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Grottes d'Ajanta
Grottes d'Ajanta



Inscription au Patrimoine Mondial par l'Unesco : 1983

Ajanta (Inde)

Ajantâ est un village de l'état indien de Maharashtra célèbre pour son groupe de 29 grottes creusées dans le basalte dur, dont trois sont inachevées. Le site d'Ajantâ a été classé au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO en 1983.
   Grottes d'Ajanta : Visite virtuelle   20 sections et 82 éléments
Grottes d'Ajanta : Guide (1)


Guide, plan et vue satellite d'Ajanta

Pas vraiment d'hôtels digne de ce nom à proximité, quelques restaurants plus que douteux au niveau de la fraicheur des produits et de l'hygiène ... ce n'est pas le paradis. Si vous souhaitez associer les visites d'Ajanta et d'Ellora, mieux vaut séjourner une nuit de plus à Ellora, et partir tôt le matin. Si vous venez d'Aurangabad, passez-y la nuit avant de vous rendre à Ajanta.
Grottes d'Ajanta : Lieu(x) de culte (19)


Grotte numéro 1 (8)

La grotte 1 est un vihara mahayana. C'est sans doute la grotte la plus décorée. Les plus belles peintures sont celles représentant les bodhisattvas Padmapani et Vajrapani et celles représentant des scènes des Jatakas. La sculpture la plus remarquable est celle des quatre cerfs partageant une seule et même tête.

Grotte numéro 2 (3)
approx. entre 460 et 470
La grotte 2 est un vihara mahayana. Cette grotte est remarquable par son plafond peint avec des motifs géométriques. Les peintures murales illustrent des scènes des Jatakas ainsi que des scènes de la vie de Bouddha notamment le rêve que sa mère fit avant sa naissance.

Grotte numéro 4 (5)
approx. entre 460 et 469
La grotte numéro 4, contemporaine de la grotte numéro 2, est le plus grand vihara d'Ajanta. Elle ne comprend aucune peinture, le chantier ayant été interrompu après l'exécution de la salle hypostyle, du sanctuaire et du portique.

Grotte numéro 5
approx. entre 460 et 470
Cette grotte, inachevée, est ornée d'un magnifique bas-relief sculpté sur la façade, juchée sur un monstre marin représentant makara.

Grotte numéro 6 (9)
approx. entre 460 et 480
La grotte 6 est un vihara à deux étages. Partiellement effondré, il abrite une représentation de Bouddha et des cellules dont les portes sont surmontées de peintures.

Grotte numéro 7 (4)

La grotte numéro 7 se caractérise par de multiples Bouddhas sculptés sur les parois de l'antichambre, en particulier le très connu Miracle de Sravasti. Dans le sanctuaire, le Bouddha assis est encadré par plusieurs Bouddhas debout qui surmontent d'autres petits Bouddhas assis.

Grotte numéro 8

Aujourd'hui fermée, la grotte a été très endommagée par un glissement de terrain.

Grotte numéro 9 (2)

La grotte 9 est un chaitya hinayana. L'entrée de la grotte est surmontée d'une fenêtre semi-circulaire destinée à éclairer l'intérieur. On pense que les deux Bouddha encadrant l'entrée ont été rajoutés plus tard par les moines mahayanas. Les peintures murales ont été très endommagées malgré des efforts de rénovation.

Grotte numéro 10 (6)

La grotte 10 est un chaitya hinayana. C'est sans doute la plus ancienne grotte du site d'Ajanta. Sa façade s'est effondrée et les peintures intérieures représentant des scènes des Jataka ont été endommagées.

Grotte numéro 12

La grotte 12 est un chaitya hinayana. La façade a complètement disparu laissant ainsi l'intérieur complètement exposé.


Grotte numéro 16 (6)
approx. entre 462 et 478
La grotte 16 est un vihara. Deux éléphants encadrent l'entrée.

Grotte numéro 17 (13)

La grotte 17 est un vihara mahayana. C'est l'une des plus belle grotte du site. Les peintures y sont remarquablement préservées. Elles montrent différentes scènes des Jatakas; une femme se faisant maquiller; une rangée de huit Bouddha; la déesse Indra volant à travers les nuages; Apsara et des musiciens; Bouddha domptant Nalagiri, un éléphant furieux envoyé par un cousin jaloux ...

Grotte numéro 19 (5)

La grotte 19 est un chaitya mahayana. Elle possède une très belle façade percée d'une fenêtre semi circulaire. Deux Bouddha se trouvent de part et d'autre de l'entrée.

Grotte numéro 20 (5)
approx. entre 460 et 475
La grotte 20 est un petit vihara sans colonne.

Grotte numéro 22 (5)
approx. entre 477 et 480
Creusée à un niveau supérieur, la grotte est desservie par des escaliers. Le mur latéral droit de l'intérieur du monastère est orné d'une fresque représentant les sept Bouddha du passé et Maitreya, authentifiés par des inscriptions.

