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Rome


Rome
Rome (Italie)

Selon la légende, Rome sera fondée sur le Palatin par Romulus en 753 avant Jésus-Christ. Elle connaîtra l'hégémonie étrusque entre 616 et 509 avant Jésus-Christ, avant de donner naissance à la République qui sera abolie en 27 avant Jésus-Christ.

La République sera une période de conquêtes. Rome affrontera les Carthaginois au cours de trois guerres puniques qui verront la défaite d'Hannibal à Zama en 202 et la destruction de Carthage en 132 avant Jésus-Christ. Les Romains envahiront ensuite la Macédoine et le royaume des Séleucides qui s'étendait jusqu'à l'Indus, entre 197 et 168 avant Jésus-Christ. La ville connaîtra les guerres serviles entre 135 et 132 avant Jésus-Christ, la guerre contre Jugurtha, roi de Numidie, entre 111 et 105, une première guerre civile en 88, puis la dictature de Sylla entre 82 et 79, et enfin l'arrivée au pouvoir de César, au sein d'un triumvirat également composé de Crassus et Pompée, en 60 avant Jésus-Christ.

César franchira le Rubicon à la tête de ses troupes, pour chasser Pompée du pouvoir et instaurer sa dictature. Ce dernier, réfugié en Egypte, sera assassiné en 48 avant Jésus-Christ. César subira le même sort au cours des ides de Mars, quatre ans plus tard.

L'empire romain verra le jour en 27 avant Jésus-Christ, avec l'arrivée au pourvoir de la dynastie des Julio-Claudiens qui restera au pouvoir jusqu'en 69 après Jésus-Christ. Lui succéderont les Flaviens (69-96), les Antonins (96-192) et les Sévères, avant que l'empire ne soit victime de l'anarchie militaire et connaisse la décadence. Rome sera pillée pendant trois jours par le Wisigoth Alaric en 410.

La doctrine de la primauté de l'évêque de Rome s'affirmera sous le pontificat de Léon Ier le Grand (440-461). Romulus Augustule, dernier empereur d'Occident, sera déposé par le germain Odoacre en 476. L'empereur d'Orient sera alors universellement reconnu comme légitime.

Les Ostrogoths, de confession arienne, s'installeront en Italie en 493. Leur roi, Théodoric, entretiendra de bons rapports avec les Romains. L'Italie sera annexée par l'empereur d'Orient en 552, après été conquise par Bélisaire, chef des armées de Justinien. Les Lombards envahiront la péninsule en 568. Le pape fera appel à Pépin le Bref (catholique) pour le défendre contre ces derniers, en 752. Charlemagne, qui avait assujetti les ennemis de l'église, se fera couronné empereur par Léon III, malgré l'opposition de Byzance. Les arabes, débarqués à Ostie en 846, pilleront la basilique Saint-Pierre. Otton Ier sera couronné empereur du Saint-Empire Romain en 962 par le pape Jean XII. Ce dernier sera déposé au profit de Léon VIII l'année suivante.

Otton III transférera le siège de son gouvernement à Rome en 996. Après une période d'opposition, pape et l'empereur mettront un terme à la querelle des Investitures en 1122, par le Concordat de Worms.

La papauté s'installera en Avignon de 1309. Le grand schisme d'Occident, entre 1378 et 1417, donnera naissance à une double papauté, l'une à Rome, l'autre à Avignon. Le concile de Pise, en 1409, en désignera un troisième. Martin V, proclamé pape unique en 1417, installera définitivement son ministère à Rome.

La ville sera mise à sac par les troupes de Charles-Quint le 6 mai 1527.

Napoléon Bonaparte, arrivé à Rome en 1798, proclamera le première République. Il occupera de nouveau la ville en 1808, après le refus du pape d'applique le blocus continental contre l'Angleterre.

Le Risorgimento, lentement préparé par le "Carbonarisme", sera très influencée par les révolutions de 1830 et de 1848 en France. Giuseppe Mazzini a donnera naissance au mouvement Giovine Italia (Jeune Italie) qui aura pour but l'instauration d'un régime républicain après l'indépendance et l'unité. L'insurrection de Milan et de Venise contre les Habsbourg et l'appel au roi de Piémont-Sardaigne Charles-Albert provoqueront l'entrée en guerre du Royaume de Sardaigne contre les Autrichiens. Charles-Albert abdiquera en faveur de son fils Victor-Emmanuel II après les défaites de Custozza (24 juillet 1848) et de Novara (23 mars 1849). Mazzini, qui avait proclamé la République à Rome en 1849 et le pape Pie IX, avec l'aide des Français, écraseront les troupes républicaines de Garibaldi. Il s'en suivra une sévère répression.

Camillo Benso, comte de Cavour et premier ministre du roi de Piémont-Sardaigne depuis mai 1852, n'aura de cesse à promouvoir la cause italienne en Europe. Le Piémont participera Congrès de Paris début 1856, à l'issue de la guerre de Crimée. Cavour obtiendra en 1859, au cours des entretiens de Plombières, le soutien de Napoléon III dans la guerre contre l'Autriche. Cette dernière sera vaincue à Magenta (4 juin) et à Solférino (24 juin). Les révolutions nationales en Toscane, à Modène et à Parme, qui chasseront les souverains et les gouvernements provisoires, proclameront leur rattachement au Piémont. La France acceptera cette nouvelle géographie politique en Italie centrale, en échange de l'annexion de Nice et de la Savoie promise à Plombières (Traité de Turin, mars 1860).

Garibaldi, rentré de son exil à New York, prendra la tête à Gênes d'une troupe formée de 1087 volontaires aux chemises rouges (expédition des Mille), le 5 mai 1860. Il débarquera à Marsala en Sicile, prendra Palerme puis Messine, et enfin Naples le 7 septembre, avec les troupes piémontaises envoyées par Cavour, revenu aux affaires en janvier 1860. Ces dernières avaient occupé les Marches et l'Ombrie (états du Pape), après avoir défait les troupes pontificales commandées par Lamoricière. L'Italie sera alors unifiée en dehors du Latium et de la Vénétie. Victor-Emmanuel, proclamé roi d'Italie le 27 avril 1861, fera adopter système constitutionnel (le statut albertino) instituant la monarchie parlementaire. La capitale sera transférée de Turin à Florence en 1864. Garibaldi, qui décidera seul d'envahir seul le reste des états pontificaux en 1862, sera arrêté le 26 août par l'armée italienne à la bataille de l'Aspromonte, en Calabre, où il sera blessé.

L'Italie signera un traité avec la Prusse en avril 1866, par lequel elle s'engageait derrière Bismarck dans la guerre contre l'Autriche. L'armée italienne sera battue à Custozza tandis que l'Autriche sera défaite le 3 juillet par la Prusse à Sadowa. Le traité de paix accordera la Vénétie à Napoléon III, sous condition de rétrocession à l'Italie, tandis que les régions de Trente et de Trieste resteront autrichiennes. Garibaldi, qui tentera de prendre Rome en octobre 1867, sera sévèrement battu par le corps expéditionnaire français commandé par le Général du Failly, le 3 novembre à Mentana. Les Italiens reprendront l'offensive et pénétreront dans Rome le 20 septembre 1870 par la Porta Pia, après le retrait des troupes françaises vaincues à Sedan. Rome deviendra officiellement capitale de l'Italie le 1er juillet 1871.

