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Bali


Bali
Denpasar
Bali (Indonésie)

   Bali : Visite virtuelle   25 sections et 155 éléments
Bali : Architecture extérieure (14)


Palais de Puri Saren Agung (8)
Palais royal d'Ubud

Situé dans le centre d'Ubud sur la route principale, en face du marché et à l'extrémité de la route qui conduit plus au nord à la forêt des singes, le Puri Saren Agung est également connu sous le nom de palais d'Ubud.


Temple de Tanah Lot (11)
Pura Tanah Lot

XVIème siècle
Le Tanah Lot est un rocher célèbre de Bali, sur lequel repose un temple baptisé le Pura Tanah Lot. C'est l'un des endroits les plus visités et photographiés de l'île, notamment à l'aube et au crépuscule.

Tirtagangga (9)
1948
Le dernier roi d'Amlapura fit construire à flanc de pente, en 1947, des pavillons autour de bassins d'ablution dominant les rizières. Ceux-ci furent endommages lors du tremblement de terre de 1963, et il ne reste aujourd'hui que quelques pièces d'eau.


Temple de Gunung Kawi (13)
Pura Gunung Kawi
XIème siècle
Gunung Kawi abrite des mausolées taillés dans le roc au IIème siècle, qui renferment les urnes funéraires et les dépouilles du roi Anak Wungsu, qui régna de 1049 à 1077, et de ses favorites et fils.

Temple de Tirta Empul (11)
Pura Tirta Empul
Le temple de la Source Sacrée

Le temple de Tira Empul près de Tampaksiring est vénéré par les balinais car il possède en son sein des sources sacrées aux pouvoirs magiques.

Reliefs de Yeh Pulu (6)

Yeh Pulu est une paroi de roche recouverte d'un bas-relief, située à approximativement un kilomètre de Goa Gajah.

Goa Gajah (8)
XIème siècle
Le Goa Gajah, qui signifie la caverne de l'éléphant, date du XIème siècle. Cette grotte à la forme d'un T. Elle est ornée, à l'entrée, d'une tête monstrueuse de Kala et d'une forme humaine qui semble écarter la roche de ses mains pour en sortir. La caverne renferme plusieurs tombeaux et une statue d'éléphant.

Sanctuaire de la forêt des singes (3)


Le sanctuaire de la forêt des singes est localement connu comme sanctuaire sacré de Mandala Wisata Wanara Wana.

Temple Dalem Purwa (9)
Pura Dalem Purwa

Le Pura Dalem est le temple réservé au culte des morts et des âmes en cours de purification.

Temple Penyiwian Kayuslem (4)
Pura Penyiwian Kayuslem

Ce temple de Kintamani est mitoyen avec le Pura Dalem Purwa. C'est un temple de village.

Goa Lawah (4)
1007
Goa Lawah signifie "grotte des chauve-souris" dans la langue balinaise. Le sanctuaire est construit face d'une grotte qui abrite des milliers de spécimens. Fondé en 1007 par Empu Kuteran, le temple de Goa Lawah est situé entre Kusamba et Padangbai. Il a la réputation de porter chance et est l'un des 9 kayangan jagat qui sont des temples directionnels protégeant Bali des mauvais esprits.

Temple Uluwatu (2)
Pura Luhur Uluwatu

Pura Uluwatu est un temple construit au sommet d'une falaise. Le sanctuaire semble perché face à la mer, au-dessus des rouleaux légendaires appréciés des surfeurs dans le sud de l'île.
Bali : Evènements (2)


Crémation (8)

Selon des textes sanscrits, écrits probablement vers -1000, la mort est la rupture de l'homme d'avec le monde médian, celui de l'existence humaine, en vue d'une accession au monde supérieur, celui de l'entité spirituelle.

