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Saint-Sauveur-in-Chora


Saint-Sauveur-in-Chora
Kariye cami müzesi - Eski Hora Bizans kilisesi
Istanbul (Turquie)

   Saint-Sauveur-in-Chora : Visite virtuelle   5 sections et 56 éléments
Saint-Sauveur-in-Chora : Architecture extérieure (1)


Façades (3)
entre le XIème et le XIVème siècle
Une grande coupole s'élève au-dessus de la nef de plan carré, deux plus petites s'élèvent au-dessus du narthex, et une au-dessus du paracclésion.
Saint-Sauveur-in-Chora : Architecture intérieure (4)


Esonarthex (9)
La Vie de la Vierge
Narthex intérieur
entre le XIème et le XIVème siècle
Les vingt mosaïques de l'esonarthex représentent la vie de la Vierge, inspirée essentiellement de l'Evangile apocryphe de saint jacques écrit au IIème siècle. Ce récit inspirera de nombreux artistes au Moyen-Age.

Exonarthex (26)
Narthex extérieur
approx. entre 1320 et 1321
Les scènes de l'Enfance du Christ, inspirées des Evangiles, ornent les panneaux semi circulaires de l'exonarthex. Le récit commence sur le mur nord par la vision d'un ange dans un rêve à Joseph. Les panneaux suivants représentent Marie et Joseph partant pour Bethléem, le Recensement, la Nativité de Jésus et le Massacre des Innocents.

Nef (5)

entre le XIème et le XIVème siècle
Trois panneaux ornent la nef de l'église. La Dormition de la Vierge, placée au-dessus de la porte d'entrée principale, est la mosaïque la mieux conservée de l'édifice. Allongée sur son lit funéraire, la Vierge est veillée par le Christ et les Apôtres assis.

Paracclésion (13)

approx. entre 1320 et 1321
Les fresques du paracclésion auraient été exécutées peu de temps après les mosaïques, soit vers 1320. L'Anastasie du cul-de-four de l'abside atteste de la fonction funéraire de la chapelle. Le Christ vainqueur de la mort, debout sur les portes de l'Enfer, tire Adam et Eve de leurs tombeaux. Satan gît à ses pieds.
Saint-Sauveur-in-Chora : Horaires   

Ouvert tous les jours sauf mardi
09h30 à 17h00 (16h00 en hiver),

Saint-Sauveur-in-Chora : Guide de visite   
Flash et trépied sont interdits.
Saint-Sauveur-in-Chora : Description   
L'église Saint-Sauveur-in-Chora ou Musée de Kariye est située dans le quartier de la Porte d'Edirne (Edirnekapi). Son nom vient du grec "chora" qui veut dire "dans les champs", soit hors des murs de la ville construits par l'empereur Constantin. Le monastère sera incorporé à l'intérieur de la deuxième muraille construite par l'empereur Théodose en 413. Le bâtiment religieux, détruit par un séisme en 557 sous l'empereur Justinien, sera reconstruit. Victime d'un nouveau tremblement de terre au VIIIème siècle, il sera une nouvelle fois restauré.
Saint-Sauveur-in-Chora : Histoire   
Le Patriarche Germain Ier (715-730) sera enfermé dans le monastère après avoir été déposé en raison de son opposition à la politique iconoclaste de l'Empereur Léon III l'Isaurien. Le lieu de culte sera déserté durant le règne de Constantin V (780-797) et la phase la plus aiguë de la controverse iconoclaste. Siméon, supérieur du monastère, participera activement au Second Concile de Nicée (787), qui autorisera le culte des images. Confié à des moines orthodoxes qui négligeront son entretien, le monastère tombera en ruine. Marie Doukaina, femme d'Isaac Ier Comnène (1057-1059) et parente de l'impératrice Catherine, fera édifiée une nouvelle basilique en forme de croix, surmontée d'une coupole.

Le Grand Logothète du Trésor (Contrôleur du Trésor privé) Théodore Métochite (1270-1331), grand savant et humaniste au temps d'Andronic II Paléologue (1282-1328), investira sa fortune dans la restauration des lieux. L'érudit, qui apparaît offrant son église à Dieu dans le tympan au-dessus de la nef, fera rajouter l'exonarthex et le paracclésion. Il fera exécuter par les plus grands artistes de son époque, entre 1315 et 1321, le décor de mosaïques et de fresques visible aujourd'hui. Théodore Métochite, exilé lorsque Andronic III (1328-1341) usurpera le trône à son grand-père, sera autorisé à finir ses jours dans le monastère de Chora où il décédera le 13 mars 1331 et sera enterré.

L'icône miraculeuse et protectrice de la Hodeguetria (Celle qui montre le Chemin), exécutée selon la tradition par l'Evangéliste Saint Luc et conservée dans le monastère de la Panaghia Hodeguetria, était promenée le long des remparts de la ville lorsqu'elle était assiégée. L'historien Ducas, dans son récit de la Prise de Constantinople, que la Poterne de Xylokerkos sera ouverte pour permettre aux défenseurs de tenter une sortie le 27 mai. L'icône, placée à Chora située à proximité, n'empêchera pas les assiégeants de pénétrer dans la ville. Le monastère sera pillé, les pierres précieuses incrustées autour de l'image pieuse arrachées, et l'icône détruite.

L'église sera transformée mosquée en 1511 ("Kariye Camii") sur ordre d'Atik Ali Pasa, Grand Vizir de Bayazit II. Les mosaïques et fresques seront recouvertes d'un badigeon de chaux qui les préservera. Redécouvertes au XIXème siècle, les images seront restaurées entre 1948 et 1959 par l'Institut Byzantin Américain. A l'exception de quelques fragments de mosaïques du XIème siècle, comme le Christ Pantocrator (le Tout Puissant) placé au-dessus de la porte qui sépare l'exonarthex de l'exonarthex, les mosaïques et les fresques à fond d'or de l'église datent du XIVème siècle. Elles comptent parmi les plus belles du monde byzantin.
Article(s) en relation   
Le Second Concile de Nicée (787)
Le chanoine Adolphe-Charles Peltier, dans son Dictionnaire universel et complet des conciles publié dans l'Encyclopédie théologique en 1847, rapporte les travaux du second concile oecuménique de Nicée (787) qui rétablira l'usage des images religieuses.
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