Le Parlement italien approuvera en mai 1871 la "loi des garanties" accordées au Pape dans son Etat. Pie IX (1846-1878), Léon XIII (1878-1903) et Pie X (1903-1914), qui refuseront cette décision, se considéreront comme prisonniers. Les mouvements catholiques n'auront pas le droit de s'impliquer dans la vie politique "ni électeurs ni élus" conformément au Non expedit de février 1868. Les accords de Latran de 1929 aboliront cette loi.
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Rome : Architecture extérieure (2)



Vittoriano (16)
La machine à écrire - le fer à repasser - le dentier - la pièce montée
entre 1885 et 1911
Décidé en 1878 et édifié entre 1885 et 1911 par Giuseppe Sacconi, ce monument commémore le souvenir de Vittorio Emanuele II, artisan de l'unité italienne.
Rome : Châteaux et palais (1)


Pont et château Saint-Ange (16)
Castel Sant'Angelo

135
Le château Saint-Ange doit son nom à une légende romaine du VIème siècle prétendant que Saint-Michel, apparu Grégoire le Grand au sommet du monument, aurait remis son épée dans son fourreau pour lui signifier la fin d'une épidémie de peste.
Rome : Eglise(s) (3)


Saint-Ignace-de-Loyola (24)
Lieux de culte - entre 1626 et 1685
L'église s'élève à l'emplacement où, à l'époque impériale, était situé le temple d'Isis, autour duquel s'élevait le quartier égyptien. L'accès monumental de l'Aqua Vergine, dont le canal passe encore dans le sous-sol, se trouvait à l'endroit de la façade. L'église est aujourd'hui précédée d'une petite place rococo, due à Philippe Raguzzini (1680-1711).

Saint-Pierre-aux-Liens (2)
San Pietro in Vincoli
Lieux de culte - vers 435
L'église Saint-Pierre-aux-Liens, sans doute édifiée sur un sanctuaire plus ancien, sera construite par l'impératrice Eudoxia (432-440) et consacrée par le pape Jules III (433-440).

Santa Maria d'Aracoeli (7)
XIIIème siècle
L'église Santa Maria d'Aracoeli est accessible par un escalier, la scalinata d'Aracoeli, qui est en fait un immense ex-voto construit par les Romains pour remercier le Ciel d'avoir épargné la ville de l'épidémie de peste de 1346. Elle occupe l'emplacement d'un ancien temple consacré à Junon Moneta.
Rome : Sculpture (1)


Fontaine de Trévi (3)
1732
La fontaine de Trevi, dessinée par l'architecte Nicolà Salvi en 1732, est construite contre un palais. Ceci explique sa hauteur. Elle est alimentée par l'un des plus anciens aqueducs romains, alimenté par une source indiquée, selon la légende, par une jeune vierge.
En relation avec : Romulus
Rome : Description   
Rome (en italien Roma), est la capitale de l'Italie. Elle se trouve sur le Tibre, dans la région du Latium, dans le centre du pays et à 22 km de la mer Tyrrhénienne. Avec 2 718 768 habitants établis sur 1 285 km² (4 253 450 habitants avec agglomération), Rome est la commune la plus peuplée et la plus étendue d'Italie (près de 8 fois la superficie de Paris) ; son agglomération est en revanche moins importante que celle de Milan et Naples.

Rome fut dans l'Antiquité la capitale de l'Empire romain. On l'appelait alors couramment Urbs ("la Ville" par excellence). On l'appelle parfois la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal).

Les catholiques considèrent l'évêque de Rome (le pape) comme le successeur de saint Pierre et la ville de Rome comme le centre de la chrétienté ou tout du moins du catholicisme.

Rome est également le chef-lieu de la région du Latium et de la province de Rome.

Sur son blason figurent ses couleurs officielles, l'or et le rouge pourpre, ainsi que les initiales SPQR. Celles-ci datent de la Rome antique et signifient Senatus Populus Que Romanus : "Le Sénat et le peuple romain". Rome a deux fêtes qui lui sont propres, le 21 avril (jour anniversaire de la fondation de la ville en 753 av. J.-C.), et le 29 juin (jour anniversaire des matyrs des apôtres Pierre et Paul), ses saints patrons étant saint Pierre et saint Paul).

Il existe aussi plusieurs proverbes sur Rome, dont "À Rome, conduis-toi en Romain." ; "Tous les chemins mènent à Rome." et "Rome ne fut pas construite en un jour".

Étymologie
Selon une étymologie populaire, Rome doit son nom à la légende de jumeaux Romulus et Rémus, où le premier tua le second, obtenant ainsi le droit de donner son nom à la ville qu'il construisait. En réalité le nom de Rome viendrait du mot Rumon, nom étrusque du Tibre, qui serait ainsi devenue "La ville du fleuve". Rome possède aussi plusieurs surnoms, dont L'Urbe, Caput Mundi (capitale du monde), La Ville éternelle, et Limen Apostolorum (au seuil des apôtres).

Géographie
Rome est située dans la région du Latium, au centre de l'Italie, à la confluence de l'Aniene et du Tibre. Le centre-ville est situé à environ 24 kilomètres de la côte de la mer Tyrrhénienne, mais le territoire municipal s'étend jusqu'à celle-ci, notamment au niveau d'Ostie. L'altitude varie de 13 mètres au dessus du niveau de la mer (sur la Piazza del Popolo) à 120 mètres.

Le centre historique de Rome est dominé par les sept collines : Capitole, Palatin, Viminal, Quirinal, Esquilin, Caelius et Aventin. Le Tibre traverse la ville en direction du Sud. Il comprend l'Île Tibérine. La ville antique était entourée par des murailles dont le Mur d'Aurélien, une enceinte construite par Aurélien en 270 pour protéger les quartiers qui s'étaient développés en dehors du mur servien. Cette partie de Rome couvre environ 4% de la superficie de la ville moderne et est divisée en 22 rioni. Malgré son apparente petitesse, le vieux centre comprend environ 300 hôtels, plus de 200 palais, 300 églises, huit parcs, les principaux monuments de la ville, les institutions gouvernementales et des milliers de magasins, bureaux, bars et restaurants.

Le reste de la ville est divisé en 35 quartieri urbani qui contiennent la majorité des immeubles modernes. Le tout est entouré par le Grande Raccordo Anulare (G.R.A), le périphérique romain. Au delà se développe de nouveaux quartiers regroupant les secteurs tertiaires, et les nouveaux quartiers résidentiels débordant largement le périphérique (Torrenova, Acilia), et eux-mêmes ceinturés par le nouveau périphérique de l'autoroute A1 Milan-Naples.

Cité du Vatican
La Cité du Vatican est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".

Climat
Rome bénéficie d'un climat méditerranéen caractéristique des côtes méditerranéennes de l'Italie.

Démographie
Les spécialistes considèrent que Rome était la plus grande ville du monde à l'époque impériale, comptant de 1 à 2 millions d'habitants. Aujourd'hui, la ville en compte environ 2,7 millions, et son aire urbaine à peu près 4 millions sur 5 352 km². 156 833 résidents de la commune sont de nationalités étrangères, ce qui représente 6,2% du total.

Les monuments de la ville
De par son histoire très ancienne, Rome est une ville très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris (avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée) avec environ 12 millions de visiteurs annuels. Le centre-ville est classé depuis 1980 au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

L'Antiquité
Rome a conservé de nombreux monuments antiques, dont le Colisée est l'un des plus célèbres. Dans cet amphithéâtre qui pouvait accueillir jusqu'à 60 000 personnes avaient lieu des combats de gladiateurs et d'animaux. Édifié entre 70 et 80, c'est l'oeuvre des empereurs Vespasien et Titus. Autre exemple de monumentalité, le Circus Maximus, qui connut son apogée au IIIe siècle : il mesurait alors 600 mètres de long pour 200 mètres dans sa plus grande largeur, et près de 250 000 spectateurs pouvaient assister à ses courses de chevaux.