La danse du Barong à Batubulan (8)
La danse du Kris

Le Barong est une créature mythique représentant la Bien et les Forces existant sur la terre. Le Rangda, la reine des sorcières qui représente le Mal, s'oppose à lui.
Bali : Panoramas (4)


Rizières en terrasse (3)


Les propriétaires de rizières appartiennent à une subak, coopérative qui regroupe tous ceux dont les lopins de terre sont proches les uns des autres et bénéficient de la même source d'irrigation.

Mont Agung, lac de Pelokan et volcan Batur (3)
Gunung Agung


Le mont Agung, le point culminant de Bali (3.142 m), est le centre de l'univers religieux. Il aurait été dressé par les dieux hindouistes quand l'islam les contraignit à fuir Java.

Pantai Uluwatu (2)

Pantai Uluwatu, situé sur la presqu'île de Bukit dans le sud de Bali, est réputé pour son spot de surf exceptionnel qui ne compte pas moins de sept breaks. On y accède par un long escalier.

Baie de Jimbaran

La presqu'île de Bukit est rattachée au reste de l'île par un isthme étroit qui abrite l'aéroport. La plage de sable blond de Jimbaran, en anse de panier, aux eaux relativement tranquilles et frangée de cocotiers, est sans danger.
Bali : Ville(s) (5)


Kuta (6)

Kuta est une ville de la côte sud-est de Bali, et un spot de surf mythique (en pratique plusieurs spots de surf).

Ubud (5)

Ubud est une commune située au centre de Bali, qui est considérée comme le berceau des arts et le centre culturel de l'île. Son nom est itré d'Ubad (médecine en balinais). Ubud compte environ 8.000 habitants.

Candidasa (4)
Candi Dasa

La baie de Candidasa est une des plus belles de Bali. La barrière de corail qui la protégeait a été exploitée pour faire de la chaux, transformée en béton pour construire des habitations.

Tenganan Pegringsingan (3)
Tenganan Pegeringsingan

Tenganan est un vieux village situé dans le district de Manggis, approximativement à 65 km de Denpasar et 3 km de Candidasa.

Sanur (2)

Sanur, sur la côte sud-ouest de l'île, dispose d'une plage qui s'étire sur trois kilomètres. Plus huppée que Kuta, est sortie de l'ombre lorsque certains artistes sont venus s'y installer, notamment le peintre belge Le Mayeur.
Bali : Horaires   

Le soleil se lève vers 06h00 et se couche au plus tard à 18h00, quelle que soit la saison. Le décalage horaire avec l'Europe est de 6 heures en été et 7 heures en hiver.,


Tarifs :
La monnaie nationale est la roupie indonésienne ou rupiah (Rps). L'euro est accepté partout. Si vous avez des dollars en liquide, préférez les grosses coupures aux petites, et emportez des billets postérieurs à l'an 2000. On peut retirer de l'argent avec une carte de paiement dans de nombreux distributeurs ATM de l'île.
Tout se négocie à Bali, mise à part les restaurants et les épiceries.
Les hôtels indiquent généralement leurs prix en US$. Même lorsque les prix sont affichés, il est facile d'obtenir 30 à 40 % de rabais, surtout si vous restez plus d'une nuit.
Ne louez pas de moto sans avoir le permis de conduire international. Il est obligatoire.
Pour visiter l'île, faites appel à un taxi et négociez un forfait sur la base des endroits où vous voulez aller. Avec un peu d'effort, vous obtiendrez facilement 50% de rabais sur le prix proposé.
Refusez d'aller visiter les soi-disants artisans implantés au nord de Denpasar. C'est un piège à gogos comme le guide du routard les aime.
Pour vos achats, sachez que le prix négocié se situe généralement au tiers du prix demandé par le vendeur.

