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Bastille-République-Bercy


Bastille-République-Bercy
Paris (France)

Métro : Bastille, République
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En relation avec : La République

Site en relation :
Pont de Bercy, Rue de la Bastille


Bastille-République-Bercy : Description   
Place de la République
Appelée jusqu'en 1879 place du Château d'Eau, la place de la République est une place située à la limite des 3e, 10e et 11e arrondissements de Paris. Elle correspond au bastion de la porte du Temple, dans l'enceinte de Charles V qui date du XIVe siècle. Ornée en 1811 d'une fontaine dite du Château-d'Eau, dessinée par Girard, elle prit sa physionomie actuelle sous le Second Empire, avec le percement du boulevard de Magenta, de celui des Amandiers (devenu avenue de la République) et du boulevard du Prince-Eugène, aujourd'hui dédié à Voltaire. Une grande partie des théâtres du boulevard du Temple furent alors rasés. Notamment le Théâtre-Historique ou Théâtre-Lyrique fondé par Alexandre Dumas le 20 février 1847 et disparu le 20 décembre 1850.

La caserne du Prince-Eugène, plus tard nommée caserne du Château d'Eau, puis caserne Jean Vérines, fut érigée par Degrove, en 1854, en remplacement de l'ancien Wauxhall d'été et du diorama où Daguerre, l'un des inventeurs de la photographie, donnait ses représentations de quinze minutes. Prévue à l'origine pour 3 200 hommes, elle accueille depuis 1947 la Garde Républicaine.

En 1866, Gabriel Davioud, architecte de la Ville de Paris, construisit sur tout le côté nord de la place les Magasins réunis. Il dressa aussi en 1867 une seconde fontaine, ornée de lions de bronze, celle de Girard ayant été jugée insuffisante et remontée au marché de la Villette.

La place est illuminée par des réverbères richement décorés, marqués des initiales de la République française.

Le monument à la République
En 1879, le concours organisé pour l'installation d'un grand monument consacré à la République de nouveau proclamée fut remporté par les frères Morice : Léopold pour la statuaire et Charles pour le soubassement. Deux cérémonies d'inauguration eurent lieu, le 14 juillet 1880 avec le modèle en plâtre, le 14 juillet 1883 avec la version définitive en bronze. Le monument est constitué d'une statue colossale de Marianne en bronze de 9,50 m de haut1 sur un soubassement en pierre de 15 m de haut1 où sont assises des allégories de Liberté, Égalité et Fraternité. La fontaine du Château d'eau de Davioud a quant à elle été réinstallée en 1880 place Félix-Éboué, dans le 12e arrondissement. Le sculpteur Jules Dalou, qui concourait en 1879 et dont le projet ne fut pas retenu pour la place de la République, obtint cependant une commande pour son "Triomphe de la République" qui sera installé place de la Nation. La Liberté

Quartier de Bercy
Le quartier de Bercy est le 47e quartier administratif de Paris situé dans le 12e arrondissement. Située le long de la Seine, cette zone de Paris est l'une des plus anciennement peuplées. Quartier populaire où historiquement arrivaient les marchandises en amont de la Seine, notamment le vin de Bourgogne et le bois du Morvan, il a été profondément restructuré à partir du début des années 1980 avec la construction du palais omnisports de Paris-Bercy (1984), puis du Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie (1990).

C'est dans ce quartier qu'ont été mis au jour les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine sur le territoire de Paris. Des fouilles dans le quartier de Bercy ont permis la découverte des vestiges d'un village de la période chasséenne (entre 4 000 et 3 800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, révélant un matériel archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

Bercy était connu à l'époque de Louis le Gros.

Puis, c'est au XIIe siècle qu'apparaît pour la première fois le nom de Bercy ou Bercix dans des actes de propriété. Le domaine appartient un temps à la famille de Montmorency avant de passer aux mains des Malons qui font aménager par Le Vau au XVIIe siècle le manoir fortifié pour en faire un magnifique château. Dans le même temps, la noblesse et la bourgeoisie font construire des maisons de plaisance le long de la Seine.

Au XIXe siècle, la commune de Bercy (jusque-là indépendante) est dissoute et son territoire partagé entre les villes de Paris et Charenton (en 1860). Le domaine est alors progressivement démantelé pour permettre la construction du chemin de fer Paris-Lyon, l'agrandissement du bois de Vincennes et surtout la restructuration des entrepôts de vin par Viollet-le-Duc. Ces derniers installés dès le XVIIIe siècle à l'extérieur de la barrière d'octroi de la Rapée, ils sont alors en plein essor. Les tonneaux à destination de la capitale arrivent par bateaux sur la Seine et sont débarqués et entreposés dans les chais de Bercy. Cette activité restera florissante jusqu'au milieu du XXe siècle.

À la fin du XXe siècle, la restructuration et la rénovation du quartier sonneront le glas des entrepôts mais leur souvenir perdure dans le parc qui les a remplacés et jusque dans le nom de la station de métro qui le dessert : Cour Saint-Émilion. Leur architecture, qui faisait l'identité du quartier, a également inspiré la création d'une zone commerciale et de loisirs, Bercy Village, avec ses boutiques et ses terrasses. A l'Est de cette zone a été aménagé un quartier d'affaires organisé autour de la place des vins de France.