Le quartier du Forum romain et du Colisée, coeur de la ville antique, est dominé, entre autres, par l'arc de Constantin, érigé en 315 pour commémorer la victoire de l'Empereur Constantin sur Maxence, l'arc de Titus, l'arc de Septime Sévère. Les Forums impériaux, le Capitole et les musées capitolins, le Panthéon, les thermes de Dioclétien et de Caracalla et les onze Aqueducs de Rome, les catacombes sont autant d'autres monuments célèbres.

La Renaissance et la Rome baroque
Rome a été un centre majeur de la Renaissance, qui a profondément marqué la ville. On peut citer la Place du Capitole de Michel-Ange, au sommet du Capitole, qui comprend le Palazzo Senatorio, siège du gouvernement de la cité. L'époque est également marquée par la construction de grandes demeures par les familles aristocratiques près du Quirinal, et de palais comme le Palazzo Venezia, le Palais Farnèse, le Palazzo Barberini, le Palazzo Chigi (siège actuel du gouvernement italien), le Palazzo Spada et la Villa Farnesina. Rome doit au XVIIe siècle ses grandes places, souvent ornées d'obélisques, dont la plus représentative et la plus célèbre est la Piazza Navona. L'art baroque est aussi représenté par la Fontaine de Trevi de Niccolò Salvi. Cette effervescence artistique répond aux souhaits des papes qui font appel aux artistes les plus talentueux d'Italie pour décorer la ville, avec un point d'orgue lors de la Haute Renaissance.

Rome contemporaine
Le monument à Victor-Emmanuel II, aussi connu sous le nom de "Autel de la Patrie" et surnommé la "Machine à écrire" par les Romains, est le bâtiment néoclassique le plus connu de la ville. Le Palais de Justice, conçu par Guglielmo Calderini, situé sur la place Cavour, est un exemple d'éclectisme. Il est surnommé péjorativement Palazzaccio par les Romains.

L'architecture fasciste apparaît surtout dans le quartier de l'EUR, bâti dans la deuxième moitié des années 1930. L'Expositione Universale di Roma (Exposition universelle de Rome), qui devait s'y tenir en 1942 a donné son nom au quartier, mais elle fut annulée en raison de la Seconde Guerre mondiale. Il reste à ce jour un des principaux témoignages de l'architecture fasciste inspirée par le néoclassicisme.

Rome chrétienne
Rome compte plusieurs centaines d'églises et de lieux de culte. Les églises du pèlerinage de Rome sont la basilique Saint-Pierre, au Vatican, qui contient le tombeau de Saint Pierre, la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, sur la voie Ostienne, où se trouve le tombeau de saint Paul, l'Archibasilique Saint-Jean de Latran, cathédrale de Rome et du monde, la basilique Sainte-Marie-Majeure, contenant une relique de la Crèche, la basilique Sainte-Croix-en-Jérusalem, qui garde les reliques de la Passion, la basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs et la basilique Saint-Sébastien, sur la voie Appienne, au-dessus des catacombes.

Autres monuments
Rome compte plusieurs ponts et de nombreuses fontaines célèbres, comme celles de Trévi, de Barcaccia et des Quatre-Fleuves.

Administration
Rome est la capitale d'Italie et est le siège du Président de la République italienne, dont la résidence officielle est le Palais du Quirinal. Rome accueille également le Parlement Italien et l'ensemble des ministères. Le territoire de la commune est divisé en 19 Municipi (en 1992, le "Municipio XIV" a été supprimé et est devenu la commune de Fiumicino)

Enclaves
Rome contient deux enclaves : le Saint-Siège qui gouverne le Vatican et certains bâtiments du centre de Rome, et l'Ordre de Malte, bien que ce dernier ne dispose pas d'un territoire véritable. Rome accueille ainsi des ambassades étrangères et d'Italie et du Vatican.

Hameaux
Ostie, Ostia Antica, Acilia, Vitinia, Infernetto, Trigoria, Piana del Sole, Casal Palocco, Castel di Leva, Villaggio Prenestino, Castelverde, Corcolle, La Storta-Olgiata, Massimina, Valle Santa

Communes limitrophes
Albano Laziale, Anguillara Sabazia, Ardea, Campagnano di Roma, Castel Gandolfo, Castel San Pietro Romano, Ciampino, Città del Vaticano (SCV), Colonna, Fiumicino, Fonte Nuova, Formello, Frascati, Gallicano nel Lazio, Grottaferrata, Guidonia Montecelio, Marino, Mentana, Monte Porzio Catone, Monte Compatri, Monterotondo, Palestrina, Poli, Pomezia, Riano, Sacrofano, San Gregorio da Sassola, Tivoli, Trevignano Romano, Zagarolo

Culture

Musées
Rome compte de nombreux musées, dont : le Musée national de Rome, le Musée de la civilisation romaine, le Musée national étrusque de la villa Giulia, les Musées du Capitole, la Galerie Borghèse, le musée du Château Saint-Ange, la Galerie nationale d'art moderne, le Musée d'art contemporain (MACRo) et les célèbres Musées du Vatican, visités par des millions de visiteurs chaque année.

Religion
Durant l'Antiquité, la Religion romaine antique est la religion principale de Rome. Néanmoins, la ville étant très cosmopolite, d'autres cultes y sont représentés, dont le judaïsme, qui est par la suite confiné au Ghetto de Rome sous les papes. La religion chrétienne s'y implante rapidement et devient en 313 une religion légale, puis la religion officielle de l'Empire en 380. L'importance de la communauté chrétienne dans la cité et la tradition selon laquelle Saint Pierre et Saint Paul y furent martyrisés, fait de Rome la capitale des chrétiens : l'évêque de Rome finit par devenir pape de toute la chrétienté.

Ces dernières années la communauté islamique a grandi en importance, en majeure partie du fait de l'immigration depuis l'Afrique du Nord et les pays du Moyen-Orient. Rome accueille la plus grande mosquée d'Europe, une oeuvre de l'architecte Paolo Portoghesi inaugurée le 21 juin 1995.

Universités
Rome est un centre national au niveau des études supérieures. Sa première université, La Sapienza, fondée en 1303, est la plus grande d'Europe et la seconde du monde au niveau du nombre d'étudiants. Parmi les autres universités publiques, on peut citer Tor Vergata (1982) et Rome III (1992). Rome comprend plusieurs universités et instituts pontificaux placés sous l'autorité du Saint-Siège, il s'agit de l'Université pontificale grégorienne, fondée en 1551, de l'Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin, entre autres. Parmi les universités privées se trouvent "LUMSA", l'Université catholique du Sacré-Coeur, "LUISS", l'"Istituto Europeo di Design", la John Cabot University, l'"Istituto Universitario di Scienze Motorie", la American University of Rome, le "Campus de Malte", la "S. Pio V University of Rome" et la "Università Campus Bio-Medico". On trouve également à Rome le "Loyola University Chicago Rome Center" de la Loyola University Chicago.

Musique
Rome accueille la Accademia Nazionale di Santa Cecilia (fondée en 1585), qui se produit, entre autres, dans le récent Parco della Musica, l'un des complexes musicaux les plus importants du monde. Rome possède aussi son opéra, le Teatro dell'Opera di Roma. La ville a été l'hôte du Concours Eurovision de la chanson 1991 et des MTV Europe Music Awards 2004.

Cinéma
Rome possède son grand complexe de studios cinématographiques, Cinecittà, la capitale du cinéma italien, où sont tournés des films à gros budget. Récemment, Martin Scorsese les a choisis pour filmer Gangs of New York. La série Rome de HBO/CBC y a été tournée.

Media
Les principaux journaux de la ville sont La Repubblica (deuxième journal du pays), L'Osservatore Romano, l'édition locale de Metro International, Il Messaggero, Il Manifesto et L'Unità. Les chaînes de radio principales sont Radio Capital, Radio CNR, Radio DeeJay (centre), Radio Dimensione Suono, Radio Dimensione Suono Roma, Radio Globo, Radio Italia, Radio Rock, Radio Radicale, Radio Radio, Radio Vatican et Radio 24 (centre).