Bali : Guide de visite   
Etant située près de l'équateur, Bali ne compte que deux saisons :
- Saison sèche : de mai à novembre/décembre.
- Saison pluvieuse : de janvier à avril. Le mois de juillet est en général le plus frais et le plus sec de l'année, le mois de janvier le plus humide.
Bali : Description   
Bali est une île d'Indonésie située entre les îles de Java et de Lombok. Elle fait partie des petites îles de la Sonde. Sa superficie est de 5.637 km2, ce qui correspond à une taille moyenne d'environ 80 km sur 120. Sa population était d'un peu plus de 3 millions habitants en 2003, soit une densité de 594 habitants/km2. Elle forme une province dont la capitale est Denpasar.

Divisions administratives
La province de Bali est divisée en huit kabupaten (départements) qui correspondent aux anciens royaumes qui existaient dans l'île à l'arrivée des Hollandais :
- Badung, chef-lieu Denpasar,
- Bangli,
- Buleleng, chef-lieu Singaraja,
- Gianyar,
- Karangasem, chef-lieu Amlapura,
- Klungkung (l'ancien Gelgel), chef-lieu Semarapura,
- Negara,
- Tabanan.
- et d'une kota (municipalité) : Denpasar.

Le nom des autres chefs-lieux est le même que le kabupaten.

Population
La langue balinaise fait partie du groupe dit "bali-sasak" de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes.

Bali présente l'originalité d'être la seule île d'Indonésie à être restée essentiellement hindouiste.

En dehors de Bali, on trouve encore aussi des populations restées hindouistes dans l'île voisine de Java, notamment les Osing de la région de Banyuwangi (Java Est), mais aussi dans la région de Blitar, dans la région du Tengger autour du volcan Bromo et sur les flancs de volcan Lawu à l'est de Solo. Banyuwangi est héritière de la principauté de Blambangan, vassale de Bali au XVIème siècle.

Il existe quelques communautés balinaises qui ont conservé des traditions pré-hindouistes. On les appelle Bali Aga. Les deux plus connues sont le village de Tenganan, dans le kabupaten de Karangasem, et celui de Trunyan au bord du lac Batur.

Rites et cérémonies
Comme de nombreux autres groupes ethniques indonésiens, les Balinais sont détenteurs d'une culture originale, qui est un des éléments de l'attrait touristique de l'île - avec les risques de perte d'authenticité que cette exploitation comporte. Une de ses manifestations les plus spectaculaires est la danse dont il existe plusieurs types, souvent dansés par de très jeunes filles (le legong). On note aussi la musique très caractéristique, exécutée par le gamelan, le théâtre qui met en scène, entre autres, le mythique barong.

Hindouistes, les Balinais procèdent à la crémation de leurs morts. Cette circonstance est l'occasion de ce qui a toute l'apparence d'une fête, avec défilé dans la ville, musique de gamelan, offrandes de toutes natures déposées sur le catafalque du défunt avant la crémation dans une ambiance bon enfant et décontractée.

L'originalité des rites qu'on y trouve, tels que le limage des dents ou la réclusion des jeunes filles, est motivée par l'existence d'un type d'hindouisme propre à Bali : Agama Tirtal.

Littérature
On divise la littérature traditionnelle balinaise en trois groupes, sur la base de la langue utilisée : vieux-javanais, moyen-javanais (encore appelé, "javano-balinais" ou "balino-javanais") et balinais.

Le premier groupe montre le rôle fondamental joué par Bali dans la préservation de l'héritage littéraire de Java avant l'islamisation. La majorité des textes javanais de cette période, dont le Nagarakertagama écrit en 1365 à Majapahit, nous sont en effet connus par des copies préservées à Bali et à Lombok.

