne (12)
Metropolitan Museum of Art : Art précolombien (1)
Metropolitan Museum of Art : Arts d'Extrême-Orient (20)
Metropolitan Museum of Art : Arts premiers (6)
Metropolitan Museum of Art : Guide (2)
Metropolitan Museum of Art : Objet(s) d'Art (8)
Metropolitan Museum of Art : Peinture anglaise (1)
Metropolitan Museum of Art : Peinture espagnole (3)
Metropolitan Museum of Art : Peinture européenne (1)
Metropolitan Museum of Art : Peinture flamande - Ecoles du Nord (12)
Metropolitan Museum of Art : Peinture française (27)
Metropolitan Museum of Art : Peinture italienne (21)
Metropolitan Museum of Art : Sculpture européenne (2)


Metropolitan Museum of Art : Horaires   

Ouvert tous les jours sauf lundi
Nocturne vendredi et samedi
vendredi : de 09h30 à 20h45
samedi : de 09h30 à 20h45
dimanche : de 09h30 à 17h15
mardi, mercredi et jeudi : de 09h30 à 17h15

Les Cloîtres, annexe du Musée consacrée à l'art médiéval, sont situés à Fort Tryon Park dans le nord de Manhattan. Ils sont ouverts du mardi au dimanche de 09h30 à 16h45, de novembre à février, et de 09h30 à 17h15, de mars à octobre.

Le Musée et les Cloitres sont fermés le 1er janvier, Thanksgiving Day et le 25 décembre.

Pour se rendre aux Cloîtres :
- autobus n° 4 sur Madison Avenue (Fort Tryon Park-The Cloisters)
- métro, ligne IND A, jusqu'à l'arrêt de la 190ème rue et Overlook Terrace et puis le bus n° 4 (Fort Tryon Park-The Cloisters).
- en voiture : Henry Hudson Parkway, direction nord, jusqu'à la première sortie après George Washington Bridge.
,


Tarifs :
Tarif d'entrée suggéré : pour les adultes 25 US $
Tarif réduit pour les étudiants : 12 US $ et les visiteurs de plus de 65 ans : 17 US $.
Entrée gratuite pour les Amis du Musée et les enfants de moins de 12 ans accompagnés d'un adulte.
Le billet permet de visiter aussi les Cloîtres le même jour.

Metropolitan Museum of Art : Guide de visite   
Le bureau d'accueil des visiteurs étrangers, situé dans le grand hall, propose des plans, brochures, visites guidées et renseignements. Les visites guidées (allemand, anglais, espagnol, français, italien et japonais) sont gratuites pour les particuliers sur présentation du billet d'entrée.
Audioguides : Ils sont disponibles en plusieurs langues. S'adresser au bureau des audioguides dans le grand hall, ou appeler le (212) 570-3821.
Personnes handicapées :
L'accès se fait à partir du garage au rez-de-chaussée, à l'angle de la Vème avenue et 81ème. Les informations sur l'accès et les plans sont disponibles au bureau d'accueil.
Enfants :
Les poussettes-cannes sont autorisées tous les jours sauf le dimanche, sauf indication contraire. Des sacs-kangourous sont disponibles au vestiaire du Centre Uris de la 81ème rue.
Sécurité :
Tous les paquets et parapluies doivent être déposés au vestiaire avant d'accéder aux salles (à éviter compte tenu des délais d'attente).
Prise de vues :
L'utilisation des caméras est interdite.
Cafétéria :
- vendredi et samedi : de 09h30 à 20h30
- dimanche et du mardi au jeudi : de 09h30 à 16h30

Restaurant :
- vendredi et samedi : de 11h30 à 22h00 (dernières réservations à 20h00)
dimanche et du mardi au jeudi : de 11h30 à 15h00
Pour réserver, appeler le (212) 570-3964
Metropolitan Museum of Art : Description   


Collections permanentes

Arts décoratifs américains
Le département des Arts décoratifs américains comprend plus de 12.000 exemples d'oeuvres d'Arts décoratifs américains, couvrant une période allant de la fin du XVIIème siècle au début du XXème siècle. Bien que le Met ait reçu, en 1909, sa première collection d'Arts décoratifs américains grâce à une donation de Margaret Olivia Slocum Sage, femme du financier Russell Sage, le département ne fut créé qu'en 1934. L'un des bijoux du département est sa collection de vitraux qui est sans doute la plus importante du monde, comprenant plusieurs pièces de Louis Comfort Tiffany. Le département est aussi célèbre pour ses vingt-cinq salles présentant chacune une pièce meublée, complète, par époque ou par créateur. On trouve aussi une collection notable d'argenterie exposant de nombreuses pièces de Paul Revere ou de Tiffany & Co..