Sport
Rome a été la ville hôte des jeux Olympiques d'été de 1960. Elle est officiellement candidate pour recevoir les jeux Olympiques d'été de 2020. En 1998, la ville a accueilli les troisièmes Jeux équestres mondiaux.

Économie
Aujourd'hui Rome possède une économie dynamique et diversifiée dans les technologies et les communications. Le secteur des services est prospère. Il produit 6,7% du PIB national (plus que toute autre ville en Italie). L'activité de Rome croît de 4,4% annuellement et continue à se développer à un taux plus élevé dans le reste du pays. La croissance économique de Rome a commencé à surpasser celle de ses rivales, Naples et Milan. Mais une concurrence traditionnelle persiste avec Milan. Le tourisme est inévitablement une des industries clés de Rome, avec ses nombreux musées. Rome est également le centre de l'industrie italienne du film, grâce au Cinecittà studios. Les sièges sociaux, les centres de conférence, les stades et les musées internationaux sont situés dans les quartiers de Rome : Esposizione Universale Roma (EUR) ; Torrino (d'autres sud de l'EUR) ; Magliana; De Medici-Laurentina de Parco et le prétendu Tiburtina-vallée le long de l'antique par l'intermédiaire de Tiburtina.

D'après une étude du groupe immobilier Knight Frank et de Citi Private Bank, Rome est la dixième ville la plus chère du monde en ce qui concerne les prix de l'immobilier de luxe, (12 500) euros par mètre carré.

Transport

Aérien
Rome est desservie par trois aéroports, dont les deux principaux, l'aéroport Léonard-de-Vinci de Rome Fiumicino et l'aéroport de Ciampino, sont administrés par Aeroporti di Roma. L'aéroport Léonard-de-Vinci, situé au sud-ouest de Rome à Fiumicino, est le principal du pays. L'aéroport de Ciampino, au sud-est de Rome, est utilisé à la fois par le transport commercial et militaire. Quant à l'"Aeroporto dell'Urbe", c'est un petit aéroport dédié aux vols privés. À l'est de Rome se trouve l'"Aeroporto di Centocelle" qui est utilisé par l'Aeronautica militare et n'est pas ouvert au public, néanmoins il est actuellement en reconversion en tant que parc public.

Ferroviaire
La gare centrale Termini ou Roma Termini, située près de l'Esquilin, est une des plus grandes gares d'Europe. Ouverte en 1863, entièrement reconstruite entre 1939 et 1951, est gérée par Grandi Stazioni et desservie par Trenitalia. Roma Tiburtina, la seconde gare de la ville, est en cours de travaux pour accueillir les trains à grande vitesse. Les autres gares importantes sont Roma Ostiense, Roma Tiburtina, Roma Trastevere, Roma Tuscolana, Roma San Pietro, Roma Nomentana et Roma Casilina.

Transports urbains
Rome est desservie par des lignes de bus, un tramway et un métro depuis 1955. Les nombreux embouteillages causés par la circulation automobile durant les années 1970 et 1980 ont mené à la création d'une Zona a Traffico Limitato - zone à trafic limité (ZTL) dans le centre-ville. Plusieurs parkings souterrains sont en cours de construction dans le but de remédier au manque de places pour les voitures. Le trafic routier reste néanmoins un problème important pour la ville.

Jumelage et partenariats
Rome n'est jumelée qu'avec une seule ville : Paris, depuis 1956. "Solo Parigi è degna di Roma; solo Roma è degna di Parigi" qui veut dire "Seule Paris est digne de Rome; seule Rome est digne de Paris".

Rome a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec d'autres villes du monde :
- Achacachi, Bolivie
- Belgrade, Serbie
- Cincinnati, États-Unis d'Amérique
- New York, États-Unis d'Amérique
- Pékin, République populaire de Chine
- Plovdiv, Bulgarie
- Séoul, Corée du Sud
- Tōkyō, Japon
- Maroc Casablanca (Maroc)
- Espagne Marbella (Espagne)

Personnages célèbres
Si l'on excepte naturellement les innombrables personnalités de la République puis de l'Empire romain, à Rome sont nés aussi :
- Augusto Genina (1892-1957), cinéaste (né et décédé dans cette ville)
- Enrico Fermi (1901-1952), physicien
- Anna Magnani (1908-1973), actrice (née et décédée dans cette ville)
- Alberto Sordi (1920-2003), acteur (né et décédé dans cette ville)
- Elio Petri (1929-1982), réalisateur et scénariste
- Giancarlo Fisichella (1973-), pilote de Formule 1
- Francesco Totti (1976-), footballeur
- Eros Ramazzotti (1963-) chanteur
- Giorgia (1971-) chanteuse

À Rome sont décédés :
- Lucius Accius, auteur tragique latin (-170 - -86)
- Michel Ange, peintre de la chapelle Sixtine (1475 - 1564)
- Mischa Auer (1905-1967), acteur russe
- Pietro Germi (1914-1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Luchino Visconti (1906-1976), cinéaste
- Elio Petri (1929-1982), réalisateur et scénariste
- Renato Castellani (1913-1985), réalisateur

Anecdotes
Durant sa longue histoire, et étant donnée son importance, Rome a toujours eu une population caractérisée par d'importants flux migratoires ; ainsi, par tradition, un "vrai" Romain est une personne dont la famille a vécu à Rome depuis au moins sept générations. Aujourd'hui on considère qu'un individu né à Rome de parents nés à Rome est un "Romain de Rome", selon l'expression consacrée. 44 autres villes dans le monde portent le nom de Rome.
Rome : Histoire   
La Préhistoire
Les premières traces d'implantation humaine remontent à la culture de l'homme de Néanderthal. Suivit une période de stagnation, qui aboutit seulement à l'âge du fer à une nouvelle colonisation de la région. Celle-ci ne semble pas être l'oeuvre de populations autochtones, mais de migrations de souche indo-européenne, les Latins. La migration du groupe latino-falisque fut antérieure à celle du groupe ombro-sabellien, dont faisaient partie les Samnites, eux aussi d'origine indo-européenne. Il semble de toute façon que les deux migrations aient été provoquées par l'arrivée successive des Illyriens dans leurs zones d'origine respectives.

Histoire antique

Implantation latino-falisque
Les premières implantations dans la zone du Latium par des populations italiques indo-européennes, les Latins, remontent à l'âge du fer, une colonisation déclenchée par l'arrivée dans leurs régions d'origine de populations Illyriennes.

A l'origine, les Latins occupaient seulement une petite zone, dite "latius vetus" et dans les environs vivaient de nombreuses peuplades, dont la plus influente était les Étrusques. Les premiers campements s'installèrent sur le mont Palatin vers le Xème siècle avant Jésus-Christ mais s'étendirent rapidement dans les zones voisines. Le choix initial fut probablement dicté par la possibilité de franchissement à gué du Tibre mais, par la suite, elle se révéla précieuse en raison de sa bonne situation sur les routes commerciales de l'époque.

Quand commença la phase "historique" des peuples installés dans la péninsule, alors que les Falisques occupaient la vallée du Tibre entre les monts Cimini et les Sabatini, les Latins occupaient seulement une petite zone, dite "latius vetus», qui allait de la rive droite de la partie finale du cours du Tibre, des monts Albains jusqu'à la côte de la mer Tyrrhénienne. Leur territoire était limitrophe de celui sous influence de diverses autres populations, la plus importante étant certainement les Étrusques dont la zone d'influence commençait immédiatement sur la rive septentrionale du Tibre.