La tradition balinaise décrit l'aristocratie de l'île comme les descendants de princes du royaume hindouiste de Majapahit dans l'est de Java. Deux événements seraient à l'origine de cette filiation. Le premier, raconté dans le Nagarakertagama, serait la victoire en 1343 d'une armée de Majapahit sur "le roi de Bali", un monstre à tête de cochon aux pouvoirs surnaturels. Les officiers de cette armée se seraient établis à Bali, créant quelques unes des lignées royales actuelles. Le deuxième serait la victoire des armées musulmanes sur Majapahit, qui aurait provoqué la fuite des prêtres, aristocrates et artistes vers Bali. En réalité, quand les troupes du royaume musulman de Demak ont conquis en 1527 le territoire qui avait été celui de Majapahit, ce royaume n'existait plus. À l'est de l'ancienne Majapahit, la principauté de Blambangan est restée hindouiste et s'est placée sous la protection de Bali.

L'anthropologue Clifford Geertz, dans The Interpretation of Cultures (p. 332), voit dans ces récits un mythe destiné à légitimer le pouvoir de l'aristocratie balinaise sur le peuple. Au début du XVIIIème siècle, les rois balinais ont tenté trois expéditions vers le site de Majapahit pour se rendre en pèlerinage sur ce qu'ils considéraient comme la terre de leurs ancêtres. Ce qui est certain, c'est que c'est dans l'île voisine de Lombok qu'on a retrouvé un exemplaire du Nagarakertagama, dans le palais du roi balinais, après sa prise par les Hollandais en 1894. La petite histoire dit que c'est un officier hollandais qui a sauvé ce précieux document, alors qu'un soldat allait le brûler.

Jusqu'à la perte de Blambangan, Bali s'est toujours efforcé de garder un lien avec la terre de Majapahit. La littérature en moyen-javanais est surtout composée de kidung, chansons de geste qui relatent des légendes sur l'âge d'or de Majapahit. Les plus connus sont le Kidung Rangga Lawe, qui raconte la révolte du prince Rangga Lawe de Tuban contre son suzerain, le roi de Majapahit, le Kidung Sunda, qui chante une histoire d'amour malheureux entre le roi Hayam Wuruk et la princesse Dyah Pitaloka, fille du roi de Sunda, ce qu'on appelle le "cycle de Panji", un autre prince javanais, et de nombreuses histoires aux héros plus populaires, comme le cycle de Calon Arang avec sa sorcière Rangda. L'argument de la majorité des kidung est situé à Java. Le Pararaton ou "Livre des rois", chronique qui décline la généalogie des rois du royaume Singasari dans l'est de Java et de son successeur Majapahit, est une autre oeuvre importante écrite en moyen-javanais.

Comme ces textes ne sont connus que par des manuscrits trouvés à Bali, il est pour l'instant difficile de déterminer s'il s'agit d'un héritage javanais pré-islamique ou de l'oeuvre de lettrés balinais encore "javanisés". La perte de Blambangan à la fin du XVIIIème siècle est donc un événement fondamental sur le plan culturel. En outre, il enlève aux souverains balinais leur dernier lien à Java, et séparera physiquement les deux îles jusqu'à la conquête hollandaise de Bali.

Bien entendu, les Balinais ont aussi écrit dans leur propre langue, surtout pour les chroniques de leurs propres royaumes, appelées babad comme à Java. Leur principal but était d'établir la généalogie des familles de l'aristocratie. Certaines babad ont un intérêt surtout littéraire. D'autres constituent des sources historiques de valeur.

Comme dans le reste de l'Indonésie, il y a à Bali des artistes qui créent selon une démarche personnelle. Ils peuvent prendre des éléments de leur culture traditionnelle, ou même s'en inspirer, mais fondamentalement, leurs oeuvres sont le reflet d'un univers intérieur qui leur est propre.

Artisanat et Arts
Les amateurs d'artisanat de toutes qualités, bois, pierre, béton, coquillages, argent, textiles (y compris le batik, qui est une technique javanaise), seront séduits par les réalisations balinaises. Le bois est notamment travaillé à Mas, l'argent à Celuk, et le batik à Ubud.

L'architecture et la décoration sont également un domaine de prédilection des balinais et des architectes du monde entier y trouvent leur inspiration.