Peinture et sculpture américaine
Depuis sa fondation, le Metropolitan Museum of Art a mis un point d'honneur à collectionner des oeuvres américaines. La première pièce entrée au Met fut une sculpture allégorique de Hiram Powers intitulée California, acquise en 1870, qui est toujours visible aujourd'hui dans les galeries du musée.

Au cours des décennies suivantes, la collection de peintures et de sculptures américaines s'agrandit jusqu'à comprendre 1.000 toiles, 600 sculptures et 2 600 dessins, couvrant toutes les époques, de l'ère coloniale jusqu'au début du vingtième siècle. Nombre des peintures les plus célèbres des États-Unis font partie de sa collection, comme le portrait de George Washington par Gilbert Stuart, le monumental Washington Crossing the Delaware d'Emanuel Leutze, ou les chefs-d'oeuvre de Winslow Homer, George Caleb Bingham, John Singer Sargent, James McNeill Whistler et Thomas Eakins.

De nos jours, la collection d'art américain repose sur deux conservatoires, celui des arts décoratifs américains, créé en 1934, et celui des peintures et sculptures américaines qui vit le jour quatorze ans plus tard. Tous deux sont abrités dans l'American Wing (aile américaine), qui ouvrit en 1924. L'aile fut agrandie de manière substantielle en 1980 pour y incorporer les galeries permanentes de peintures et de sculptures américaines, les Joan Whitney Payson Galleries, puis en 1988 par la construction du Henry R. Luce Center pour l'étude de l'art américain.

Antiquités du Proche-Orient
C'est vers la fin des années 1800 que le Met entreprend l'acquisition d'objets d'art antique du Proche-Orient. De quelques tablettes d'écriture cunéiforme et quelques sceaux, la collection du musée s'est étendue et comprend désormais des objets datant du début du néolithique jusqu'à la conquête arabe de l'empire des Sassanides en 651. On y trouve des oeuvres sumeriennes, hittites, sassanides, assyriennes, babyloniennes et élamites (parmi d'autres), ainsi qu'une collection unique d'objets de l'Âge du bronze. En octobre 1999, les galeries d'antiquités du Proche-Orient ont été réouvertes après dix-huit mois de travaux de rénovation et de remodelage de l'exposition grâce au soutien du fond Hagop Kevorkian. Les galeries sont organisées chronologiquement et géographiquement, les objets y sont placés dans un contexte qui éclaire leur signification dans l'Antiquité ainsi que leur connexions avec l'art des cultures voisines. Le point central de la nouvelle construction est la galerie d'art assyrien, Raymond et Beverly Sackler, qui recrée une salle d'audience du palais du nord-ouest du roi assyrien Assurnazirpal II à Kalkhu (situé de nos jours en Irak). Le monumental lammasu, ou gardien de pierre du palais est sans doute le point d'orgue de la collection.

Armes et armures
Le département des armes et armures est l'une des collections les plus populaires du musée. La "parade" des armures à cheval exposée au premier étage de la galerie est l'une des images les plus connues du Met. Le département se concentre sur les modèles d'apparat, joyaux d'habileté technique et d'ouvrages finement ciselés, du Haut Moyen Âge européen et de pièces japonaises du Ve au XIXème siècles. Cependant, ce ne sont pas les seules cultures représentées, la collection offre aussi des pièces d'autres époques et régions, comme celle de la période thinite en Égypte, de la Grèce antique, de l'Empire romain, de la période antique au Proche-Orient, de l'Afrique, de l'Océanie et des Amériques. Parmi cette collection de 15.000 objets, on compte des pièces ayant appartenu à des rois et des princes comme Henri II de France et Ferdinand Ier du Saint-Empire.

Le Met a reçu ses premiers exemplaires d'armes et armures en 1881. Grâce à un lot important provenant du Japon et une collection majeure européenne, toutes deux achetées en 1904, la collection du musée a bientôt acquis un renom international. Ce qui mena à l'établissement d'un département séparé en 1912.

