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Sanctuaires et temples de Nikko


Sanctuaires et temples de Nikko

Inscription au Patrimoine Mondial par l'Unesco : 1999

Nikko (Japon)

   Sanctuaires et temples de Nikko : Visite virtuelle   44 sections et 44 éléments
Sanctuaires et temples de Nikko : Architecture extérieure (40)

Mausolée de Taiyuin








Sanctuaire Futirasan-jinja





Sanctuaire Toshogu






Gojunoto
Gojûnotô
Pagode à cinq étages
entre 1650 et 1818
Offerte par un seigneur féodal (daimyo), cette pagode de quatre étage sera reconstruite en 1815, après un incendie. Chaque étage représente, dans l'ordre ascendant, un élément (la terre, l'eau, le feu, le vent et le ciel).

Omotemon (4)
Niomon
1636
La Niomon est gardée par deux Nioh terrifiants. Le premier ouvre la bouche pour prononcer le première lettre du sanscrit (ah), le second la ferme pour énoncer la dernière lettre (un).




Kyozo
Kyôzô
Bibliothèque octogonale pour sutras
1636
Le Kyôzô, avec sa bibliothèque tournante comprenant des milliers de volumes de soûtras, dont certains datent du début du XVIIème siècle.







Haiden (1)
Sanctuaire
1636
This building consisting of three chambers is a perfect realization of the Gongen-zukuri, a Japanese architectural style in which the Honden (main hall) and the Haiden (worship hail) are linked in an H shape by a central stone-floored chamber called the Ishinoma.


Temple Rinnoji









Zone de Sannai


Shinkyo
Pont des Serpents
1636
Le célèbre Pont des Serpents traverse la Daiya et marque l'entrée du centre historique de Nikko. Il se situe à l'endroit où Shodo Shonin traversa la rivière sur le dos de deux serpents, selon la légende.
Sanctuaires et temples de Nikko : Parc(s) et jardin(s) (2)

Temple Rinnoji


Zone de Sannai

Sanctuaires et temples de Nikko : Transports (1)

Temple Rinnoji

Comment se rendre à Nikko (7)
2005
Le trajet entre Tokyo et Nikko dure environ 3 heures, avec un changement à la gare d'Utsunomiya. Le tarif est de 2.520 Yens. Le Shinkansen Bullet Train (Tokyo/Utsunomiya), plus rapide sur la première section, entraine un supplément de prix de 2,400 Yens.
Sanctuaires et temples de Nikko : Description   
Les sanctuaires et temples de Nikko forment un ensemble d'édifices religieux, témoins d'une tradition séculaire, dans un cadre naturel exceptionnel. Depuis des siècles, il constitue un lieu sacré et, aujourd'hui encore, connaît une pratique religieuse régulière. Le site évoque aussi des heures glorieuses de l'histoire du Japon, en particulier autour de la figure emblématique du grand shogun Tokugawa Ieyasu.

Le caractère singulier des sanctuaires et temples de Nikko tient à la conjonction de valeurs très fortes : une longue tradition cultuelle, un très haut niveau de réalisation artistique, une alliance saisissante entre l'architecture et l'aménagement du cadre naturel, un lieu de mémoire national. Ils sont étroitement liés à la mémoire des shoguns Tokugawa. D'autres sites peuvent refléter telle ou telle de ces valeurs, mais cette conjonction fait de Nikko un "bien culturel" exceptionnel.

Les sanctuaires et temples de Nikko représentent autant de chef d'oeuvres dus au génie des premiers architectes japonais. Les deux mausolées - le Tôshôgû et le Taiyû-in Reibyô - sont une illustration parfaite du style architectural connu comme "Gongen-zukuri", forme la plus aboutie de l'architecture religieuse de l'époque. Ce style devait exercer une grande influence sur les bâtisseurs de sanctuaires et de mausolées des générations suivantes.

Ces édifices démontrent l'ingéniosité et la créativité des architectes qui ont réalisé ce paysage architectural. La décoration exubérante introduite ici était inconnue jusque là dans l'histoire du Japon et les édifices étaient disposés et colorés à dessein et avec efficacité pour s'intégrer parfaitement dans le paysage. Ils offrent aussi une parfaite représentation u style architectural de la période Edo appliqué aux sanctuaires shintoïstes et aux temples bouddhistes, style qui se caractérise par ses mausolées. Les bâtiments du Tôshôgû en particulier constituent une source d'informations importante sur ce style architectural japonais.