Tourisme
Bali est la seule véritable destination touristique internationale de l'Indonésie.

Bali fait partie de l'imaginaire occidental depuis les années 1930, lorsque des artistes européens et américains décident de s'y installer.

Toutefois, ce tourisme occidental reste confidentiel et élitiste jusqu'au début des années 1970. C'est l'époque où le régime de Soeharto entreprend de développer un tourisme de masse reposant sur Bali. Un bureau d'études français est consulté, dont les conclusions sont les suivantes :
Il faut un lieu à grande capacité d'accueil.
Ce lieu doit être proche d'un aéroport.
Les touristes doivent être relativement isolés de la population locale.
Le concept de Nusa Dua est né.

Comme de nombreuses régions d'Indonésie, Bali se caractérise par la beauté de ses paysages, l'agrément de son climat, l'originalité de sa culture. L'île est la principale destination touristique de l'Indonésie. L'aéroport international de Denpasar est le 3ème d'Indonésie par son trafic, et la première porte d'entrée du pays en nombre de visiteurs. Il faut environ 15 heures d'avion pour rallier Bali depuis l'Europe.

Les principales stations hôtelières sont dans le sud de l'île :
- Kuta, très fréquenté par les surfers australiens
- Nusa Dua, complexe d'hôtels 4 étoiles
- Jimbaran, ou s'alignent sur la plage paradisiaque plus de 100 restaurants de fruits de mer avec barbecues de plein air
- Legian, juste au nord de Kuta, plus calme et plus huppé
- Lovina Beach, sur la côte nord de l'île

Si on va à Bali pour ses plages et son soleil, on y retourne pour sa vie culturelle intense et la beauté de ses paysages intérieurs, notamment ses temples et ses rizières en terrasses.

Les sportifs trouvent aussi leur compte avec la plongée sous-marine (club francophone à Sanur), le surf, le trekking, les descentes de rivières.

Les randonneurs pourront gravir les pentes du mont Agung, point culminant de l'île ou bien celles du mont Batur, seul volcan actif.

La modicité du coût de la vie à l'intérieur des terres (on y vit correctement pour 10 euros par jour, logement compris) conduit cependant de nombreux artistes et intermittents du spectacle à établir dans des villes comme Ubud leurs quartiers d'hiver. Les Balinais sont par ailleurs très hospitaliers envers les touristes en séjour libre dans les losmen (petits hôtels ventilés, mais non climatisés), et les initient volontiers à l'univers de l'hindouisme.
Bali : Histoire   
Il y a 5000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers les Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien, dont Bali. Les Austronésiens sont sans doute les premiers grands navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Le plus ancien document écrit trouvé à Bali est un texte religieux bouddhique inscrit sur des tablettes d'argile au sud de Pèdjèng; l'écriture permit de dater ces tablettes du VIIIème siècle. Les premiers documents datés ne paraissent qu'au Xème siècle. Retrouvée à Sanur, la charte de Blanjong est rédigée en sanscrit et datée de 913 après Jésus Christ. Elle mentionne un souverain du nom de Sri Kesari Warmadewa et un lieu nommé "Walidwipa".

Une inscription datée de 1041 et gravée sur ce qu'on appelle la Calcutta Stone (ainsi nommée parce qu'elle est préservée à l'Indian Museum de Calcutta), trouvée dans l'est de Java, décline la généalogie du roi javanais Airlangga, qui a régné sur l'est de Java de 1016 à 1045. D'après l'inscription, Airlangga était le fils d'un prince balinais, Udayana, et d'une princesse javanaise, Mahendradatta. Mahendradatta était la fille du roi Sri Makutawangsawardhana, lui-même fils de la reine Sri Isana Tunggawijaya. Isana était la fille du roi Mpu Sindok. Airlangga affirmait ainsi être l'arrière arrière petit fils de Sindok, dont on sait qu'il a déplacé sa capitale du centre de Java dans l'est de l'île en 928. On estime que Bali faisait partie du territoire contrôlé par Airlangga.