Les galeries exposent également des armes américaines allant de l'ère coloniale jusqu'à la fin du XIXème siècle, des armes de diverses cultures islamiques, comprenant une très belle série d'armures des XVème et XVIème siècle d'Iran et d'Anatolie, ainsi que des armes serties de pierres précieuses des cours des empire ottoman et moghol.

Arts d'Afrique, Océanie et Amériques
Bien que le Met ait acquis un lot d'antiquités péruviennes en 1882, il n'entreprend une collecte systématique d'oeuvres africaines, océaniennes et américaines qu'en 1969, lorsque le businessman et philanthrope Nelson Rockefeller lui fait don de 3.000 pièces de sa collection.

Aujourd'hui, le musée est riche de plus de 11.000 oeuvres d'Afrique sub-saharienne, des îles du Pacifique et des Amériques qu'il expose sur près de 4.000 m² dans l'aile Rockefeller, située à son extrémité sud. Les collections s'échelonnent sur une période de 40.000 ans, dont des peintures aborigènes, un groupe de poteaux funéraires sculptés de cinq mètres de haut, réalisés par les Asmats de Nouvelle-Guinée, mais aussi des objets rares de la cour du Bénin. La gamme d'objets présentés dans ce département est l'un des plus vastes du musée et comprend des objets réalisés à partir de différent matériaux, du métal le plus précieux jusqu'à des épines de porc-épic.

La collection africaine couvre la vaste étendue géographique de l'Afrique sub-saharienne. Les oeuvres comprennent de très beaux ivoires afro-portugaises du XVème siècle, mais aussi des statuettes Fangs qui influencèrent des artistes du XXème siècle comme Jacob Epstein et André Derain. Alors que le bois est le principal moyen d'expression de ces artistes, on peut également admirer des objets en pierre, en terre cuite, en or, en argent et en ivoire ainsi que des textiles et des assemblages de perles.

La collection des antiques Amériques est principalement mexicaine et péruvienne, couvrant une période de 3 500 ans, depuis 2000 avant notre ère jusqu'à l'arrivée des européens à la fin du XVème siècle. Parmi ces objets précolombiens, on trouve aussi bien des céramiques Olmèques du Ier millénaire av. J.-C. que des boucles d'oreilles en mosaïques de couleurs, des peuples moches du Pérou (plus récentes d'un millier d'années) ou qu'une statue antillaise en bois du XVème siècle. Le Jan Mitchell Treasury d'art précolombien en or, qui fut ouvert dans la galerie sud-américaine en 1993, abrite l'une des expositions les plus complètes au monde en matière d'objets américains en or. Les autres matériaux présents dans la collection comprennent la pierre, le jade, les textiles et des oeuvres en plumes d'oiseaux.

Arts asiatiques
Le département Asie du Met est doté d'une très riche collection qui remonte à la fondation même du musée : nombre des philanthropes qui le dotèrent possédaient des oeuvres asiatiques. De nos jours, c'est toute une aile qui leur est consacrée, elle comprend plus de 60.000 pièces et couvre 4.000 ans d'histoire. Chaque civilisation asiatique y est représentée et les oeuvres exposées concernent chaque domaine artistique, de la peinture à l'imprimerie, en passant par la sculpture ou le travail des métaux. Le département est célèbre pour sa collection de calligraphies et de peintures chinoises, ainsi que pour ses oeuvres népalaises et tibétaines. Ce ne sont pas seulement des objets d'art ou rituels qui y sont exposés, mais aussi des objets du quotidien. On y trouve également un jardin de la dynastie Ming, sur le modèle de celui du Maître des filets de Suzhou.

Le département fut établi en 1915 sous le nom de département d'art d'Extrême-Orient, puis son nom fut changé en 1986 en département d'arts asiatiques. La réelle impulsion, pour créer une importante collection d'arts asiatiques, vint de Douglas Dillon qui fut nommé président du conseil d'administration du musée en 1970. Depuis cette année-là, qui coïncidait avec le centenaire du musée, le département s'est engagé sur la voie de l'expansion de son personnel, de sa collection et de sa surface d'exposition en suivant un plan très ambitieux. Ce processus culmina en 1998 avec l'achèvement d'une aile entière dévolue aux arts asiatiques, occupant quelques 5800 m².