Les Volsques, d'origine osque, occupaient la partie méridionale du Latium et les monts Lepini ; les Aurunces la côte tyrrhénienne à cheval sur l'actuelle limite entre le Latium et la Campanie ; au nord, sur les Appennins, se trouvaient les Sabins ; à l'est les Aequiens. Dans la vallée du Trero, les Herniciens contrôlaient la route commerciale vers la Campanie, et entre Ardea et Anzio étaient insatallés les Rutules.

Les premiers campements de la future Rome surgirent sur le mont Palatin (Xème siècle avant Jésus-Christ) puis sur l'Esquilin et sur le Quirinal. L'emplacement choisi n'était certainement pas le plus salubre ; la zone était couverte de marais et d'étangs, et même s'il était cultivable grâce à la grande disponibilité en eau, il fut probablement choisi pour sa position à proximité de l'île tibérine.

L'île qui constituait le gué le plus pratique pour traverser le fleuve, était devenue le point d'intersection de deux axes commerciaux importants : l'un, reliant la côte à l'intérieur de la Sabine, était utilisé pour le commerce du sel qui représentait dans l'Antiquité un aliment fondamental pour la vie humaine et l'autre, reliant l'Étrurie à la Campanie des villes grecques, servait aux échanges commerciaux entre ces deux populations. Contrôler l'île signifiait maîtriser les trafics qui y transitaient et c'est très probablement de là que vient l'importance de Rome à ses débuts.

Fondation de la ville
Ainsi commença la période de la "Rome carrée", ainsi nommée d'après la forme carrée du mont Palatin, même si on ne peut pas encore parler d'une véritable ville. Le développement de cette implantation commence avec la domination étrusque.

On admet que Rome est née de l'association des tribus de la région (et de la réunion des villages qui occupaient le sommet des collines) vers le VIIIème siècle avant Jésus-Christ ; la tradition généralement admise - et reprise aussi par Varron (qui dans le De lingua latina jeta les bases de l'étude linguistique du peuple latin) - veut qu'elle ait été fondée par Romulus et Remus le 21 avril 753 avant Jésus-Christ; d'avis contraire était Ennius lequel dans ses Annales situe la fondation en 875, tandis que Fabius Quintus (qui au IIIème siècle avant Jésus-Christ prit part à la seconde guerre punique), se rapproche de la position de Varron la situant en 748.

Pour démontrer que déterminer la date exacte de la naissance de Rome n'a jamais été une tâche facile pour les historiographes, il faut dire que Lucius Cincius Alimentus (auteur d'écrits en forme d'annales) et l'historien grec Timée de Tauroménion (qui vécut environ trois cents ans avant Jésus-Christ) virent respectivement en 729 et en 814 la fondation de la future "ville éternelle" (pour Timée, donc, elle est presque contemporaine de celle de Carthage).

Tout ce qu'on peut dire sur le plan historique, c'est que la ville fut l'oeuvre des Étrusques. Le nom lui-même (Ruma) est étrusque, de cela on peut déduire le nom de celui qui fortifia ensemble les hauteurs, donnant une solide organisation interne aux diverses tribus, probablement un certain Romulius (qui deviendra Romulus), en relation, peut-être, avec une gens romaine, les Romilii.

Romulus sera le premier roi de Rome et six autres monarques lui succèderont, eux aussi probablement d'origine étrusque. À chaque souverain, on attribue généralement une contribution particulière dans la naissance et la création des institutions romaines et dans le développement socio-politique de la cité : Romulus est considéré comme le fondateur de la ville, à laquelle il donna ses principales institutions civiles et le Sénat, Numa Pompilius créa les principales institutions religieuses (parmi lesquelles le temple de Janus, le culte des vestales, la charge de Grand Pontife - pontifex maximus - la subdivision de l'année en douze mois avec, précisément règlementées, toutes les fêtes et célébrations religieuses), Tullus Hostilius, en battant les Sabins et en conquérant Alba Longa, amorça l'expansion territoriale dans le Latium, à Ancus Marcius on doit la fondation du port de Rome par excellence, Ostie, Tarquin l'Ancien érigea le temple de Jupiter et construisit le cloaca maxima, Servius Tullius divisa la population citadine en cinq classes de cens et construisit la première enceinte fortifiée (les murailles serviennes dont on peut observer quelques vestiges à l'intérieur du Forum Termini); le dernier roi fut Tarquin le Superbe qui, à cause de son comportement arrogant et de son mépris envers les citoyens et les institutions romaines, sera chassé par le peuple en 509 avant Jésus-Christ.

La déposition du dernier roi de Rome coïncida avec une période de fort déclin des Étrusques : ceux-ci en effet, dans leur expansion vers le sud, arrivèrent au contact des Grecs. À la suite d'un premier conflit avec les colons, commença la décadence. Rome réussit ainsi à se libérer du joug étrusque, après avoir chassé Tarquin le Superbe.

Les Étrusques laissèrent une influence durable sur Rome. Les Romains apprirent d'eux à construire des temples, et leur doivent l'introduction du culte d'une triade de dieux (Junon, Minerve et Jupiter) : Uni, Menrva et Tinia. Ils transformèrent Rome d'une communauté de bergers en une ville. Ils servirent encore d'intermédiaires dans la transmission d'éléments empruntés à la culture grecque, notamment la version occidentale de l'alphabet grec. Icône de détail Article connexe : Monarchie romaine.

Organisation sociale
Le pivot de l'organisation sociale était constitué par la famille, qui n'était pas fondée seulement sur les liens du sang, mais aussi sur un rapport juridique de patria potestas. Le chef en était le pater familias, auquel faisaient allégeance les fils, l'épouse, les filles, les petits enfants, leurs épouses, les esclaves, les liberti et les clients. Les diverses familles, selon les liens du sang, constituaient les gens.

Le droit romain attribuait seulement à ces gens la personnalité juridique. Très vite, Rome se peupla d'autres personnes, qui n'étaient ni esclaves, ni membres des gentes : ce n'étaient pas des patriciens et ils furent donc appelés plébéïens. Les plébeiens étaient des hommes libres, mais ils ne pouvaient pas fonder à leur tour une gens.

L'autorité du pater familias sur sa famille était illimitée, tant en droit civil qu'en droit pénal. L'autorité du roi était circonscrite aux devoirs militaires, à la politique étrangère et à arbitrer les conflits entre gentes.

Le peuple de Rome était à l'origine divisé en trois tribus (Ramnenses, Titientes, Luceres), principalement dans l'objectif du recrutement militaire, organisé en centuries. Les rois tentèrent d'affaiblir le pouvoir du patriciat, dans le but de reconnaître des gens d'origine étrangère, les genti minori.

République Romaine
Après l'an 500 avant Jésus-Christ, Rome s'allia avec d'autres villes latines pour leur défense commune contre les incursions des Sabins, tandis qu'entretemps, avant 400 avant Jésus-Christ, la puissance étrusque était confinée à l'intérieur de l'Étrurie. Rome commençait à émerger comme la ville dominante du Latium, mais en 387 avant Jésus-Christ (ou en 390 ?) elle fut mise à sac par des envahisseurs gaulois conduits par Brennos qui avait déjà envahi l'Étrurie. Par la suite et durant toute l'époque républicaine, l'état Romain reprit l'offensive et mena une longue série de guerres : elle conquit l'Étrurie, prit des territoires aux Gaulois dans le nord et repoussa les autres Latins et les populations samnites au sud. En 290 avant Jésus-Christ plus de la moitié de la péninsule était dominée par Rome. Au IIIème siècle avant Jésus-Christ même les cités grecques furent soumises.