Grotte numéro 23 (2)
approx. entre 700 et 720
Les grottes 21 à 24 sont les dernières créations du site et sont partiellement inachevées. Elles datent, pour certaines, du début du VIIème siècle.

Grotte numéro 24 (2)
approx. entre 475 et 477
La grotte 24, inachevée, donne une intéressante idée des étapes intermédiaires des travaux de creusement.

Grotte numéro 26 (7)
approx. entre 477 et 480
La grotte 26, l'une des plus tardives, est un chaitya mahayana. La façade s'est totalement effondrée et il n'y a plus de peintures. En revanche les sculptures ont mieux résistées.
En relation avec : Bouddha
Grottes d'Ajanta : Horaires   

Ouvert tous les jours sauf lundi
,

Grottes d'Ajanta : Guide de visite   
Pas vraiment d'hôtels digne de ce nom à proximité, quelques restaurants plus que douteux au niveau de la fraicheur des produits et de l'hygiène ... ce n'est pas le paradis. Si vous souhaitez associer les visites d'Ajanta et d'Ellora, mieux vaut séjourner une nuit de plus à Ellora, et partir tôt le matin. Si vous venez d'Aurangabad, passez-y la nuit avant de vous rendre à Ajanta.


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La plupart des touristes qui visitent la région se déplacent en louant une voiture avec chauffeur. Ce n'est pas très cher, et cela offre une grande liberté de mouvements. Le prix dépend du nombres de kilomètres parcourus. Il convient de noter le nombre inscrit au compteur de la voiture au départ, et faire un relevé tous les soirs afin que le chauffeur ne profite pas de la nuit pour visiter la région.

Pour ceux qui arrive de Bombay, il existe un vol à destination d'Aurangabad (45 minutes). Vous aurez entre 2 et 3 heures de routes à parcourir pour vous rendre à Ajanta.

Les gares les plus proches sont situées à Jalgaon et, Bhusaval. La première est mieux desservie que la seconde.

De nombreux taxis et auto-rickshaws assurent la liaison entre l'aéroport d'Aurangabad, la gare de Jalgaon et Ajanta. le MTDC Holiday Resort de l'aéroport d'Ajanta fourni de la documentation et vend des tickets pour les grottes d'Ajanta. Vous pouvez négocier le package complet pour environ Rs 1,200.

Une fois arrivé sur place, une navette conduit les visiteurs à l'entrée du site. Prenez les précautions d'usage avant de franchir l'entrée, et munissez vous d'une bouteille d'eau. Il est recommandé de se munir d'une torche électrique pour apprécier les fresques murales faiblement éclairées . On vous demandera d'acquitter un supplément à l'entrée pour l'utiliser, de même que pour vous permettre d'utiliser un camescope. Les visiteurs doivent se déchausser pour entrer dans les édifices bouddhistes. Eviter les chaussures à lacets. Afin de profiter du meilleur ensoleillement, il est vivement recommandé de commencer la visite par la Grotte 26, et de poursuivre la visite en rebroussant le chemin. Vous terminerez le parcours par la Grotte 1, prise d'assaut en début de matinée, et déserte lorsque vous la visiterez. Un service de chaises à porteur est proposé aux personnes à mobilité réduite. Vous serez sans doute tristes de constater qu'elles sont essentiellement utilisées par des touristes occidentaux bien-portants, heureux de se payer quatre dholis pour trimbaler leur bedaine.
Grottes d'Ajanta : Description   

108 Ko
Les grottes, qui bordent un méandre de la rivière Vaghorâ, forment un alignement dans un ravin boisé parsemé des cascades, au centre des monts Indhyagiri à quelque 5 km du village. Elles ont été creusées en partant du plafond et en descendant jusqu'au plancher, une technique utilisée de façon générale en Inde. Elles ont été découvertes en 1819 par des soldats britanniques lors d'une partie de chasse.

En bon état de conservation à l'époque de leur découverte, elles se sont depuis beaucoup dégradées en particulier sous l'effet du tourisme de masse. Cependant, les grottes 1, 2,16 et 17 offrent encore un aperçu de ce qu'elles pouvaient offrir au temps de leur splendeur. La richesse des couleurs, la souplesse des formes et la chaleur spirituelle des peintures murales d'Ajanta s'inscrivent dans une tradition qui a eu une influence sur l'art des temples à travers l'Inde et l'Asie du Sud-Est tout au long du millénaire suivant.