Bali est encore mentionnée dans des textes javanais entre 1059 et 1205. Le Nagarakertagama, poème épique écrit en 1365 sous le règne (1350-89) du roi Hayam Wuruk de Majapahit, dresse une liste des « contrées tributaires », qui outre Bali, Madura et Sunda, va de Pahang dans la péninsule malaise à Gurun dans les Moluques, en passant par Malayu (Jambi) à Sumatra et Bakulapura à Bornéo.

En réalité, le territoire directement contrôlé par Majapahit consistait dans la vallée fertile du fleuve Brantas. Un certain nombre de régions de Java étaient données en apanage à des seigneurs sans doute apparentés au roi. Ces territoires s'étendaient jusqu'à Mataram, l'ancienne terre de la dynastie des Sanjaya qui a construit Prambanan dans le centre de Java. Les régions au sud et à l'est étaient considérées comme marginales, telles Blambangan.

A la fin du XVème siècle, des querelles de succession entraînent le déclin de Majapahit, qui disparaît en 1478. Son territoire passe sous le contrôle de ses vassaux les princes de Kediri. Les troupes du royaume musulman javanais de Demak conquièrent à leur tour Kediri en 1527. Blambangan, restée hindouiste, se met sous la protection des rois balinais.

En 1585, un navire portugais mouille au large de la presqu'île de Bukit dans le sud de l'île. Mais les premiers Européens à vraiment se rendre à Bali sont l'expédition du Hollandais Cornelis de Houtman en 1597.

Dans les années 1620-1630, le prince de Blambangan, face à la menace du Sultan Agung de Mataram, demande l'aide de la VOC (Vereenigde Oostindische Compagnie ou Compagnie Hollandaise des Indes Orientales), qui la lui refuse. Blambangan se tourne alors vers son suzerain, le Dewa Agung (roi) de Gelgel à Bali. Les troupes balinaises repoussent Sultan Agung en 1635. Jusqu'à 1650, Gelgel domine l'ensemble de Bali, Blambangan, et des parties de Lombok et Sumbawa. Dans ces deux dernières îles, Gelgel affronte l'expansionnisme du royaume de Gowa du sud de Célèbes.

Bali ne participe pas au commerce maritime qui anime l'archipel indonésien, mais exporte du coton, du riz, du bétail, de la volaille. La fondation de Batavia par la VOC en 1619 se traduit par l'ouverture d'un marché pour les esclaves. C'est une occasion pour les princes balinais pour vendre leurs prisonniers, notamment de guerre. Ce phénomène semble encourager les guerres entre les princes balinais.

Dans les années 1660, Ki Gusti Ngurah Panji Sakti fonde le royaume de Buleleng dans le nord de Bali. La maison de Gelgel se prolonge par le royaume de Klungkung, dont les rois, qui gardent le titre de Dewa Agung, resteront considérés comme la lignée la plus élevée de Bali. Dans l'est de Bali, le royaume de Karangasem entreprend à partir des années 1680 la conquête de Lombok, où il affronte les armées des royaumes de Gowa et Bima (Sumbawa).

En 1684 Surapati, un ancien esclave balinais qui s'était échappé de Batavia et réfugié dans les montagnes au sud de la ville, attaque une troupe de la VOC. Surapati se réfugie finalement à Pasuruan, aux portes de Blambangan. Les descendants de Surapati participent à différentes guerres entre princes javanais et contre la VOC, jusqu'à la capture en 1771 du dernier représentant de la lignée.

Buleleng conquiert Blambangan en 1697. Vers 1700, le royaume de Mengwi apparaît comme la puissance dominante du sud de Bali. Mengwi enlève Blambangan à Buleleng et finit par devenir le plus puissant de l'île. À trois reprises (1714, 1726 et 1729), des rois balinais lancent des expéditions dans la partie occidentale de Java Est pour se rendre en pèlerinage sur le site de l'ancien royaume de Majapahit, d'où ils pensaient que venaient leurs lignées.