Les galeries Charlotte C. Weber, rénovées en 1997 et consacrées aux antiquités chinoises, ouvrirent leurs portes en 1988 afin d'exposer les collections de bronzes et jades anciens, de céramiques et de travaux sur métaux de la période néolithique jusqu'à la dynastie Tang.

L'institut du vêtement
En 1946, le Museum of Costume Art (musée des arts du vêtement) rejoint le Met et devient son département de l'institut du vêtement. Aujourd'hui, sa collection comprend plus de 80.000 habits et accessoires. À cause de la nature fragile de ces objets, l'institut ne présente pas d'exposition permanente de sa collection. Par contre, chaque année il organise deux présentations de ses trésors dans les galeries du Met, chacune se concentrant sur un thème ou un créateur en particulier. Par le passé, l'institut a présenté de grands couturiers comme Chanel et Gianni Versace qui ont attiré la foule. L'institut organise chaque année un grand gala de bienfaisance, parrainé par la rédactrice en chef de Vogue, Anna Wintour, qui est un véritable événement pour le monde de la mode. En 2007, le prix des 700 tickets d'entrée débutait à 6 500 $.

Le Museum of Costume Art était une entité indépendante fondée en 1937. Dirigé par la fondatrice de Neighborhood Playhouse, Irene Lewisohn, le musée avait bénéficié de dons d'Irene et de sa soeur Alice Lewisohn Crowley, ainsi que des décorateurs de théâtre Aline Bernstein et Lee Simonson, parmi d'autres. En 1946, grâce au soutien financier de l'industrie de la mode, le Museum of Costume Art fut acheté par le Met et en devint un département en 1959. La célèbre rédactrice du monde de la mode, Diana Vreeland (1903-1989), fut consultante de 1972 jusqu'à sa mort en 1989. Elle réalisa une suite d'expositions spectaculaires dont "Le Monde de Balenciaga" (1973), "Hollywood Design" (1974), "La Gloire du Costume Russe" (1976) ou encore "Vanity Fair" (1977) qui galvanisèrent le public et firent du département un standard international.

Dessins et gravures
Bien que d'autres départements possèdent un nombre important de dessins et de gravures, celui-ci se concentre sur les oeuvres nord-américaines et de l'Europe de l'Ouest produites après le Moyen Âge. Actuellement, on y compte plus de 11.000 dessins, 1,5 million de gravures et 12.000 livres illustrés. La collection s'est considérablement enrichie depuis le premier legs de 670 dessins fait par Cornelius Vanderbilt (1794-1877) en 1880. Les grands maîtres de la peinture européenne, qui produisirent plus de croquis et de dessins que de véritables peintures, y sont fort bien représentés. Le département offre des oeuvres majeures de Michel-Ange, Léonard de Vinci et Rembrandt, ainsi que des gravures et eaux-fortes de Van Dyck, Dürer et Degas parmi d'autres. Le département des gravures fut établi en 1916 et, sous la direction de son premier conservateur, William M. Ivins Jr., se développa rapidement pour devenir une référence encyclopédique internationale dans le domaine des images imprimées. Ivins attira de nombreuses donations et legs au musée : des gravures de Dürer de Junius Spencer Morgan, des xylographies et des croquis tardifs de Rembrandt de Felix M. Warburg et sa famille, ainsi que des gravures de Rembrandt, van Dyck, Degas et Cassatt de la collection H. O. Havemeyer. La collection continua de s'agrandir sous la direction des conservateurs suivants : A. Hyatt Mayor, John McKendry, et Colta Ives. Il s'étend maintenant également à l'époque contemporaine, avec des oeuvres de Jasper Johns, Robert Rauschenberg et d'autres.

Antiquités égyptiennes
Bien que la dotation originelle du département des antiquités égyptiennes proviennent de collections privées, les objets découverts lors des fouilles entreprises par les chercheurs du musée, entre 1906 et 1941, constituent plus de la moitié de la collection actuelle. Plus de 36.000 pièces d'art égyptien allant du paléolithique à l'époque romaine composent la collection égyptienne du Met. La plupart d'entre elles sont visibles dans l'immense aile du musée qui abrite quarante galeries égyptiennes.

