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France > Paris IVème > Ile de la Cité
Ile de la Cité


Ile de la Cité
Paris IVème (France)

Métro : Châtelet , Saint-Michel
Avec l'île Saint-Louis, l'île de la Cité est le vrai coeur de Paris. Toutes deux composent une atmosphère unique, un paysage d'une beauté et d'une harmonie parfaites. L'île de la Cité attire les touristes du monde entier qui voient en elle la quintessence de Paris. Car c'est avant tout un ensemble architectural exceptionnel, réunissant sur le même site les deux joyaux de l'art médiéval français : la Sainte Chapelle et Notre-Dame.
   Ile de la Cité : Visite virtuelle   16 sections et 11 éléments
Ile de la Cité : Marché(s) (1)


Le marché aux fleurs (1)

1808
Le marché aux Fleurs de l'Ile de la Cité, qui déborde sur le quai, est le dernier encore en activité à Paris. Il occupe la place Louis-Lépine, préfet parisien qui laissera son nom au célèbre concours des inventeurs de la Foire de Paris. Le marché, ouvert tous les jours de 8h00 à 19h00, laisse la place le dimanche au marché aux Oiseaux.
Ile de la Cité : Monument(s) et édifice(s) public(s) (3)




Ile de la Cité : Parc(s) et jardin(s) (2)



Ile de la Cité : Rues, avenues ... (9)


Boulevard du Palais

Longeant le Palais de Justice, la Sainte-Chapelle et la Conciergerie, cette ancienne partie du boulevard de Sébastopol traverse l'Ile de la Cité entre les ponts Saint-Michel et au Change. Elle prend naissance à la jonction des quais de la Corse et de l'Horloge pour finir à l'angle des quais du Marché Neuf, et des Orfèvres.






Rue de Lutèce
1787
Un arrêt du Conseil du Roi du 3 juin 1787 ordonnera la création d'une place devant le Palais de Justice et d'une rue de 42 pieds de largeur conduisant à la rue de la Juiverie (tronçon de l'actuelle rue de la Cité). Cette nouvelle voie remplacera la l'ancienne rue de la Vieille Draperie dont l'origine remontait au XIIème siècle.


Ile de la Cité : Transports (1)


Métro Cité

Stations de métro - 1905
Les accès en forme de puits des stations Saint-Michel et Cité, reliées par un tunnel conçu comme un pipeline qui traverse la Seine à 15 mètres en dessous de son lit, permettent de descendre à 20 mètres de profondeur. Ils renferment un escalier métallique et un ascenseur.
Ile de la Cité : Histoire   
L'île de la Cité, c'est aussi le berceau de Paris. Vers 200 avant Jésus-Christ, alors que les grandes cités d'orient, d'Alexandrie à Babylone, incarnent depuis des millénaires la pointe de la civilisation, des pêcheurs gaulois de la peuplade des Parisii plantent leurs huttes sur la plus vaste des îles de la Seine. Fertile et riche en gibiers et en poissons, permettant de relier facilement les deux rives du fleuve, l'île se transformera vite en village, puis en ville : c'est la naissance de Lutèce. Conquise en 52 de notre ère par les légions romaines de Labienus, la ville est réputée pour ses activités de batellerie. La nef qui demeure aujourd'hui encore le symbole de Paris, figure à la fois la forme physique de l'île, dont l'extrémité ouest évoque la proue d'un navire, et l'activité de ses premiers habitants.

C'est en 360, sous la monarchie mérovingienne, que Lutèce prendra le nom de Paris. En 451, Attila passera le Rhin avec ses 700 000 Huns, et foncera sur Paris, dont la population, terrifiée, commence à prendre la fuite. Geneviève implorera Dieu d'épargner la ville. Elle sera entendue. Arrivés aux abords des remparts, les barbares, sans que l'on sache pourquoi, feront demi tour et prendront la route d'Orléans.

En 506, Clovis fera de Paris sa capitale. C'est à cette époque que l'on donne à l'île, sur laquelle est concentré l'essentiel de la ville, le nom de Cité. Jusqu'au Xème siècle, l'île fortifiée devra faire face aux multiples et désastreuses invasions normandes, dont le souvenir sera perpétué jusqu'au XVIème siècle, dans les églises parisiennes, par la prière : « Dieu, libère-nous de la fureur des Normands »...

L'île de la Cité débordera de vie pendant tout le Moyen-Age, dans tous les sens du terme : la population croissante s'installera de plus en plus sur les rives de la Seine. D'un point de vue politique, spirituel et culturel, l'île deviendra un centre d'attraction pour l'Europe. Le pouvoir royal et le pouvoir judiciaire, alors indissociables, coexisteront dans le même palais, qui sera agrandi et embelli par Philippe le Bel. Saint Louis ordonnera la construction de la Sainte Chapelle. Notre Dame naîtra peu à peu. Des écoles de poésie (c'est à cet endroit et à cette époque que sera inventé l'alexandrin) et de philosophie ouvriront leurs portes.

Il faudra attendre la fin du XVIème siècle, sous Henri III, pour voir aménager la pointe ouest de l'île, actuelle place Dauphine, composée jusque là de marécages. C'est en ce lieu que Philippe le Bel avait fait brûler Jacques de Molay, grand maître des Templiers. Henri IV y fera construire, en 1607, la deuxième place royale après la place des Vosges, la superbe place Dauphine, baptisée ainsi en l'honneur du futur Louis XIII. L'endroit deviendra rapidement l'un des lieux les plus animés de la capitale. De forme triangulaire, la place Dauphine sera entourée de trente-deux maisons semblables, en brique et pierre blanche.

L'île de la Cité, malgré sa longue histoire, nous apparaît principalement aujourd'hui avec le visage que lui donnera le XIXème siècle. Le dédale de rues étroites, qui enserraient Notre-Dame et le Palais de Justice, sera détruit par les travaux d'Haussmann et remplacé par de larges voies ouvrant l'île à la circulation. Toutefois, on peut encore ressentir la poésie d'antan en parcourant le marché aux fleurs et aux oiseaux, en contemplant la place Dauphine ou en s'asseyant sur un banc du square du Vert-Galant.

Par jour de beau temps, on peut aussi aller bronzer au square de l'Ile de France, derrière Notre-Dame, qui offre une belle vue sur l'île Saint-Louis. A l'origine îlot séparé appelé "la Motte aux papelards" à la fin du XIIIème siècle, qui servira de réceptacle aux gravats et déchets accumulés pendant la construction de la cathédrale, ce square abrite le mémorial des martyrs de la Déportation. Deux cents mille pointes de cristal évoquent autant de personnes assassinées dans les camps.
Oeuvre(s) associée(s)   
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