Les guerres contre les diverses cités italiennes, celles contre les Gaulois, les guerres puniques et celle contre Philippe de Macédoine, permirent de consolider la domination sur l'Italie et d'entamer l'expansion en Espagne et en Macédoine. La date marquante de cette expansion en Méditerranée est l'an 146 avant Jésus-Christ, année au cours de laquelle, après un siège de trois ans et tant de guerres menées pendant un siècle contre Rome, Carthage tomba définitivement et fut complètement rasée au sol et aspergée de sel par les armées romaines de Scipion Émilien ; Corinthe, ville symbole de la résistance grecque à la politique d'expansion romaine, fut également conquise et détruite ; par ces deux grandes victoires, Rome abandonna son rôle de puissance régionale en Méditerranée occidentale pour assumer celui de superpuissance incontestée dans l'ensemble du bassin méditerranéen, qui depuis lors prit le nom de mare nostrum. Les classes dirigeantes s'ouvrirent à l'influence de la culture grecque et des oeuvres d'art et d'artisanat artistique furent importées en grand nombre de Grèce et des provinces orientales de culture hellénique.

Les problèmes induits par cette expansion, aussi importante que soudaine, que la République dut affronter furent énormes et de plusieurs sortes : les institutions romaines étaient jusqu'alors conçues pour administrer un petit État ; désormais les provinces (comparables aux colonies des États modernes, à ne pas confondre avec les colonies romaines proprement dites, lesquelles étaient des implantations de citoyens romains à plein titre, cives optimo iure, hors du territoire de la République mais relevant de l'administration directe de l'État romain) s'étendaient de l'Ibérie, à l'Afrique, à la Grèce et à l'Asie.

Arrivée massive d'esclave et bouleversement économique et sociale
Les guerres continuelles, à l'intérieur et à l'extérieur, mirent en outre sur le "marché" un très grand nombre d'esclaves, lesquels furent usuellement employés dans les exploitations agricoles des patriciens romains, avec des répercussions effroyables sur le tissu social. En effet, les petits propriétaires terriens furent rapidement en crise à cause de la concurrence accrue des latifondias esclavagistes (qui produisaient pratiquement à coût zéro), cela provoqua d'une part la concentration des terres cultivables en peu de mains et l'afflux d'une grande quantité de marchandises à bon marché, et d'autre part engendra la naissance d'un sous-prolétariat urbain : toutes les familles obligées de quitter les campagnes se réfugièrent dans l'urbs, où elles ne trouvaient ni travail, ni logement, ni de quoi se nourrir, ce qui provoqua de dangereuses tensions sociales habilement exploitées par les politiciens les plus madrés. Même la structure originelle de la famille, des relations sociales et de la culture romaine, fut profondément bouleversée.

Rome et l'hellénisation
Le contact avec une civilisation grecque plus évoluée et l'arrivée dans la ville de très nombreux esclaves helléniques (souvent plus cultivés et instruits que leurs maîtres) créa chez le peuple romain, en particulier dans la classe dirigeante, des sentiments et des passions ambivalents : d'une part on voulait (et ce sera réussi en grande partie à la fin) rajeunir, rénover, "déprovincialiser" les coutumes rurales romaines -mos maiorum- en introduisant des usages et des connaissances en provenance de l'Orient. Ce comportement permettra d'accroître significativement le niveau culturel des Romains, au moins chez les patriciens - il suffit de penser à l'introduction de la philosophie, de la rhétorique, de la littérature et de la science grecque - mais cela engendra aussi indubitablement une décadence des valeurs morales, dont témoigne la diffusion de coutumes et d'habitudes considérées même aujourd'hui comme moralement discutables. Tout cela naturellement n'arriva pas sans provoquer une vive résistance de la part des milieux plus conservateurs et rétrogrades de la communauté romaine.

Ceux-ci se rangèrent contre les cultures étrangères entachées de corruption des coutumes, d'indécence, d'immoralité, de sacrilège envers les rites religieux romains. Ces deux camps opposés furent bien représentés par deux groupes de pouvoir d'égale importance mais aux visions radicalement contraires : le cercle culturel des Scipions, qui donna à Rome quelques uns de ses chefs militaires les plus doués (Scipion l'Africain en premier), et le cercle de Caton, lequel lutta de façon acharnée contre l'hellénisation de l'art de vivre romain avec une ténacité et une vigueur légendaires (ou décriées selon les points de vue), pour la restauration du mos maiorum le plus ancien, authentique et originel, cet ensemble de coutumes et d'usages typiques de la Rome archaïque qui, selon Caton, avaient permis au peuple romain de rester uni face à l'adversité, de vaincre toute sorte d'ennemis, de soumettre le monde à sa volonté.

Ce conflit entre nouveaux et anciens, comme on peut l'imaginer, ne s'apaisa pas jusqu'à la fin de la République, au contraire on peut dire que cette opposition entre "conservatisme" et "progressisme" (termes à employer avec précaution lorsqu'on parle d'histoires romaines, en effet parler d'idéologie progressiste au sens moderne dans la société romaine, une société, au delà de tout romantisme, basée sur l'esclavage de masse, sur la romanisation des peuples y compris par la force, sur l'autoritarisme, sur la répression et sur un comportement intolérant et parfois même féroce envers quiconque osait mettre en discussion le pouvoir romain et ses lois, est à vrai dire un peu hors de propos) est restée présente dans toute l'histoire romaine, même à l'époque impériale.

La petite propriété terrienne mise en état de crise par les exploitations agricoles patriciennes (qui exploitaient le travail des esclaves), et les nouvelles influences culturelles provoquent de fortes tensions sociales à l'intérieur de la société romaine.

Au Ier siècle avant Jésus-Christ la République commence à se fissurer, les personnages les plus influents, affirmant fortement leur pouvoir personnel et se faisant les interprètes des besoins des masses défavorisées ou de la nécessité de maintenir le pouvoir aux mains des gens les plus importantes et les plus riches, conduisirent à la guerre civile. La République devra affronter également une révolte des esclaves menée par Spartacus.

D'autres conquêtes suivront, la Gaule et la Grande-Bretagne par Jules César, et les Romains iront jusqu'en Syrie et en Arménie.

Rome sous l'empire

Histoire médiévale
La chute de l'Empire romain d'Occident ne changea pas beaucoup les choses pour Rome. Odoacre et donc les Ostrogoths continuèrent, comme les autres empereurs, à gouverner l'Italie de Ravenne. Entretemps, le Sénat, bien que privé depuis longtemps de ses pouvoirs, continuait seul à administrer Rome, et le Pape était généralement issu d'une famille sénatoriale. Cette situation perdura jusqu'à ce que l'Empire romain d'Orient, sous le règne de Justinien Ier, prit la ville en 536.

Cependant la confrontation entre les Ostrogoths et les Byzantins s'exacerba, entraînant une série de guerres qui dévastèrent Rome et les territoires environnants. En 546 les Ostrogoths de Totila reprirent et saccagèrent la ville. Le général byzantin Bélisaire reprit Rome, mais encore une fois les Ostrogoths l'occupèrent en 549. Bélisaire fut remplacé par Narsès, qui arracha une fois pour toutes Rome des mains des Ostrogoths en 552. Comme résultat de la guerre permanente autour de Rome entre 530 et 550, la ville tomba en décadence, abandonnée et désolée.

L'empereur byzantin Justinien Ier (527-565) garantit des subsides à Rome pour entretenir les bâtiments publics, les aqueducs et les ponts. Ceux-ci dans le contexte d'une Italie appauvrie par les guerres récentes, n'étaient pas toujours suffisants. Justinien parraina également des savants, orateurs, physiciens et législateurs publics dans l'espoir que très vite davantage de jeunes auraient recherché une meilleure éducation. Après les guerres, le Sénat fut rétabli sur le papier, mais sous l'autorité d'un préfet et d'autres officiers nommés par les autorités byzantines à Ravenne

De toute façon, le pape était devenu l'une des principales figures religieuses de tout l'empire byzantin, et en réalité plus puissant à Rome que les sénateurs restants, ou que les officiers byzantins. En pratique, le pouvoir local à Rome était dans les mains du pape, et au cours des décennies suivantes, beaucoup des possessions de l'aristocratie sénatoriale et de l'administration byzantine furent absorbées par l'Église.