Les expéditions égyptiennes comportent quatorze périodes de fouilles à Licht. Le site comprend la pyramide d'Amenemhat Ier, qui inaugure une dynastie qui restera l'une des plus prestigieuses de l'histoire égyptienne, et celle de son fils, la pyramide de Sésostris Ier. Les premières fouilles furent dirigées par le fameux égyptologue américain Albert M. Lythgoe, premier conservateur du département d'antiquités égyptiennes, assisté d'Ambrose Lansing et Arthur C. Mace. On retrouvait également à Licht un jeune égyptologue, Herbert E. Winlock, qui commencait tout juste sa carrière. C'est alors qu'il travaillait avec Mace dans la tombe de Senebtisi que Winlock développa la méthodologie de fouilles archéologiques qui fera sa renommée d'égyptologue.

Parmi les pièces de grande valeur de la collection égyptienne, on compte une série de 24 miniatures en bois, découvertes dans la tombe de Méketrê, chancelier de Mentouhotep II (XIe dynastie), à Deir el-Bahari en 1920. Elles dépeignent avec des détails stupéfiants la vie égyptienne au début de la période du Moyen Empire : bateaux, jardins et scènes de la vie de tous les jours.

Cependant, la pièce majeure et la plus populaire du département est sans nul doute le temple de Dendour. Ce temple fut démantelé par le gouvernement égyptien pour le sauver de la montée des eaux, lors de la construction du barrage d'Assouan, puis offert aux États-Unis en 1965. Il est réassemblé au Met, dans l'aile Sackler en 1978. Il se trouve dans cette salle immense entourée d'un bassin et éclairée par une gigantesque baie vitrée donnant sur Central Park.

Peinture européenne
Le Metropolitan possède l'une des plus belles collections de peinture européenne au monde. Bien que la collection ne compte que 2 500 pièces, elle comprend des oeuvres immédiatement reconnaissables. C'est dans ce département que s'est toujours fait le gros des acquisitions du musée, se concentrant principalement sur les grands maîtres de la peinture européenne du XIXème siècle en particulier français, italiens et hollandais. Nombre de grands artistes y sont présentés de manière exhaustive et le Met possède par exemple 37 toiles de Monet, 21 huiles de Cezanne, 18 oeuvres de Rembrandt ou encore cinq peintures de Vermeer.

Les autres éléments essentiels de la collection comprennent Les Moissonneurs de Bruegel l'Ancien, La Diseuse de bonne aventure de Georges de La Tour, La Mort de Socrate de Jacques-Louis David et l'Autoportrait avec le chapeau de paille de Van Gogh.

En 1870, lors de la fondation du Met, une campagne de récolte de fonds fut lancée dans le but d'acquérir des oeuvres. L'année suivante, les administrateurs votèrent un crédit de 116 180 27 $ pour l'acquisition de 174 peintures, pour la plupart hollandaises et flamandes du XVIIème siècle. Un département de peinture fut créé en 1886 pour prendre en charge ces peintures et d'autres, les gravures et les dessins du musée, sans se préoccuper de leur époque ni de leur origine. Au fur et à mesure de la croissance de la collection, d'autres départements se formèrent qui prirent en charge différents éléments de la collection. En 1950, la collection ne comptant plus que des oeuvres européennes, le département fut renommé en conséquence. Ses conservateurs continuèrent également d'acquérir des dessins jusqu'à ce qu'un département y soit consacré en 1960.

Lors de ces dernières décennies, le Met a mis sur pied une politique de désinvestissement de ses oeuvres "mineures" afin de pouvoir acquérir des "pièces majeures". Bien que cette politique soit sujette à controverse, elle a permis l'acquisition de chefs-d'oeuvre, à commencer par le Juan de Pareja de Velázquez en 1971 ou encore, plus récemment, La Vierge à l'Enfant de Duccio qui coûta 45 millions de $ au musée. La peinture ne faisant que 23 centimètres sur 15 est cependant nommée la "Mona Lisa" du Met.

Sculptures et arts décoratifs européens
Bien que la peinture européenne possède son propre département, les autres arts décoratifs de ce continent sont également bien représentés au Met. Il s'agit de l'un des plus grands départements du musée avec plus de 50.000 pièces du XVe au XXème siècle. Si la collection se concentre principalement sur la sculpture de la Renaissance, elle comprend également des meubles, des bijoux, des verreries, des céramiques, des tapisseries, des textiles, de l'horlogerie et des instruments mathématiques.