Les édifices religieux et leur environnement constituent un exemple typique d'espace religieux traditionnel japonais, directement associé à la perception shintoïste des rapports avec la nature, où les montagnes et les forêts ont une charge religieuse et sont objets de vénération. Nikko est d'ailleurs un lieu de culte toujours en activité, où se déroulent souvent des manifestations traditionnelles bien vivantes dans l'esprit et la vie quotidienne du peuple.

Les sanctuaires et temples de Nikko constituent un ensemble qui s'inscrit dans un cadre naturel aménagé par l'homme pour former un site ayant valeur de paysage culturel associatif comme décrit au paragraphe 39 des Orientations devant guider la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial.
Sanctuaires et temples de Nikko : Histoire   
Les temples et sanctuaires de Nikko sont liés à l'origine à un culte qui remonte à la fin du VIIIème siècle, quand un moine bouddhiste, Shôdô, érigea les premiers édifices au flanc de la montagne de Nikko, laquelle était vénérée comme montagne sacrée depuis les temps les plus anciens. Certains édifices des deux ensembles Futarasan-jinja et Rinnô-ji remontent à cette période.

A la fin du XIIème siècle, le shogunat Kamakura s'établira dans la région du Kanto. Nikko s'affirmera davantage encore, tant par son site montagneux que par les édifices religieux, comme un lieu sacré majeur du Kanto. Les troubles de la période Muromachi, au XVIème siècle, entraîneront un relatif abandon du site.

Les temples seront réhabilités au début du XVIIème siècle. Nikko sera choisi comme site pour la construction du Tôshôgû, un sanctuaire avec plusieurs édifices destiné à accueillir le mausolée de Tokugawa Ieyasu, le fondateur du shogunat Tokugawa. Ce régime exercera le pouvoir durant plus de 250 ans de l'histoire japonaise. Depuis cette époque, Nikko rempli un rôle politique très important en symbolisant la souveraineté nationale, aussi bien aux yeux des autorités locales qu'à l'égard des dirigeants des pays voisins, dont les émissaires venaient rendre hommage à Ieyasu, personnage déifié.

Le gouvernement Meiji décidera, en 1871, de répartir le site et les édifices religieux qui relevaient d'une seule entité religieuse, en trois ensembles, confiés à trois organisations religieuses distinctes : Futarasan -jinja et Tôshôgu au culte shintoïste, et Rinnô-ji au culte bouddhiste. Cette réorganisation entraînera le déplacement et la restauration de certains édifices. Le caractère sacré et prestigieux du site garantira la sauvegarde de Nikko qui, dès 1897, sera placé sous une protection légale renforcée ensuite à plusieurs reprises.

Description

Le Futarasan-jinja

Consacré à trois divinités du mont Nantai, il forme un ensemble d'édifices dont 23 sont inscrits comme "Biens culturels importants" selon la Loi de protection des biens culturels. La plupart ont été restaurés ou construits au XVIIème siècle, selon les traditions anciennes, exerçant une influence générale à travers le Japon dans l'aménagement des sanctuaires.

Parmi les édifices les plus remarquables, il faut citer le Honden et le Haiden, coeur du sanctuaire, le Bestugû Takino-o-jinja Honden, dont le plan de construction remonterait à l'an 825, et le Shin-yosha, le plus ancien témoignage du style architectural qui allait inspirer les premières phases de construction du Tôshôgû.

Le Sinkyô dépend également du Futarasan-jinja. Ce pont sacré enjambe la rivière Daiya et daterait de la période Muromachi. C'est en 1636 qu'il a reçu sa configuration actuelle : un pont de bois laqué au vermillon, reposant sur des piliers de pierre massifs. Le tablier du Sinkyô, emporté par une inondation catastrophique en 1902, sera restauré à l'identique en 1904.

Le Tôshôgû


70 Ko
Ce sanctuaire, fondé dans la première moitié du XVIIème siècle, comporte un grand nombre d'édifices, dont 37 sont inscrits comme "Biens culturels importants", tandis que les édifices suivants sont inscrits comme "Trésors nationaux".