Le règne du petit-fils de Justinien, son successeur, Justinien II (565 - 578) verra les invasions des Lombards conduits par Alboïn (568), qui s'emparèrent des régions de Lombardie, Piémont, Toscane, Spolète et Bénévent, réduisant le pouvoir impérial à de petits territoires essentiellement côtiers, comme ceux de Ravenne, Naples et Rome. La seule ville de l'intérieur restée sous le contrôle byzantin était Pérouse, chef-lieu de la dernière bande de terre qui reliait Rome à Ravenne. En 578 et en 580, le Sénat, dans l'un de ses derniers actes enregistrés, dut solliciter le soutien de Tibère II Constantin de Byzance (578-582), contre les menaces voisines, le duc Faroaldo de Spoleto et le duc Zotto de Benevento.

Maurice Ier (empereur byzantin) (582 - 602) donna un nouveau cours au conflit en s'alliant avec Childebert II d'Austrasie (579 - 595). Les armées du roi franc envahirent les territoires des lombards en 584, 585, 588 et 590. Entretemps Rome souffrit beaucoup d'une désastreuse inondation du Tibre en 589, suivie de la peste en 590. À noter la légende de l'apparition, alors que le pape Grégoire Ier (590 - 604) à peine élu passait en procession près du tombeau d'Hadrien, d'un ange planant sur les constructions et dégainant son épée flamboyante comme signe que la peste allait cesser. Au moins la ville fut sauvée de la conquête des Barbares.

Agilulf, le nouveau roi lombard (591 - 616) réussit à établir la paix avec Childebert, réorganisa ses territoires et reprit les hostilités contre Naples et Rome à partir de 592. Avec l'empereur préoccupé par les guerres sur les frontières orientales et l'incapacité des exarques successifs à protéger Rome des invasions, Grégoire prit une initiative personnelle pour commencer les négociations d'un traité de paix. Conclu à l'automne 598 ce dernier n'obtint qu'ensuite la reconnaissance de Maurice Ier, mais il dura jusqu'à la fin de son règne.

La position du patriarche de Rome se renforça sous le règne de l'usurpateur Phocas (602 - 610). Phocas reconnut sa primauté sur le Patriarche de Constantinople et proclama le pape Boniface III (607) comme le "chef de toutes les Églises".

Durant le VIIème siècle, un afflux d'officiers et de clercs byzantins venus d'autres régions de l'empire renforça l'influence de la langue grecque dans les hautes sphères de l'Église. Cette forte influence culturelle byzantine n'amena toutefois pas toujours l'harmonie entre Rome et Constantinople. Dans la controverse sur le monothéisme les papes étaient soumis à de fortes pressions (parfois contraints par la force) dès qu'ils ne s'alignaient pas sur les positions théologiques changeantes de Constantinople. En 653, le pape Martin Ier fut déporté à Constantinople et, après un jugement, exilé en Crimée où il est mort.

En 663, Rome reçut la visite de Constance II, première visite impériale depuis deux siècles. Mais le profond fossé culturel (l'empereur parlait grec)ainsi que le peu d'aide concrète apporté firent de ce voyage un fiasco. Pendant le demi-siècle qui suivit, à part quelques tensions, Rome et la Papauté préférèrent continuer à suivre le gouvernement byzantin, en partie parce que l'alternative était le gouvernement lombard, et en partie parce que l'approvisionnement des Romains venait pour l'essentiel de domaines de la Papauté situés dans d'autres régions de l'Empire, en particulier en Sicile.

En 727, le pape Grégoire II refusa d'accepter le décret de l'empereur Léon III qui établissait l'[iconoclasme]. Léon tenta, sans succès, d'imposer l'iconoclasme à Rome par la force des armes. Il confisqua les domaines du pape en Sicile et transféra les terres précédemment ecclésiastiques de l'empire au patriarche de Constantinople. En pratique, Rome était expulsée de l'Empire byzantin.

Cela laissa Rome complètement aux mains des forces locales pour sa protection contre les invasions des Lombards, désormais encouragées même par les Byzantins. De nouvelles protections étaient nécessaires, et finalement, en 753, le pape Étienne II poussa Pépin le Bref, roi des Francs à attaquer les Lombards avec la bénédiction de la Papauté.

Au IXème siècle, le pape Léon IV commanda la construction d'un mur tout autour d'une zone depuis la partie opposée au Tibre des sept collines de Rome, qui reçut le nom de ville léonine.

La Rome des papes et de la Renaissance
Les historiens parlent d'une sorte d'échange entre les milieux pontificaux et les Francs, les premiers concédant aux seconds, à Pépin le Bref d'abord et à Charlemagne ensuite, le charisme impérial, qui devait les rattacher à l'Empire romain "d'Occident" pour la défense de la Chrétienté, et recevant en retour la reconnaissance d'une prétendue "donation de Constantin" en faveur du pouvoir temporel de l'Église sur la ville de Rome et les territoires avoisinants.

Le pouvoir croissant du pape l'amena inévitablement à affronter l'Empire byzantin, irrité du rôle politique toujours plus ouvertement et librement assumé par l'Église, le conflit culmina dans la controverse sur l'iconoclastie, refusée par le pape Grégoire II. L'empereur byzantin Léon III, finit par exclure Rome de l'Empire, si bien que Rome ne put alors compter que sur son alliance avec les Francs, grâce auxquels la ville ne tomba pas aux mains des nombreux ennemis qui l'entouraient.

C'est à cette époque que furent effectivement constitués les États pontificaux, dont Rome était la capitale, qui devint rapidement le centre mondial du Christianisme de rite latin. Le pouvoir du Pape ne lui permettait pas encore de gouverner ni de défendre l'État, mais il devait rapidement s'accroître et les expériences républicaines perdirent de l'importance, jusqu'à leur disparition complète. En outre, à l'époque de la Renaissance, Rome devint également un très important foyer culturel, qui disputait à Florence et à Venise les innovations artistiques les plus significatives.

Quand Pépin III défit les Lombards en 756, Rome devint la capitale des États pontificaux, une entité territoriale au moins nominalement gouvernée par la Papauté. En pratique, le gouvernement de la ville était disputé par de nombreuses factions de la noblesse romaine, le pape, le Saint Empire romain germanique et, occasionnellement, des insurrections républicaines. Après la suppression de la République de 1434, la Papauté soumit le gouvernement de Rome à la bureaucratie ecclésiastique. À cette époque, Rome devint le centre mondial du Christianisme et joua un rôle politique qui en fit une des ville les plus importantes du vieux continent. Dans les arts, si Florence était le foyer de l'humanisme et de la Renaissance, Rome fut le centre du baroque, dont l'architecture influença beaucoup ses quartiers centraux.

Au XVIème siècle, une partie du centre de la ville est délimitée par le Portico di Ottavia, pour la création du fameux Ghetto romain, où les Juifs de la ville furent contraints de vivre. Icône de détail Article détaillé : Sac de Rome (1527).

Histoire contemporaine

Rome durant l'unification de l'Italie
A la fin du XVIIIe et au XIXème siècle, les mouvements révolutionnaires qui caractérisèrent cette époque n'ont pas exclu Rome. Le gouvernement des papes fut interrompu par la courte existence de la République romaine (1798)) instituée par des envoyés du Directoire. L'organisation politique était inspirée du modèle de la Révolution française.