Les visiteurs peuvent également admirer des pièces meublées de différentes époques, reconstituées dans les galeries du Met. La collection comprend par exemple le patio du XVIème siècle du château espagnol de Vélez-Blanco ; une pièce d'un château suisse du XVIIème siècle, ou encore la devanture d'une boutique parisienne du XVIIIème siècle. Les sculptures majeures du département comprennent une Bacchanale de Bernini, l'Héraklès archer de Bourdelle, un plâtre des Bourgeois de Calais de Rodin, et quelques pièces uniques de Houdon, parmi lesquelles le Buste de Voltaire et le fameux portrait de sa fille Sabine.

Le département, créé en 1907 sous la présidence de John Pierpont Morgan, était alors un dépôt d'oeuvres sans distinction d'époque ou d'origine. Trente-cinq années d'acquisitions en avait déjà fait une collection importante. Alors que le rythme des acquisitions augmentait au cours des décennies, il y eut plusieurs partitions et consolidations autour de ces objets au sein du département. La définition des buts du département fut établie en 1935 et c'est en 1978 qu'il reçut son appellation actuelle.

Antiquités grecques, étrusques et romaines
La collection est composée de plus de 35.000 oeuvres remontant au néolithique jusqu'à la conversion au christianisme de l'empereur romain Constantin en 312. La collection gréco-romaine remonte à la fondation du musée. Sa première acquisition fut un sarcophage romain provenant de Tarse, don de 1870, qui est toujours exposé.

Bien que la collection se concentre naturellement sur la Grèce antique et l'Empire romain, ces régions historiques représentent un large éventail de cultures et de styles artistiques. Les objets présentés vont de la petite pierre semi-précieuse gravée à la statue et reflète l'ensemble des matériaux sur lesquels travaillaient les artistes d'alors : marbre, calcaire, terre cuite, bronze, or, argent et verre, mais aussi l'ivoire, les os, le fer, le plomb, l'ambre et bien sûr le bois.

On compte des oeuvres antérieures à la fondation des empires grec et romain, comme par exemple des sculptures des Cyclades ou le seul et unique Char étrusque datant du second quart du VIème siècle av. J.-C. et découvert dans une tombe à Montelone. Le visiteur peut aussi admirer de grandes peintures murales classiques ou des bas-reliefs de différentes périodes, ainsi qu'une chambre reconstituée d'une noble villa de Boscoreale, mise à jour après son ensevelissement lors de l'éruption du Vésuve en 79.

Parmi les premiers directeurs du musée, on compta plusieurs archéologues classiques, comme Luigi Palma di Cesnola et Edward Robinson. Après 1905, le musée se lança dans une politique accrue d'acquisition dans ce domaine, grâce au Fond Rogers, créé en 1901 par un legs de Jacob S. Rogers, un industriel des chemins de fer. De plus, le droit du partage étant toujours en vigueur, il permettait au musée de partager, avec les musées locaux, les découvertes faites sur les fouilles qu'il organisait autour de la Méditerranée, comme à Sardes. Malgré ces nombreuses acquisitions dans ce domaine et l'importante collection qui était déjà en sa possession, le musée ne créa le département qu'en 1909 et il ne fut baptisé de son nom actuel qu'en 1925.

En 2007, le département s'est agrandi de quelques 6.000 m² afin de permettre l'exposition permanente de la presque totalité de la collection.

Art de l'Islam
La collection d'art islamique n'est pas strictement confinée à l'art religieux, bien que de nombreux objets exposés furent créés à l'origine pour le culte ou comme éléments décoratifs de mosquées. On y trouve des objets séculiers, comprenant céramiques et textiles du monde arabo-musulman, allant de l'Espagne à l'Asie centrale, en passant par l'Afrique du Nord.

Les miniatures d'Iran et de l'Empire moghol constituent les éléments essentiels de la collection. La calligraphie, aussi bien religieuse que profane, y est bien représentée, depuis les décrets officiels de Soliman le Magnifique jusqu'à de nombreux corans reflétant différentes périodes et styles de calligraphie. On peut aussi admirer des intérieurs reconstitués, comme la Chambre Nur Al-Din provenant d'une maison de Damas du XVIIIème siècle.

