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Turquie > Pamukkale > Hiérapolis Pamukkale
Hiérapolis Pamukkale


Hiérapolis Pamukkale

Inscription au Patrimoine Mondial par l'Unesco : 1988

Pamukkale (Turquie)

Situé au sommet d'une falaise haute de près de 200 m dominant la plaine, des sources chargées de calcite ont créé à Pamukkale ("château de coton" en turc) un paysage irréel fait de forêts minérales, de cascades pétrifiées et d'une succession de vasques en gradins. C'est là que la dynastie des Attalides, rois de Pergame, créa la station thermale de Hierapolis, vers la fin du IIéme siècle avant Jésus-Christ. Le site abrite les ruines d'établissements thermaux, de temples et d'autres monuments grecs.
   Hiérapolis Pamukkale : Visite virtuelle   12 sections et 1 élément
Hiérapolis Pamukkale : Architecture extérieure (9)

Hiérapolis


Temple d'Apollon

Le temple d'Apollon, avec qui étaient regroupées plusieurs divinités chthoniennes, était bâti sur une faille d'où sortaient des vapeurs délétères.







Hiérapolis Pamukkale : Cimetières (1)


Hiérapolis Pamukkale : Panoramas (1)

Pamukkale

Hiérapolis Pamukkale : Services (1)


Hiérapolis Pamukkale : Description   
Pamukkale - littéralement "le château de coton" - est le nom que les Turcs donnèrent, après la conquête de l'Anatolie, au site extraordinaire de Hiérapolis où, à la faveur d'une faille, des sources thermales chargées de calcite ont créé un paysage irréel peuplé de constructions fantastiques : forets minérales, cascades pétrifiées, succession des vasques en gradins d'un immense nymphée naturel. Ce phénomène géologique n'est pas rare. Il revêt ici une apparence particulière en modelant, dans un cadre superbe, au pied des monts Côkelez, une falaise de 100 â 200m de haut qui domine la plaine de Cürüksu.

Hiérapolis est un exemple exceptionnel d'ensemble thermal gréco-romain installé volontairement dans un site naturel extraordinaire dont les virtualités thérapeutiques ont été systématiquement exploitées sous forme d'immenses bassins de natation et de piscines chaudes, dans divers établissements thermaux. L'hydrothérapie n'était pas dissociée des pratiques religieuses, elles-mêmes mises en rapport avec des cultes locaux. Le temple d'Apollon, avec qui étaient regroupées plusieurs divinités chthoniennes, était bâti sur une faille d'où sortaient des vapeurs délétères. Le théâtre du temps des Sévères est décoré d'une admirable frise retraçant une procession rituelle et un sacrifice à Artémis éphésienne; la nécropole, qui s'étire sur deux kilomètres, offre un panorama très étendu des cultes funéraires de l'époque gréco-romaine.

Les monuments chrétiens de Hiérapolis, construits entre le IVe et le VIe siècle, constituent un exemple éminent d'ensemble architectural paléochrétien avec cathédrale, baptistère, églises. Le monument le plus important, situé hors les murs au nord- ouest de la ville, précédé d'un escalier monumental, est le martyrium de Saint Philippe. Cet édifice de plan octogonal est remarquable par la savante organisation d'un espace central disposant autour de l'octogone chapelles rayonnantes, salles polygonales ou pièces triangulaires afin de s'inscrire dans un carré ceint de cellules rectangulaires et entouré de portiques.
Hiérapolis Pamukkale : Histoire   
Prêtant aux sources qui jaillissent à 35 degrés centigrades des vertus curatives égales a leur pouvoir de métamorphose du paysage, les Anciens fondèrent, vers la fin du IIe siècle avant Jésus-Christ, une station thermale sur le site même : l'initiative de cette ville neuve hellénistique, caractérisée par son plan régulier, revient à la dynastie des Attalides, rois de Pergame, même s'il n'est pas sûr qu'Eumène II (ca. 197-159 avant Jésus-Christ) en fut l'instigateur.

Hiérapolis connut le destin de beaucoup de cités hellénistiques d'Asie Mineure. Passée définitivement sous contrôle romain en 129 avant Jésus-Christ avec tout l'héritage du roi de Pergame, Attale III, elle prospéra sous ses nouveaux maîtres. C'était une ville cosmopolite où se côtoyaient Anatoliens, Gréco-Macédoniens, Romains et Juifs. Les sources chaudes qui attiraient des foules de curistes avaient une autre utilisation : elles servaient a dégraisser et â teindre la laine. Ville thermale, ville sainte, Hiérapolis était aussi un centre important de l'industrie textile.

Au Ier siècle de notre ère, en dépit des séismes qui la ravagèrent a deux reprises, elle restait prospère et peuplée. Une tradition ancienne veut que l'Apôtre Philippe l'ait évangélisée et Y ait été crucifié, sous Domitien, vers l'an 87. Les IIème et IIIème siècles marquèrent l'apogée de la ville romaine. Le déclin ne s'amorça - comme pour Ephese - qu'après 330 lorsque Constantin inaugura solennellement la "Nouvelle Rome", Constantinople. Encore faut-il souligner que Hiérapolis resta, à la période byzantine, l'une des deux métropoles de la Phrygia Pacatiana et le siège d'un évêché. D'imposants monuments chrétiens, une forteresse bâtie sur la falaise témoignent de cette ultime phase de son histoire.
Hiérapolis Pamukkale