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Turquie > Xanthos > Létôon
Létôon


Létôon

Inscription au Patrimoine Mondial par l'Unesco : 1988

Xanthos (Turquie)

   Létôon : Visite virtuelle   7 sections et 2 éléments
Létôon : Architecture extérieure (7)



Nymphée romain

La topographie urbaine du centre monumental de la ville présentait, à l'époque romaine, deux axes de circulation se croisant à angle droit sur une place dalée. Cette place était dominée par une nymphée et ponctuée par un arc monumental (le Dipylon). Au long des deux axes, se succédaient une première place (agora supérieure), bordée par une basilique civile, puis une deuxime place en contrebas.


Temple d'Apollon
IIème siècle
Les Lyciens feront construire trois nouveaux temples à l'apogée de la Confédération lycienne (IIème siècle avant Jésus-Christ), pour remplacer les précédents : deux temples ioniques (pour Léto et Artémis), un temple dorique pour Apollon.

Temple d'Artémis
IIème siècle avant J.C.
Les Lyciens feront construire trois nouveaux temples à l'apogée de la Confédération lycienne (IIème siècle avant Jésus-Christ), pour remplacer les précédents : deux temples ioniques (pour Léto et Artémis), un temple dorique pour Apollon.

Temple de Léto
2 avant J.C.
Les fouilles livreront des traces de temples construits pour chacune des trois divinités grecques, Léto, Artémis et Apollon introduites au même moment vers 400 avant Jésus-Christ par le dynaste lycien nommé Arbinas, véritable initiateur de la culture grecque en Lycie.

Théâtre


Le théâtre est assez bien conservé mais le bâtiment de scène a complètement disparu (nombreux blocs à terre).
Létôon : Description   
Le Létôon offre l'opportunité d'étudier le passage d'un modeste lieu de culte indigène à un grand sanctuaire national hellénisé, ensuite gagné par le christianisme. Les lieux de cultes indigènes lyciens sont pratiquement inconnus en dehors du Létôon. Celui-ci est probablement né vers le VIIème siècle, autour d'une source où étaient vénérées des divinités locales des eaux appelées Elyanas en lycien. Les fouilles livreront des traces de temples construits pour chacune des trois divinités grecques, Léto, Artémis et Apollon introduites au même moment vers 400 avant Jésus-Christ par le dynaste lycien nommé Arbinas, véritable initiateur de la culture grecque en Lycie. Ces temples constituent le seul témoignage clair d'architecture religieuse vernaculaire dans toute la Lycie. Leur implantation au sol, au pied d'une falaise artificielle aménagée, montre un cas exceptionnel d'architecture religieuse programmée.

Les Lyciens feront construire trois nouveaux temples à l'apogée de la Confédération lycienne (IIème siècle avant Jésus-Christ), pour remplacer les précédents : deux temples ioniques (pour Léto et Artémis), un temple dorique pour Apollon. L'ensemble sera entouré de portiques et complété par un théâtre. Plusieurs de ces édifices sont exceptionnellement bien conservés. L'époque romaine verra des aménagements importants, dont celui du Nymphée complété par un lieu de culte en l'honneur de l'empereur Hadrien. Le site semble avoir été abandonné au VIIème siècle, alors qu'on y avait déjà élevé une église chrétienne (au profit de laquelle les temples d'Apollon et d'Artémis furent détruits).

La moisson épigraphique récoltée tant à Xanthos qu'au Létôon, très abondante, nous renseigne sur l'existence de cultes indigènes (Arkésimas, le "roi de Caunos") et sur la vie politique (découpage de la population, dépendance par rapport aux satrapes perses). Des textes bilingues (grec-lycien) apporteront leur contribution au déchiffrement (encore très incomplet) de la langue lycienne. On citera notamment le grand texte du "pilier inscrit", la plus longue inscription lycienne actuellement connue. Un ensemble de textes rédigés en grec, accompagnés de la traduction en lycien à l'usage des habitants lyciens, concernent le dynaste Arbinas. Ils évoquent des membres de son entourage qui comptait plusieurs Grecs. On ne saurait oublier la stèle trilingue - lycien, grec, araméen (langue utilisée pour les décrets officiels du pouvoir perse) - découverte au Létôon en 1973, qui rapporte les modalités d'organisation du culte d'une divinité appelée Roi de Caunos.

L'épigraphie d'époque romaine est également très riche.
Létôon : Histoire   
Le Létôon, principal sanctuaire religieux de la Lycie antique, sera administré par la cité de Xanthos avant de devenir le sanctuaire fédéral de tous les Lyciens à la grande époque de la Confédération lycienne (à partir du milieu du IIème siècle avant Jésus-Christ et jusqu'au début de l'Empire).

Une légende rapporte que Léto accouchera d'Artémis à Ortygie et d'Apollon à Délos. Toutes les déesses, sauf Héra et Ilithye (la déesse des naissances) assisteront aux douleurs qui dureront neuf jours. Iris devra corrompre Ilithye pour qu'elle délivre Léto à l'insu d'Héra. Léto emmènera ses nouveau-nés en Lycie afin de les laver dans le Xanthe. Les bergers, qui s'opposeront à elles, seront chassés par des loups. Léto donnera le nom de Lycie (loups) au pays et transformera les bergers en grenouilles.

Les Anciens expliqueront ainsi la fondation du sanctuaire et la présence des monuments dont on voit encore les vestiges : une Nymphée et trois temples, respectivement consacrés à Léto et chacun de ses enfants. L'ensemble était complété par des portiques et par un théâtre. Comme dans tout sanctuaire, mais particulièrement du fait de son rôle de sanctuaire fédéral, on y affichait les textes des décisions officielles gravées sur pierre, d'où l'abondance des trouvailles épigraphiques qu'on y fait aujourd'hui. Létôon sera abandonné dans les premiers siècles de l'époque byzantine, tandis que la ville de Xanthos restera active jusqu'en plein Moyen-Age.
Létôon : Plus de photos   
Létôon