Le département est en cours d'agrandissement et restera fermé jusqu'en 2010. Cependant, quelques objets sont visibles grâce à une exposition temporaire située sur le balcon sud, surplombant le hall principal. La collection est également visible sur le site internet du musée. Bien que quelques cachets et bijoux de pays musulmans aient été acquis dès 1874, ainsi que quelques textiles turcs en 1879, le Met ne reçut son premier lot important d'objets islamiques qu'en 1891, grâce à un legs d'Edward C. Moore. Depuis lors, la collection s'est agrandie par des dons, des legs, des achats et par les fouilles organisées par le musée à Nishapur en Iran, entre 1935 et 1939, puis en 1947. Jusqu'en 1932, lorsque le département d'art du Proche-Orient fut constitué, tous ces objets étaient exposés par le département des arts décoratifs. Vers 1963, la quantité d'objets s'était accrue au point qu'il fût nécessaire de créer une division entre les pièces proche-orientales et islamiques de la collection. En 1975, les galeries d'art de l'Islam furent déplacées et totalement rénovées. Aujourd'hui, près de 10.000 pièces sont présentées sur environ 4.000 m².

Collection Robert Lehman
Après le décès du banquier Robert Lehman en 1969, sa fondation fit don de 3.000 oeuvres au musée, abritées aujourd'hui dans l'aile Robert Lehman. Le Met affirme que la collection est "l'une des plus extraordinaires collections privées jamais assemblée aux États-Unis".

Pour mettre en valeur la nature personnelle de la collection Lehman, le Met l'expose dans des galeries évoquant l'intérieur richement décoré de l'hôtel particulier de Lehman. La création d'un "musée dans le musée" a reçu critiques et approbations à l'époque, même si l'acquisition de la collection par le Metropolitan a été unanimement saluée.

Contrairement aux autres départements, la collection Lehman ne se concentre pas sur un style ou une période déterminés. Elle reflète plutôt les goûts et intérêts personnels de son défunt propriétaire. Le collectionneur s'était largement concentré sur la peinture de la Renaissance italienne et en particulier l'école siennoise. Parmi les peintures, on compte des chefs-d'oeuvre de Botticelli et Domenico Veneziano, ainsi que de nombreuses toiles de peintres espagnols comme El Greco ou Goya. La collection de dessins des grands maîtres, comprenant des oeuvres de Rembrandt ou de Dürer, est particulièrement importante par sa quantité et sa qualité. Le musée a documenté cette immense collection par un ouvrage en plusieurs volumes, publié sous le titre de Robert H. Lehman Collection : catalogues of the drawings (OCLC 80785870).

Les bibliothèques
La Thomas J. Watson Library, du nom de son fondateur, est la principale bibliothèque du Met. Elle regroupe des livres d'histoire de l'art, comprenant des catalogues de vente et d'exposition, dans le but de mettre en valeur les collections permanentes du musée. Plusieurs départements du Met ont leur propre bibliothèque spécialisée relative à leurs domaines propres. La Watson Library et les bibliothèques des départements conservent également des ouvrages anciens et importants qui sont eux-mêmes des oeuvres d'art. Parmi lesquels on peut citer les livres de Dürer et Athanasius Kircher, ainsi que les éditions de la revue surréaliste VVV et une copie de La Description de l'Égypte ... commandée en 1803 par Napoléon Bonaparte et considérée comme l'une des plus grandes publications françaises.

Quelques bibliothèques sont ouvertes au public sans rendez-vous. Le Library and Teacher Resource Center, Ruth and Harold Uris Center for Education (Bibliothèque et centre de ressources pour enseignants du Centre pour l'éducation Rut et Harold Uris) est ouvert aux visiteurs de tout âge désireux d'étudier l'art et l'histoire de l'art ainsi que de mieux connaître le musée, ses expositions et collections permanentes. La Robert Goldwater Library du département des arts africains, d'Océanie et des Amériques présente des documents sur ces sujets. Elle est ouverte aux chercheurs adultes et aux étudiants. La plupart des autres bibliothèques sont réservées au personnel du musée ou ne sont ouvertes au public que sur rendez-vous.

Art médiéval
La collection d'art médiéval consiste en une très large gamme d'objets d'art occidentaux allant du IVe au XVIème siècles, ainsi que d'art byzantin et d'antiquités pré-médiévales européennes ne faisant pas partie des collections gréco-romaines. Comme la collection islamique, la collection médiévale est composée d'objets laïques et religieux. Au total, le département compte plus de 11.000 oeuvres.