Le quartier, entièrement réhabilité à partir des années 80, abrite essentiellement des constructions modernes :

- le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, désigné également par métonymie Bercy.
- le palais omnisports de Paris-Bercy
- la gare autotrain de Bercy
- le parc de Bercy sur l'emplacement des anciens chais
- la nouvelle Cinémathèque française de Bercy (au 51, rue de Bercy)
- l'immeuble Lumière (anciennement immeuble Zeus), plus grand bâtiment privé de Paris
- le Musée des Arts forains
- le cinéma multiplexe UGC Ciné Cité Bercy (au 2, cour Saint-Émilion)
- Bercy Village

Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_de_Bercy
http://fr.wikipedia.org/wiki/Place_de_la_R%C3%A9publique_%28Paris%29
Texte soumis à la licence GNU : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
Bastille-République-Bercy : Histoire   
Bastille
La construction du château de la Bastille, décidée au XIVème siècle pour défendre la partie orientale de Paris contre les Anglais, débuta entre les années 1367 et 1371. C'est sur les plans du prévôt Hugues Aubriot que cette dernière fut construite. La main d'oeuvre se faisant cruellement sentir, Aubriot envoya les archers "recruter" tous les oisifs de la capitale pour les enrôler de force sur le chantier. Devant le mécontentement, Aubriot fut disgracié et devint le premier prisonnier de son bâtiment.

Le château était composé de huit tours dont les murs avaient six pieds d'épaisseur un pied étant égal à 33 cm. Elles étaient reliées entre elles par des murs de neuf pieds d'épaisseur. Un large fossé, que l'eau de la Seine remplissait en hiver, entourait la forteresse.

Cette forteresse était située légèrement à l'est de la place actuelle, un pavage spécial à l'angle du boulevard Henri IV, des rues St Antoine et Jacques Coeur indique l'emplacement de certaines des tours.

On retrouve le même marquage dans la station de la ligne 5 ainsi que quelques pierres d'un ancien bastion encastrées dans le mur de la station. Au 5 place de la Bastille se trouve une plaque sur laquelle est gravé le plan exact du château.

Ce n'est qu'à partir du XVIIème siècle sous Richelieu que la Bastille devint prison d'état. L'internement se faisait par lettres de cachet sur ordre du Roi et non par jugement. On enfermait les criminels d'Etat, traîtres ou espions, les écrivains qui déplaisaient au Pouvoir, des fils de famille débauchés. Des aristocrates tels que le marquis de Sade, qui en sortit peu de temps avant le 14 juillet 1789. Voltaire, accusé d'avoir écrit un pamphlet contre les filles du Roi est y séjournera près d'un an, en 1717. A sa sortie il reçu du Régent une pension de mille écus qui lui donna l'occasion de faire un bon mot : "Je remercie Votre Altesse Royale de ce qu'elle veut bien se charger de ma nourriture, mais je la prie de ne plus se charger de mon logement".

Autre prisonnier célèbre Henri Masers dit de Latude (1725-1805), connu surtout pour ses très nombreux pamphlets. Il y a passé 28 ans de sa vie pour avoir tenté de faire chanter la marquise de Pompadour, lui avoir envoyé un colis explosif. Il se plaignait que la poularde servie à la Bastille n'était pas assez truffée ou exigeait des robes de chambre doublées de fourrure !

Le plus célèbre fut le mystérieux masque de fer. Qui était-il ? Un frère jumeau de Louis XIV comme l'affirmait Voltaire, le comte Mattioli, le prêtre Eustache Dauger ou l'ancien page du Roi Eustache de Cavoye ... On possède deux extraits du journal de Dujonca, major de la Bastille sur lequel on peut lire : "Du jeudi 18 septembre 1698, à trois heures de l'après-midi, Monsieur de Saint-Mars, gouverneur de la Bastille, venant de son gouvernement des îles Sainte-Marguerite, à amené avec lui dans sa litière un prisonnier qu'il avait à Pignerol, lequel est toujours masqué et dont le nom ne se dit pas".

Cinq ans plus tard : "Du lundi 19 novembre 1703, le prisonnier inconnu, toujours masqué d'un velours noir qu'il gardait depuis longtemps, s'est trouvé un peu mal hier en sortant de la messe. Il est mort aujourd'hui sur les dix heures du soir, sans avoir eu une grande maladie".

D'une façon générale, les prisonniers étaient bien traités, ils pouvaient faire venir leurs meubles, donner des dîners ... Certains prisonniers pouvaient même aller se promener en ville à condition de réintégrer leur prison le soir ! Les repas servis étaient parfois somptueux, et coûtaient très cher à l'Etat, c'est pourquoi Necker projetait de fermer la Bastille.

En 1788 le lieutenant du Roi, du Pujet préconisait la fermeture de la forteresse et évaluait à 140 000 livres l'économie qui serait ainsi réalisée. Le roi payait des sommes considérables pour l'entretien du personnel : traitement du gouverneur, officiers, soldats, porte-clefs, médecin, aumônier... Beaucoup de personnel pour peu de détenus : 19 à l'arrivée de Louis XVI, 9 le 1er janvier 1789 et 7 le 14 juillet de cette même année !
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