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L'Acropole et son musée


L'Acropole et son musée

Inscription au Patrimoine Mondial par l'Unesco : 1987

Acropole d'Athènes (Grèce)

   L'Acropole et son musée : Visite virtuelle   10 sections et 14 éléments
L'Acropole et son musée : Antiquités grecques (9)


Acropole (5)

entre 447 et 406 avant J.C.
Le premier temple en marbre consacré à la déesse Athéna (vieux Parthénon), construit à partir de 490 avant Jésus-Christ, sera détruit par les Perses dix années plus tard.








Caryathides du portique sud de l'Erechtéion - Section IX (1)

entre 421 et 406 avant J.C.
L'Erechthéion, qui domine le versant nord de l'Acropole, sera érigé entre 421 et 414, puis 409 et 406 avant Jésus-Christ, à l'endroit de la dispute entre Poséidon et Athéna au sujet de la suprématie d'Athènes.
L'Acropole et son musée : Guide (1)


L'Acropole et son musée : Description   
Dans la liste idéale du Patrimoine mondial telle que pouvaient la rêver en 1972, les rédacteurs de la Convention, l'Acropole d'Athènes avait dès l'origine une place toute désignée. Ce bien culturel est si célèbre qu'il a détourné de son sens un nom commun pour en faire un nom propre. Mentionner aujourd'hui "l'Acropole", ce n'est plus faire référence à cette ville haute, à la fois forteresse et sanctuaire, qui accompagnait dans l'Antiquité tout habitat urbain, mais, le plus souvent, évoquer le site unique de l'Acropole d'Athènes.

Les monuments de l'Acropole d'Athènes ont exercé une influence exceptionnelle, non seulement pendant toute l'Antiquité gréco-romaine ou ils ont été considérés comme des modèles exemplaires dans le monde méditerranéen mais encore à l'époque contemporaine. Dans le monde entier, des monuments néoclassiques s'inspirent du Parthénon ou des Propylées.

Du mythe au culte institutionnalisé, l'Acropole d'Athènes apporte sur les religions de la Grèce antique un témoignage unique par sa précision et sa diversité. C'est le lieu sacré où sont nées les légendes fondamentales de la cité. Ici, en présence de Cécrops, premier roi mythique d'Athènes qui arbitra leur querelle, Athéna et Poséidon se sont disputé la possession du pays, celui-ci faisant jaillir une source d'eau salée, celle-la donnant l'olivier qui, coupé par les Perses en 480 avant Jésus-Christ, reverdit dans l'année suivante. Ici naquit Erichthonios, autre roi mythique, de l'échec même du viol d'Athéna par Héphaïstos. Ici, Egée se jeta dans la mer qui Porte son nom après avoir cru son fils Thésée dévoré par le Minotaure.

L'Acropole d'Athènes est, à partir du VIème siècle, le lieu où mythes et croyances suscitent des temples1 des autels, des statues répondant à des cultes d'une extrême diversité, nous restituant ainsi dans toute sa richesse et sa complexité la religion athénienne. Ainsi Athéna est vénérée comme déesse de la ville (Athéna Polias), comme déesse guerrière (Athéna Promachos), comme déesse victorieuse (Athéna Nike), comme déesse protectrice du travail manuel (Athéna Ergané), etc... La plupart de ses fonctions sont magnifiées dans son lieu de culte majeur, le Parthénon, temple de la déesse-vierge.

L'Acropole d'Athènes illustre sur la longue durée de plus d'un millénaire les civilisations de la Grèce. Du palais des-rois du XVème siècle avant Jésus-Christ et des murs pélasgiques de la première fortification à l'0déon d'Hérode Atticus, construit en 161 de notre ère, une série unique de monuments publics a été construite et s'est conservée dans l'un des espaces les plus denses du monde méditerranéen.

L'Acropole est directement et matériellement associe à des événements et des idées qui n'ont jamais été occultés par l'histoire. Ses monuments sont les témoins toujours vivants de l'enseignement de Platon et d'Aristote, des Philippiques de Démosthène, de la prédication de Saint Paul. Ils sont la mémoire d'une part précieuse du patrimoine culturel de l'humanité.
L'Acropole et son musée : Histoire   
Située sur un promontoire rocheux dominant la vallée de l'Ilissos d'environ 156 mètres, l'acropole, d'une superficie inférieure à trois hectares, a été dès le second millénaire avant Jésus-Christ une forteresse abritant des lieux de culte et des palais royaux dont quelques fondations ont été découvertes près de l'Erechthéion.