Une autre République romaine surgit en 1849, dans le courant des révolutions de 1848. Deux des plus influentes figures de l'unification italienne, Giuseppe Mazzini et Giuseppe Garibaldi combattirent pour l'éphémère république, dont le premier fut nommé triumvir avec Carlo Armellini et Aurelio Saffi.

En particulier le pape s'opposa au processus d'unification de l'Italie qui allait conduire à la réunification de toute la péninsule sous le contrôle des Savoie. Le retour du pape Pie IX à Rome, avec l'aide des troupes françaises, exclut Rome du processus d'unification qui se traduisit par la deuxième guerre d'indépendance italienne et par l'expédition des Mille, à la suite de laquelle toute la péninsule italienne, excepté Rome et Venise, fut réunifiée sous le règne des Savoie.

En 1870, commença la guerre franco-prussienne, et l'empereur français Napoléon III n'était plus en mesure de protéger les États pontificaux. L'armée italienne entra dans Rome (prise de Rome) par la Porte Pie le 20 septembre, après trois heures de canonnade. Rome et le Latium furent annexés au royaume d'Italie.

A l'origine, le gouvernement italien avait offert à Pie IX de conserver la Ville léonine, mais le Pape refusa l'offre parce qu'y souscrire aurait signifié accepter la souveraineté de l'Italie sur son domaine. Pie IX se déclara prisonnier au Vatican, même si en réalité il n'était pas empêché d'entrer ni de sortir. La capitale du royaume fut officiellement transférée de Florence à Rome seulement en 1871.

La ville que les Savoie choisirent comme capitale de l'Italie était bien loin, en 1871, de posséder les qualités d'une capitale européenne. Histoire, ruines et pittoresque à volonté - mais aucune trace de bourgeoisie libérale, une noblesse bigote et ignorante, une foule de prêtres et de soeurs qui vivaient des rentes des biens ecclésiastiques, un peuple ignorant et miséreux (celui-là même à qui Belli avait érigé le monument de ses Sonnets) - moins de 250 000 habitants, analphabètes à 70 %, malaria et des brigants aux abords à peine franchie la porte San Paolo, aucune industrie au sens moderne du terme.

En trente ans, jusqu'en 1900, la population a doublé, ainsi que la ville bâtie. On ne peut nier que le nouveau royaume d'Italie ait investi à Rome (non sans spéculer, et en cela les classes propriétaires citadines ne sont pas en reste). Mais en somme, être une capitale est une activité productive en soi - et Rome entra dans la civilisation moderne et reprit sa croissance.

La ville contemporaine
La Rome d'aujourd'hui reflète les stratifications des époques de sa longue histoire, mais c'est aussi une métropole grande et moderne. Le vaste centre historique contient de nombreux vestiges de la Rome antique, quelques vestiges peu nombreux de l'époque médiévale, de nombreux trésors artistiques de la Renaissance, nombre d'églises et de palais baroques, avec beaucoup d'exemples de l'Art nouveau, du néoclassicisme, du modernisme, du rationalisme et d'autres styles artistiques des XIXe et XXème siècle, la ville peut être considérée comme une sorte d'encyclopédie vivante de 3000 ans d'art occidental.

Le centre historique s'identifie avec les limites des antiques murailles impériales. Certaines zones ont été restructurées à la suite de la réunification (1880-1910 Rome Umbertina), et quelques adjonctions et adptations furent réalisées pendant la période fasciste, avec la création de la Via dei Fori Imperiali et Via della Conciliazione face au Vatican (pour la construction de laquelle une grande partie du Borgo adjacent fut détruite ; et la fondation de nouveaux quartiers (parmi lesquels Eur (construit en vue de l'Exposition universelle de 1942), San Basilio, Garbatella, Cineville, Trullo, Quarticciolo, et, sur la côte, la restructuration d'Ostie) et l'annexion des villages limitrophes (Labaro, Osteria del Curato, Quarto Miglio, Capannelle, Pisana, Torrevecchia, Ottavia, Casalotti). Cela a entraîné une extension vers le sud-est, le long des voies Tiburtine, Prenestine, Casiline, Appia Nouvelle. La ville a dépassé le cours de l'Aniene d'un côté et s'estétendue vers la mer de l'autre, au nord-ouest elle a englobé Monte Mario. Ces extensions étaient nécessaires pour faire face à la grande croissance démographique due à la centralisation de l'État italien.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Rome a souffert de lourds bombardements (notamment à San Lorenzo) et de batailles (Porta San Paolo, La Storta) et fut déclarée "ville ouverte". Cependant Rome évita une destruction totale comme à Berlin ou Varsovie. La ville tomba aux mains des Alliés le 4 juin 1944. Ce fut la première capitale d'une puissance de l'Axe à tomber.

Après la guerre, Rome continua à s'étendre du fait de l'administration croissante et de l'industrie italienne, avec la création de nouveaux quartiers et faubourgs. La population actuelle est officiellement d'environ 2,8 millions d'habitants, mais les jours ouvrables on estime qu'elle dépasse 3,5 millions. C'est une croissance notable comparée au passé, en effet le nombre d'habitants était de 138 000 en 1825, de 244 000 en 1871, de 692 000 en 1921 et de 1 600 000 en 1961. Tout autour de la ville, s'est créé un réseau de quartiers périphériques en continuelle expansion, ce qui a engendré une série de problèmes sociaux et économique.

Rome accueillit les Jeux Olympiques d'été de 1960, utilisant de nombreux sites antiques comme la villa Borghèse et les thermes de Caracalla pour les accueillir. Pour ces jeux olympiques de nouvelles structures ont été créées, comme le Stadio Olimpico, le grand stade olympique (qui fut par la suite encore rénové et agarndi pour accueillir les qualifications et la finale de la Coupe du Monde de football de 1990 de la FIFA), le village olympique (créé pour héberger les athlètes et transformé après les jeux en un quartier résidentiel).

Beaucoup de monuments de Rome ont été restructurés par l'État italien et par le Vatican à l'occasion du Jubilé de 2000.

En tant que capitale de l'Italie, Rome accueille les principales institutions de la nation, comme la présidence de la République, le gouvernement et les ministères, le parlement, les principales cours judiciaires, et les délégations diplomatiques de toutes les nations auprès de l'État italien et du Vatican (curieusement, Rome accueille dans la partie italienne de son territoire, l'ambassade italienne auprès du vatican, cas unique d'une ambassade installée à l'intérieur des frontières de son propre pays.). De nombreuses institutions internationales ont leur siège à Rome, institutions culturelles, scientifiques ou humanitaires comme par exemple la FAO.

Aujourd'hui, Rome est l'une des plus importantes destinations touristiques du monde, grâce à son immense patrimoine archéologique et à ses trésors artistiques, mais aussi pour ses traditions uniques et la beauté de ses vues et de ses villas. Parmi les curiosités les plus intéressantes, il y a de nombreux musées (musées Capitolins, musée du Vatican, Galerie Borghèse, et beaucoup d'autres), des églises, des constructions historiques, les monuments et les ruines du Forum romain et des Catacombes.

Parmi les centaines d'églises, Rome héberge les cinq principales basiliques de l'Église catholique : Sait-Pierre du Vatican, Saint-Paul-hors-les-murs, Sainte-Marie Majeure, Saint-Laurent-hors-les-murs et Saint-Jean de Latran, siège du diocèse de Rome et centre spirituel de l'Église catholique. L'évêque de Rome est le Pape, assisté d'un vicaire (normalement un cardinal) pour ses activités pastorales. Rome est probablement l'unique ville au monde qui contienne un État (le Vatican dans ses limites communales.

Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rome
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_ville_de_Rome
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Rome