| | | Bayon d'Angkor Thom Angkor (Cambodge)
| | | | Bayon d'Angkor Thom : Visite virtuelle |  | 10 sections et 80 éléments |
Bayon d'Angkor Thom : Architecture extérieure (10)
|  | Enceinte est (3) approx. entre 1200 et 1290 The outer gallery encloses a courtyard in which there are two libraries (one on either side of the east entrance). Originally the courtyard contained 16 chapels, but these were subsequently demolished by the Hindu restorationist Jayavarman VIII.
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| | Bayon d'Angkor Thom : Horaires |  |
tous les jours de 06h00 à 18h30,
Tarifs : Forfaits permettant de visiter tous les monuments d'Angkor :
- 1 jour : 20 US$
- 3 jours : 40 US$
- 7 jours : 60 US$
L'entrée est libre tous les soirs à partir de 17h00 en achetant un billet pour le lendemain, pour assiter au coucher de soleil sur Angkor Vat (réserver son trishaw dès qu'on arrive à Siem Reap). La route qui est y conduit est aussi encombrée que les Champs-Elysées le soir, durant la haute saison touristique.
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| | Bayon d'Angkor Thom : Guide de visite |  |
Tout se paie en US$ (forfaits, taxis, catalogues ...).
Il convient de changer ses euros en US$ à Siem Reap.
La visite à vélo est très vivement déconseillée. | | Bayon d'Angkor Thom : Description |  |
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Un route de 1.5 kilomètres conduit de la porte sud d'Angkor Thom au Bayon. Les visiteurs accèdent à l'entrée principale du monument, en le contournant par la droite, par une longue terrasse orientale à redents garnie de lions et de nâgas-balustrades. Le Bayon se présente, contrairement à Angkor Vat, dans les conditions d'éclairage les plus favorables à l'aube et en début de matinée. Chaque visage, hors d'échelle, se double de son profil et se multiplie à l'infini. Pierre Loti écrira qu'il fallait, "en pleine mêlée de ronces et de lianes ruisselantes, se frayer un chemin à coups de bâton. La forêt l'enlace étroitement de toutes parts, l'étouffe et le broie. D'immenses figuiers, achevant de le détruire, y sont installés partout jusqu'au sommet de ses tours qui lui servent de piédestal. Voici les portes : des racines, comme des vieilles chevelures, les drapent de mille franges ..."
Contrairement à Angkor Vat, à l'aise dans ses enceintes successives et offrant l'harmonieux équilibre de ses tours et galeries, le Bayon ressemble à une cathédrale comprimée à l'intérieur de ses deuxièmes galeries, de 70 mètres sur 70, dans le cadre trop étroit de sa troisième enceinte, de 140 mètres sur 160. Les cinquante tours à quatre visages, qui jaillissent de plans différents, donnent une impression d'escalade.
Le Bayon est moins une oeuvre d'architecte que la traduction des spéculations d'âme d'un grand mystique, le roi bouddhiste Jayavarman VII. Les quatre visages de chaque tour, qui regardent aux quatre points cardinaux, sont des images du bodhisattva Lokeçvara, le père du souverain. Ces tours, comme l'indiquent de courtes inscriptions gravées sur les piédroits mentionnant un grand nombre de divinités considérées comme émanations, tant brahmaniques que bouddhiques, du bodhisattva Lokeçvara, étaient des sanctuaires. La tour centrale abritait l'idole du royaume, le Devarâja (Bouddha roi) des temples montagnes brahmaniques. Retrouvée brisée en 1933 à quatorze mètres de profondeur, au cours d'une fouille dans l'axe de la tour centrale, cette statue de 3,60 mètres sera reconstituée et remise aux autorités.
L'enchevêtrement confus des bâtiments du Bayon est sans doute le résultat de remaniements successifs qui peuvent dater du règne de Jayavarman VII ou d'époques postérieures.
Le temple comprend :
- une galerie extérieure de troisième enceinte, à niveau constant, avec quatre pavillons d'angle et quatre gopuras
- une cour pourtournante divisée en courettes par seize bâtiments aujourd'hui, avec, à l'est, deux bibliothèques haut perchées édifiées sur un remblai vers la fin des travaux
- une galerie de deuxième enceinte à niveau variable, avec quatre tours d'angle et trois tours intermédiaires sur chaque face, celle du centre formant gopura
- un système de galeries formant une croix redentée, avec tours d'angle et quatre courettes en équerre
- une terrasse supérieure en croix portant le sanctuaire central, construite par Jayavarman VII en dernier lieu,
- un massif central circulaire (chose rare chez les Khmers) de plus de 25 mètres de diamètre à la base, dont la pointe domine de ses 43 mètres les chaussées de la ville.