À cause de son ampleur, elle est la seule collection du musée à être exposée dans deux endroits : le bâtiment principal sur la Cinquième Avenue et The Cloisters. Les deux emplacements sont gérés par le même département.

Bâtiment principal
Située au premier étage, la galerie médiévale contient environ 6.000 objets. Bien que de nombreuses pièces européennes y soient exposées, la plus grande partie d'entre elles se trouvent au musée des Cloîtres (The Cloisters), au nord de Manhattan. Cela permet au Met d'exposer, côte à côte, des pièces d'art européennes et byzantines. La galerie principale abrite de nombreuses tapisseries et statues religieuses et funéraires, alors que les galeries secondaires présentent des oeuvres plus petites en métaux précieux et en ivoire, y compris des reliquaires et des objets séculiers. La galerie principale avec son haut plafond voûté a aussi un autre usage : il est le site du traditionnel arbre de Noël du Met.

Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Metropolitan_Museum_of_Art
Texte soumis à la licence GNU : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
Metropolitan Museum of Art : Histoire   
Le MET, fondé le 13 avril 1870 par des membres de l'Union League Club de New York, s'installera provisoirement dans l'académie de danse de Dodsworth au n° 681 de la Vème avenue. Il ouvrira ses portes en 1872, avant d'être transféré à son emplacement actuel en 1880.

Le musée prendra alors possession d'un bâtiment en briques rouges de style néogothique dessiné par Jacob Wrey Mould et Calvert Vaux (l'un des concepteurs de Central Park), construit sur un terrain appartenant à la ville. L'aile Sud-Ouest sera construite en 1888. La façade monumentale inachevée de style Beaux-Arts en calcaire gris de l'Indiana, qui surplombe aujourd'hui la Vème avenue, date de 1912. Elle a été dessinée par Richard Morris Hunt. Les ailes Sud et Nord, dessinées par Mc Kim, Mead & White, seront respectivement construites en 1911 et 1913. La bibliothèque Thomas J. Watson, confiée aux architectes Brown, Lawford et Forbes, sera inaugurée en 1965.

Le musée engagera de nouveaux travaux d'agrandissement et de modernisation à partir de 1970, pour accueillir d'importantes donations et le temple de Dendour offert la l'Egypte après la construction du barrage Nasser. Verront ainsi le jour les ailes Robert Lehman en 1975, Sackler en 1978, américaine en 1980, Michael C. Rockefeller en 1982, Lila Acheson Wallace en 1987 et Henry R. Kravis en 1991.

Depuis 1977, le MET est dirigé par Philippe de Montebello (né en 1936). Ce Français né à Paris, descendant de Jean Lannes duc de Montebello, suivit sa famille aux États-Unis en 1951 où ils furent naturalisés américains en 1955. Il fréquenta le lycée français de New York où il obtint son baccalauréat en 1958. Montebello étudia ensuite l'histoire de l'art à Harvard puis prépara un doctorat à l'Institut des Beaux-Arts de l'université de New York. Il interrompit ses recherches en 1963 pour rejoindre le Met comme assistant conservateur du département de peintures européennes. En 1969, il fut nommé directeur du musée des beaux-arts de Houston, poste qu'il occupa jusqu'en 1974. Il retourna alors au Met comme vice-directeur, puis fut nommé directeur en 1977. Sous sa direction, le musée doubla sa superficie, les galeries européennes du XIXe siècle furent remodelées en profondeur, des galeries hautes furent créées afin de mettre en valeur des toiles monumentales comme celles de Giovanni Battista Tiepolo. Il fut néanmoins critiqué pour son conservatisme vis-à-vis de l'art moderne et contemporain.
Metropolitan Museum of Art : Plus de photos   
Oeuvre(s) associée(s)   
Article(s) en relation   
Le département d'art égyptien du Metropolitan Museum
Le département de l'Art égyptien, inauguré en 1906, expose les collections rassemblées depuis 1874.
Styles de l'architecture new-yorkaise
Le patrimoine architectural de New York est riche en contraste. Il témoigne de presque quatre siècles d'une histoire qui a vu naître la ville la plus puissante de la planète ainsi que de la faculté d'adaptation d'une population toujours avide de progrès.
Metropolitan Museum of Art
a
b
d
f
Niveau bas