Connu sous le nom de Pelasgicon, un mur antérieur aux invasions doriennes qui menacèrent Athènes à partir de 1200 avant Jésus-Christ défendait l'accès du plateau. Quelques restes de son appareil cyclopéen subsistent dans le soubassement du pyrgos ou "bastion" du temple d'Athéna Nike, à l'ouest, mais aussi au sud du Parthénon et à l'est du musée. Un escalier souterrain, construit près du front nord, donnait accès à un réservoir alimenté, été comme hiver, par une source inépuisable.

Après la chute des tyrans Hipparque (514 avant Jésus-Christ) et Hippias (510 avant Jésus-Christ), l'Acropole fut réaménagée et le Pelasgicon, déclaré maudit par un oracle de Delphes, détruit. Privée de ses remparts, la ville haute était devenue vulnérable et, en 480 avant Jésus-Christ, les Perses de Xerxès s'en emparèrent, saccageant et incendiant les sanctuaires. Paradoxalement, le sac de l'Acropole en 480 avant Jésus-Christ a garanti la conservation d'une des plus impressionnantes collections de sculpture archaïque de monde grec : la statuaire des temples élevés au VIème siècle avant Jésus-Christ par Pisistrate et ses successeurs a été soit précipitée dans des fosses à l'approche des Perses, soit récupérée et réutilisée dans le rempart que Thémistocle fit construire après leur départ, avant d'être banni en 472-471 avant Jésus-Christ, en même temps qu'une enceinte englobant Athènes et son port du Pirée : les "Longs-Murs".

Le Vème siècle avant Jésus-Christ marque, avec Périclès, l'apogée de la démocratie athénienne. C'est aussi l'âge d'or de la littérature dramatique avec Eschyle, Sophocle, Euripide, de la philosophie avec Socrate, de l'art avec Phidias, Ictinos, Callicratès, Alcamène, pour ne parler que des architectes et des sculpteurs actifs sur l'Acropole.

Au tours de quelques décennies, de 447 à 406 avant Jésus-Christ, s'élevèrent successivement le Parthénon, temple majeur dédié à Athéna, les Propylées, entrée monumentale remplaçant la Porte de Pisistrate, elle-même construite sur le site de l'un des accès de la citadelle des anciens rois, le temple d'Athéna Nike, l'Erechthéion, c'est-à-dire les quatre grands chefs-d'oeuvre de l'art grec classique.

La funeste guerre du Péloponnèse et la capitulation d'Athènes en avril 404 avant Jésus-Christ, si elles déterminèrent la démolition des Longs-Murs, n'affectèrent pas les monuments de l'Acropole. La colline sacrée d'Athènes, dont les monuments faisaient l'admiration de tous, continua d'être embellie par les maîtres de l'heure et les puissants du moment, souverains de Pergame, de Cappadoce ou d'Egypte, empereurs romains comme Claude ou Hadrien, riches particuliers comme Hérode Atticus, le précepteur de Marc-Aurèle.

La première atteinte au patrimoine monumental de l'Acropole coïncide avec le raid Hérule de 267. Depuis cette date, et en dépit de longues périodes de relative accalmie, les monuments et le site ont subi de nombreuses avanies. Les Byzantins n'appliquèrent pas l'Edit de Théodose (435) prescrivant la démolition des temples païens mais convertirent ceux-ci en églises et les pillèrent au profit de Constantinople. Après la chute de l'empire Byzantin en 1204, Athènes fut attribuée à des seigneurs francs peu respectueux de ses ruines : de 1225 à 1308, les seigneurs de la Roche campaient dans les Propylées transformées en château, et l'archevêque latin officiait dans le Parthénon devenu Notre-Dame d'Athènes. Apres la prise de la ville par les Turcs en 1456, il devint mosquée, tandis que l'Erechthéion abritait épisodiquement le harem du gouverneur turc. En 1687, date tragique entre toutes, le siège de l'Acropole par les armées vénitiennes de Morosini détermina l'explosion du Parthénon, transformé en poudrière par les Turcs. Au tours de la brève période 0ù il se maintint à Athènes, Morosini fut l'un des premiers à dépouiller le Parthénon de quelques-unes de ses admirables sculptures non sans causer par son intervention brutale de nouveaux dommages au temple d'Athéna. Au XIXe siècle, avec l'autorisation officielle du Sultan, Lord Elgin, ambassadeur du roi d'Angleterre auprès de la Sublime Porte, paracheva le pillage en acquérant les marbres qui font depuis 1815 l'orgueil du British Museum.

Après plus d'un siècle de fouilles et de mise en valeur du site, l'Acropole est aujourd'hui le banc d'essai des techniques de conservation en plein air les plus novatrices afin de sauver les marbres victimes d'une intense pollution atmosphérique.