Les bas-reliefs
Le Bayon est le seul temple possédant deux galeries concentriques sculptées de bas reliefs, la galerie intérieure, dont le décor est achevé, était presque exclusivement réservée à des sujets mythologiques d'inspiration brahmanique. La galerie extérieure, au contraire, accessible à la masse des fidèles, étant consacrée, à côté de scènes de la vie courante, à certains épisodes historiques (défilés et batailles) du règne de Jayavarman VII.
Les bas reliefs à registres superposés du Bayon, moins stylisés et plus profondément ciselés que ceux d'Angkor Vat, sont une source de documentation remarquable par le soin apporté à la représentation des détails. Le registre inférieur représentait, pour les Khmers ignorants des lois de la perspective, le premier plan, et le registre supérieur, l'horizon.
La visite des bas-reliefs, partant de l'entrée orientale, commence logiquement par la moitié sud de la face est. La progression s'opère en conservant le monument à sa droite, selon le rite du pradakshina. | | Bayon d'Angkor Thom : Histoire |  |
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Ce temple de culte bouddhique, construit par Jayavarman VII, sera dégagé de Commaille de 1911 à 1913). Les travaux de reprise du sommet du massif central seront entrepris par G. Trouvé en 1933 et l'anastylose des tours à visages et du massif central par M. Glaize de 1939 à 1946. Le Bayon est le temple d'Angkor qui a posé le plus d'énigmes aux archéologues. La datation de sa construction sera basée, jusqu'en 1923, sur une fausse identification du Mont Central mentionné dans l'inscription de Sdok Kak Thom. Le Bayon cessera alors d'être le temple montagne de Yaçodharapura, capitale du roi Yaçovarman à la fin du IXème siècle, pour devenir le sanctuaire officiel de la dernière ville d'Angkor Thom, reconstruite par Jayavarman VII à la fin du XIIème siècle.
Les remparts d'Angkor Thom
Les remparts, dont la face sud se trouve à 1.700 mètres au nord de l'entrée axiale d'Angkor Vat forment un carré de trois kilomètres de côté enfermant un espace de 900 hectares. Construits en latérite sur près de 8 mètres de hauteur, ils sont couronnés d'un parapet sans créneaux. Ils sont entourés d'un fossé large de cent mètres de largeur et coupés par cinq portes monumentales à figures.
Les quatre Prasat Chrung (petits temples) d'angle des remparts sont dédiés, comme la ville, au bodhisattva Lokeçvara. Ils renferment une stèle inscrite mentionnant la fondation par Jayavarman VII d'un Jayagiri grattant de son faîte le ciel brillant et d'une Jayasindhu touchant par sa profondeur insondable au monde des serpents. Les murailles et des fossés d'Angkor Thom sont comparés ici, selon l'habitude des Khmers, à la montagne et à l'océan qui entourent la terre.
Les portes d'Angkor Thom
Le plan d'occupation de la ville, centré sur le Bayon, était divisé en quatre secteurs par des chaussées axiales, probablement bordées de bassins-fossés. Une cinquième voie d'égale importance, axée sur le Palais Royal, se dirigeait vers l'est. Une chaussée en remblai permettait de traverser la douve à hauteur des portes de la cité. "Des deux côtés - écrira Tcheou Ta Kouan - il y a cinquante-quatre génies de pierres semblables à des généraux de pierre, gigantesques et terribles. Les parapets sont en pierre taillés en forme de serpents, à neuf têtes. Les cinquante-quatre génies retiennent de la main le serpent et afin de l'empêcher de fuir".
Cette double rampe en forme de nâga représenterait symboliquement un arc-en-ciel qui, dans la tradition indienne, est le trait d'union entre le monde des hommes et le monde des dieux, matérialisé sur la terre par la ville royale. En y ajoutant les deux rangées de géants, devas (dieux) à gauche, asuras (démons) à droite, les constructeurs ont suggéré le mythe du Barattage de la Mer de Lait effectué de concert par les dieux et les géants pour en extraire la liqueur d'immortalité, l'amrita.
La figuration plastique du barattement, effectué avec le fossé pour océan et l'enceinte (plus spécialement la porte) pour montagne, est une sorte d'opération magique destinée à assurer au pays l'ambroisie de la victoire et de la prospérité.
Les cinq portes, toutes semblables, étaient en médiocre état de conservation. Celles du nord et du sud seront restaurées de 1944 à 1946. D'une hauteur totale de plus de 23 mètres et construite en grès, chacune forme un groupe de trois tours alignées. La principale, à deux visages opposés, était flanquée de deux autres plus petites à un seul visage. L'ensemble répondait à la même abstraction que les tours à quatre visages du Bayon : la puissance royale s'étendant sur les quatre points cardinaux. La base est ornée de superbes motifs d'éléphants à trois têtes (la monture d'Indra) dont les trompes descendent verticalement pour cueillir des touffes de lotus. | | | Oeuvre(s) associée(s) |  |
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