- Un ensemble de trois chambres sacrées illustre parfaitement le dispositif architectural en forme de H dénommé "Gongen-zukuri" dans lequel le Honden, chambre principale, est reliée au Haiden, oratoire, par un corridor pavé de pierres, appelé Ishinoma.
- Le Shômen Karamon et le Haimen Karamon, chef d'oeuvre d'artisanat et de décoration, inspiré d'un style étranger qui lui a donné le nom courant de "porte chinoise".
- Le Yômeimon, érigé en 1636, probablement l'oeuvre architecturale la plus connue de Nikko, est un édifice chargé d'une décoration d'une infinie variété.
- Le Tôzai Sukibê est un mur de quelque 160m, datant aussi de 1636, qui entoure l'ensemble Honden, Ishinoma et Haiden.
- Le Tôzai Kairô, corridor de 220 mètres, dont la partie sud est ornée de 25 panneaux sculptés, entoure sur trois côtés le même ensemble Honden, Ishinoma et Haiden.

Le Rinnô-ji

Ce temple bouddhiste, dont les origines remontent au VIIIème siècle, est resté en permanence un lieu de culte. Des constructions importantes ont été ajoutées au début de la période Edo, notamment en 1653, pour aménager le mausolée du troisième shogun Togukawa Iemitsu. Il comporte de nombreux édifices, dont 37 sont inscrits comme "Biens culturels importants".
L'ensemble de forme et de style "Gongen-zukuri" formé par le Taiyû-in Reibyô Honden, Ainoma et Haiden est inscrit comme "Trésor national". Il constitue un pur chef d'oeuvre d'architecture et de décoration.

Le site


71 Ko
Un aménagement paysager séculaire a produit une insertion remarquable des temples et sanctuaires dans le cadre naturel. Au flanc des pentes montagneuses, les édifices sont disposés de manière à ménager divers effets visuels. La perception des perspectives et de l'échelle des constructions est conditionnée par les proportions étudiées des escaliers, des murs de soutènement et des parois qui cloisonnent l'espace. Il s'en dégage une impression saisissante d'harmonie et de recueillement.

Des milliers de cèdres seront plantés au moment de l'aménagement du Tôshôgû, au début du XVIIème siècle, Ils ont aujourd'hui atteint leur pleine maturité. Cette forêt de cryptomeria offre un écrin naturel extraordinaire pour les sanctuaires et les temples, contribuant, de manière déterminante, à la beauté et au caractère sacré du site.

Protection

Les édifices inscrits comme "Trésors nationaux" (9) ou comme "Biens culturels importants" (94) en vertu de l'article 27 de la Loi de protection des biens culturels font l'objet d'une protection juridique et de mesures de gestion et de conservation strictes L'ensemble du site, en particulier dans ses valeurs de patrimoine naturel, comporte diverses zones de protection. Certaines sont fixées depuis très longtemps : depuis le XVIIème siècle, dans des mesures réglementaires et, antérieurement, dans des dispositions coutumières.

De nombreux visiteurs fréquentent les sanctuaires et temples de Nikko. En 1996, sur un total de quelque 1,7 millions de visiteurs, 550.000 étaient des étudiants en voyage scolaire et 20.000 des visiteurs étrangers.

Conservation

La conservation des sanctuaires et temples de Nikko s'inscrit dans un contexte de respect des traditions séculaires de conservation et de restauration ainsi que de maintien des pratiques religieuses liées à un site considéré comme sacré. Très tôt, une approche méthodique est adoptée. C'est ainsi qu'un remarquable manuscrit, daté de 1753, contient de nombreux commentaires sur les travaux du XVIIème siècle que les moines ont consignés par écrit.

Des indications très précises y sont données, en rapport avec les structures architecturales et les travaux de décoration, pour former un document de référence très précieux régulièrement consulté de nos jours. Ce manuscrit indique, par exemple, les prescriptions traditionnelles pour les couleurs, avec références précises sur les pigments et leur lieu de provenance. Cette pratique de tenue minutieuse des archives a été respectée jusqu'à nos jours. Sous la Restauration Meiji sra adopté le Décret de 1871 relatif à séparation des cultes shintoïste et bouddhiste. A Nikko, deux sanctuaires shintoïstes et un temple bouddhiste furent confiés à trois organisations religieuses distinctes. Dans ce cadre, quelques édifices, en nombre heureusement limité, furent supprimés, transformés ou déplacés. Un terme sera mis à ces atteintes à l'intégrité du site historique par la constitution, en 1879, d'une "Association pour la conservation des sanctuaires et des temples de Nikko", appelée Hokôkai, encore active aujourd'hui et par l'adoption, en 1897, d'une Loi pour la préservation des sanctuaires et des temples.
Sanctuaires et temples de Nikko : Plus de photos   
Sanctuaires et temples de Nikko