Les rois de Mengwi consacrent beaucoup d'efforts à maintenir leur suzeraineté sur Blambangan, qu'ils perdent lorsque les derniers souverains de cette principauté se convertissent à l'islam vers 1770 et prêtent allégeance à la VOC. Désireux d'éliminer l'influence balinaise de Java, les Hollandais en ont fait disparaître le dernier État hindouiste.

A la fin du XVIIIème siècle, aucun des royaumes de Bali n'a réussi à imposer sa domination à l'ensemble de l'île comme Gelgel avant 1650.

Les Hollandais ne s'intéressent pas à Bali durant les XVIIème et XVIIIème siècles. Au début du XIXème siècle, l'économie de Bali dépend encore essentiellement de l'exportation d'esclaves. L'aristocratie balinaise en vend quelque 2.000 chaque année. Les importations de Bali consistent en armes et en opium, dont les Balinais font grande consommation. Les Hollandais sont plutôt soucieux de mettre fin à la piraterie et au pillage d'épaves, autre activité lucrative des Balinais qui leur porte tort. En 1846, les Hollandais attaquent le royaume de Buleleng dans le nord de l'île. Ils installent ensuite des administrateurs dans le nord et l'ouest de Bali. En 1894, les Hollandais débarquent à Lombok, suzeraine du royaume de Karangasem dans l'est de Bali. En 1906, les Hollandais attaquent le royaume de Badung (Denpasar) dans le sud de l'île. Se rendant compte que les Hollandais sont maîtres de l'île, les deux familles royales de Badung mettent le feu à leur palais et, accompagnées de leurs sujets, tous en tenue d'apparat, se jettent sous la mitraille et les canons des Hollandais tout en se poignardant de leur kriss dans un suicide collectif -puputan-. Ce geste de gloire qui fit grand bruit en Europe n'empêcha pas que la totalité de l'île soit intégrée en 1908 aux Indes néerlandaises, mais il obligea les Hollandais à respecter les coutumes de l'île jusqu'à leur départ (après la IIème guerre mondiale).

L'intérêt économique de Bali prend un nouveau contour dans les années 1920 avec un début de tourisme international et à la suite de l'exposition coloniale internationale de Paris en 1931.

Comme le reste des Indes néerlandaises, Bali est occupée par les forces japonaises de 1942 à 1945. La proclamation de l'indépendance de l'Indonésie en 1945 par Soekarno et Hatta est suivie d'un retour des Hollandais, qui veulent récupérer leur colonie. I Gusti Ngurah Rai est chargé d'organiser la défense à Bali. En 1946, Rai et 100 de ses combattants sont encerclés par les forces hollandaises dans le village de Marga près de Tabanan. Devant la résistance des hommes de Rai, les Hollandais font venir des bombardiers de Makassar (sud de Célèbes. Dans la tradition balinaise, Rai et ses derniers hommes commettent le puputan ou combat à mort. L'aéroport international de Denpasar Ngurah Rai a été nommé en hommage à son combat.

Bali sera de nouveau le théâtre de violences en 1965-66, lorsque le général Soeharto prend la tête de la répression d'un "mouvement du 30 septembre" dont l'armée accuse le Parti communiste indonésien d'être l'auteur. À Java et Bali, entre 500 000 et un million de personnes seront massacrées.

Le 12 octobre 2002 ont eu lieu deux attentats à la voiture piégée dans la ville touristique de Kuta, dans le sud de l'île. Bilan : 202 morts, en majorité des touristes étrangers, dont 88 Australiens.

Le 1er octobre 2005, plusieurs attentats ont fait une trentaine de morts et des dizaines de blessés. Les touristes étrangers désertent Bali pour le malheur des Balinais.

Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bali
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