L'Acropole d'Athènes est l'expression suprême de l'adaptation de l'architecture à un site naturel. Cette grandiose composition 0ù les masses s'équilibrent parfaitement, créant un paysage monumental d'une beauté unique, met en oeuvre une série de chefs-d'oeuvre absolus du Ve siècle avant Jésus-Christ : le Parthénon de Phidias, Ictinos et Callicratès (447-432 avant Jésus-Christ), les Propylées de Mnésiclès (437-432 avant Jésus-Christ), le temple d'Athéna Nike de Mnésiclès et Callicratès (448-407 avant Jésus-Christ), l'Erechthéion achevé en 406 avant Jésus-Christ.

Lee édifices
Le premier temple en marbre consacré à la déesse Athéna (vieux Parthénon), construit à partir de 490 avant Jésus-Christ, sera détruit par les Perses dix années plus tard. Ses vestiges serviront à la construction du mur de Cimon. Le nouveau temple d'Athéna Parthénos, qui repose sur les fondations de l'ancien, sera érigé à partir de 447 avant Jésus-Christ. Dessiné par les architectes Ictinos et Callicratès, il sera achevé en 432 avant Jésus-Christ. Phidias, ami de Périclès, exécutera le décor sculpté et supervisera la construction de l'édifice en marbre pentélique.

Le temple amphiprostyle se compose d'un sécos (lieu saint) et d'une pièce occidentale reposant sur un soubassement. Deux colonnades doriques de six colonnes chacune ornent les façades orientale et occidentale. Deux colonnades doriques (ptéron) de huit colonnes chacune entoure l'édifice sur les cotés étroits et de dix-sept sur les cotés longs (temple périptère).

Le Parthénon sera le premier temple doté d'un large sécos de trente mètres (cent pieds ou hécatompédon) de long. Le sanctuaire abritera une statue chryséléphantine (or et ivoire) d'Athéna de douze mètres de hauteur sculptée par Phidias. La divinité en arme tenait une Victoire dans sa main droite. Elle était précédée d'un bassin permettant de maintenir un degré d'humidité suffisant à la bonne conservation de l'ivoire et était entourée, sur trois cotés, d'une colonnade surmontée d'une deuxième colonnade. La salle du trésor, protégée pat un mur transversal et dotée de quatre colonnes ioniques, occupait la partie occidentale du temple.

Les architectes adopteront des surfaces horizontales convexes et aminciront les colonnes à leur sommet, tout en les inclinant légèrement vers le centre, afin de corriger les déformations engendrées par l'oeil humain. Ils adopteront, dans le même souci, des colonnes d'un diamètre plus large aux angles.

La frise dorique extérieure, chef d'oeuvre de Phidias, comprendra 92 métopes représentant :
- à l'est : la Gigantomachie, le combat des dieux et des Géants
- à l'ouest : une Amazonomachie : le combat des Grecs contre les Amazones
- au sud : des combats contre les Centaures,
- au nord : des scènes de la guerre de Troie.
Cette frise, encore très partiellement en place, est pour l'essentiel exposée au British Museum, et, dans une moindre mesure, au Musée du Louvre.

Le fronton oriental était orné de l'épisode de la naissance d'Athéna, sortant de la tête de Zeus, et le fronton occidental celui de la dispute de Poséidon et d'Athéna.

La frise intérieure de 160 mètres de long, également sculptée par Phidias, représentait la procession des Parthénées. Les Grandes Parthénées, célébrées tous les quatre ans en l'honneur d'Athéna Polias, proposaient des concours de musique et d'athlétisme. La procession panathénienne qui clôturait la semaine de festivité était l'occasion de remettre un nouveau péplos orné de scènes de la Gigantomachie, à la statue en bois (xoanon) d'Athéna Polias à l'Erechthéion. Une centaine d'animaux était ensuite sacrifiée.

L'Erechthéion, qui domine le versant nord de l'Acropole, sera érigé entre 421 et 414, puis 409 et 406 avant Jésus-Christ, à l'endroit de la dispute entre Poséidon et Athéna au sujet de la suprématie d'Athènes. La déesse y plantera l'olivier sacré qui assurera sa victoire, à coté du puits d'eau salé offert par Poséidon.

Le temple d'ordre ionique vénérera Athéna Polias, Poséidon, ainsi que d'autres divinité du panthéon athénien, comme Erechthée auquel d'édifice doit son nom. Le porche nord est orné d'une porte monumentale et celui du sud du portique des Caryatides. Les six statues de Corés qui forment la colonnade sont des moulages d'originaux conservés au British Museum (un exemplaire) et au musée de l'Acropole (les cinq autres).

(cf : UNESCO)
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