La Défense Rues, avenues et places - Quartier Paris La Défense (France) Date : entre 1958 et 2003
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4 sections et 61 éléments en ligne

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92400
Métro : Esplanade de la Défense, Grande Arche de la Défense, L'Esplanade de la Défense
| Description |  |  |
L'accès le plus rapide pour se rendre à La Défense est sans conteste le RER ou le métro de la ligne 1. Ce dernier offre la tarification urbaine jusqu'à l'Esplanade de la Défense. Le quartier est divisé en dix zones, offrant chacune les services d'un parking signalé par un panneau le long du boulevard circulaire. Nous conseillons celui de la Grande-Arche et des Quatre-Temps pour entamer la visite des lieux (sortie n°7). Les automobilistes arrivant de Paris prendront soin de rester sur leur droite après avoir franchi le pont de Neuilly, et d'éviter ainsi le souterrain qui traverse le quartier.
| Histoire |  |  |
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Henri IV, qui survivra au naufrage du bac de Neuilly qui traversait la Seine alors qu'il partait chasser dans la forêt de Saint-Germain, y fera construire un pont en bois. L'ingénieur Perronet sera chargé de son remplacement par un pont en pierre, construit dans l'axe des Champs-Elysées, en 1772. Un rond-point sera aménagé sur une butte, qui portera le nom de Chantecoq, puis de Rond-point Impérial sous le Second-Empire. On y érigera la statue de Napoléon Ier provenant de la place Vendôme qui sera remplacée, après la guerre franco-prussienne de 1870, par une statue à la gloire des soldats de la Défense de Paris, sculptée par Barrias. Le Rond-point de la Défense, aujourd'hui englouti dans le quartier d'affaires, sera initialement entouré de villages, qui laisseront progressivement la place à d'importantes usines.
Les responsables politiques élus à la suite de la Première Guerre mondiale souhaiteront tracer un nouvel axe vers l'ouest, une voie triomphale en l'honneur de la victoire de 1918. Le Corbusier proposera en 1926, à la suite d'un concours lancé par le mécène Léon Rosenthal, de séparer la circulation des piétons et des automobiles. La City Bank sera la première à émettre l'idée de consacrer l'espace à la construction d'un quartier d'affaires, en 1929. Le projet d'aménagement du nouveau quartier de la Défense ne sera adopté qu'en 1956. Le CNIT, la cathédrale des temps modernes selon André Malraux, sera inauguré en 1958 par le président René Coty.
L'EPAD (Etablissement public d'aménagement de la région de la Défense) verra le jour la même année. André Prothin, directeur de l'urbanisme à Paris, en prendra la tête. Il financera les infrastructures, acquisition des terrains, expropriations et relogements en commercialisant des droits à construire. Le bureau d'études, qui mettra en oeuvre son premier plan-masse de 850 000 m2 de bureaux projet en 1964, fera construire une dalle artificielle de 40 hectares, destinée à accueillir en surface les immeubles de bureaux de grande hauteur, des habitations et des commerces. Les voies, parking et réseaux seront enfouis sous la dalle.
Les premières tours de "style international" aux formes simplifiées, seront toutes identiques. D'une base de 42 mètres sur 24, elles s'élèveront à 100 mètres de hauteur. Développant 27 000 m2 de surface constituée de plateaux d'environ 800 m2, elles seront dotées de bureaux peu profonds exclusivement en premier jour.
L'EPAD doublera la surface autorisée de bureaux à la fin des années 1960, pour répondre à une demande dopée par l'arrivée prochaine du RER qui reliera La Défense à l'Étoile en moins de cinq minutes. Les tours de deuxième génération construites après l'adoption du deuxième plan-masse en 1972, plus hautes et parfois esthétiquement contestables, subiront de plein fouet le premier choc pétrolier. Gourmandes en énergie et d'un entretien onéreux, elles seront progressivement rejetées par les salariés qui ne supporteront plus l'éclairage artificiel permanent, les grands bureaux paysagers, les ascenseurs en panne et les systèmes de climatisation défectueux. La Défense comptera plus de 100.000 m2 de surfaces vacantes en 1976, alors qu'ailleurs le marché de l'immobilier de bureaux est en pleine expansion.
Le Premier ministre Raymond Barre à l'issue d'un comité Interministériel, le 16 octobre 1978, adoptera des mesures de relance. Il fera débloquer 350 000 m2 de bureaux supplémentaires, financera en partie l'amélioration de l'environnement, transférera le ministère de l'Équipement à La Défense et ordonnera la poursuite des travaux de l'autoroute A14 sous la dalle.
Le Président Mitterrand inscrira, en 1981, la Tête de la Défense dans ses grands projets d'architecture. L'inauguration du grand centre commercial des Quatre-Temps, "le plus grand d'Europe" à l'époque, s'accompagnera de la construction de nouvelles tours, dites de troisième génération, adaptées aux nouvelles technologies et privilégiant les postes de travail en premier jour. L'emploi doublera quasiment au cours de la décennie, passant de 51 700 en 1982 à plus de 104 000 en 1990. Le programme sera porté à 2 080 000 m2 de bureaux, dont 295 000 m2 pour le quartier du parc, en 1986. La ligne 1 du métro parisien desservira la quartier d'affaires, accessible avec un seul ticket de métro, à partir du 1 avril 1992.
L'espace de 130 hectares héberge aujourd'hui un grand nombre de sièges sociaux de grands groupes financiers et industriels français, ainsi que des filiales des grands groupes mondiaux, notamment de services. La dalle centrale, bordée par le CNIT et la Grande Arche, recouvre l'un des plus grands centres commerciaux d'Europe. L'EPAD, qui ne vendra plus de charges foncières à partir de 1992, poursuivra l'amélioration des infrastructures du site en le dotant de liaisons sécurisées à très haut débit. Les entreprises se trouvent ainsi raccordées aux premières autoroutes de l'information.
| Oeuvre(s) associée(s) |  |  |
Arc de Triomphe
 Vues du sommet :
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