Cinq grottes sont de conception hinayana (les n° 8, 9, 10, 12 et 13), les autres sont des grottes mahayana. Les grottes n° 9, 10, 19, 26 et 29 sont des chaityas (chapelles), les autres sont des viharas (monastères). Les chaityas sont creusés profondément dans la roche, les plus grandes d'entre elles mesurant jusqu'à trente mètres sur 14, cloître y compris. Les viharas comportaient habituellement un large porche, couvert par un toit soutenu par des piliers, aujourd'hui disparu. L'intérieur était composé d'un hall ouvrant sur des cellules. La partie centrale est d'une taille généralement comprise entre 10 à 11 mètres sur 7. Une statue du Bouddha est souvent placée dans une niche, au fond du hall . Le nombre de cellules varie selon la taille du hall.
Grottes d'Ajanta : Histoire   

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Les grottes se classent en trois groupes, la construction du plus ancien (n° 8, 12, 13 15a, 9 et 10) datant de la période des IIème siècle et Ier siècle av. J.C., au temps où la dynastie Shâtavâhana régnait sur l'Inde centrale, le deuxième groupe du IIIème à la fin du Vème siècle (dynastie des Vâkâtaka) et le troisième de la fin du VIème à la fin du VIIIème siècle (dynastie des Châlukya de Vâtâpi). La plupart des murs intérieurs des grottes sont couverts de peintures à fresque. Aucune de ces peintures n'est datée, mais l'analyse des motifs permet d'avoir une idée assez précise de leur période de conception et ainsi de les classer chronologiquement.

Ajantâ était un centre monastique et universitaire. Le moine et voyageur chinois Xuanzang nous apprend que Dignâga, le célèbre philosophe bouddhiste, auteur d'ouvrages importants sur la logique, a vécu à Ajanta. à. À son apogée, le site devait pouvoir fournir le logement pour plusieurs centaines de personnes, professeurs et élèves compris.

Les fresques d'Ajanta


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Les fresques des grottes d'Ajanta comptent parmi les chefs-d'oeuvre de l'art de l'Inde. Tout en décrivant des scènes de la vie du Bouddha, elles apportent des illustrations fascinantes de la vie indienne à leur époque. Les peintures des salles de temples rupestres chaitya hinayana à Ajanta, dans le Maharashtra (grottes 9 et 10), sont les plus anciens témoignages de la tradition classique, qui culmine, toujours à Ajanta, dans les peintures mahayana vers 500 apr. J.-C.

Ces fresques, dont les plus anciennes (Ier siècle) se trouvent sur le mur gauche de la grotte 10, sont exécutées à la détrempe, en chaudes couleurs et différentes nuances d'ocre pour la peau. Une profusion de gracieux personnages pleins de vie, se chevauchant ou superposés en groupes denses reliés par un jeu subtil d'attitudes, déploient une grande diversité de positions.


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Les plus anciennes peintures sont disposées en frise, forme empruntée aux peintures sur tissu en rouleau. La fresque du Shaddanta Jataka ("histoire de l'éléphant à six défenses", milieu du IIème siècle) est représentative de l'art de cette période. Les scènes individuelles de la narration sont séparées suivant une convention organisant la composition en groupes d'arbres et de rochers, ou de personnages acteurs des scènes. Chacune de ces divisions est disposée en oblique dans la largeur de la frise afin de suggérer une troisième dimension, une sorte de mur latéral séparant une scène de la suivante. Entre ces murs latéraux inclinés, chaque scène est composée en trois dimensions autour de son centre d'intérêt. La troisième dimension n'est pas vue en profondeur, mais comme une avancée, les personnages à l'arrière-plan étant placés au-dessus de ceux du premier plan. L'illusion est renforcée par le "cubisme" des rochers, construits par configurations prismatiques. L'impression d'"espace" ainsi créée permet un libre déploiement de l'action dramatique, ses gestes et ses tensions.

L'absence de vestiges de peintures indiennes des IIIème et IVème siècles est dans une certaine mesure comblée par les peintures de Miran en Asie centrale. Leur style composite alliant des traits classiques de l'Iran occidental et du Gandhara (romano-bouddhique) repose sur des formes et thèmes indiens. L'illusionnisme occidental classique y est utilisé, à la différence du modelé abstrait qui apparut plus tard dans les fresques du Vème siècle d'Ajanta.

Le Vishnudharmottara, oeuvre du VIème siècle fondée sur des textes antérieurs rédigés à l'apogée de l'art d'Ajanta, comprend un traité de peinture qui donne une grande importance au modelé vartana et considère de peu de valeur une peinture ne le montrant pas dans toute la composition. Il était utilisé pour créer l'illusion d'avancée ou de recul des formes comme dans un bas-relief et sans tenir compte de source de lumière. Étant donné leur état de conservation, nous ne savons pas avec certitude si les fresques hinayana d'Ajanta modelaient en couleurs la rondeur des personnages ou les plans courbes du feuillage. L'apparence tridimensionnelle des rochers s'obtenait en donnant une couleur contrastée à chacun des trois plans de leurs prismes indépendants projetés dans l'espace de l'image.

Que les peintures fussent religieuses ou profanes, les personnages étaient dessinés selon des règles de mesures proportionnées, permettant des variations suivant le type de personnage figuré, divin ou humain. Observation aiguë et expérience sous-tendent les abstractions picturales. Rendre le mouvement était le principal souci du peintre - un mouvement ne comprenant pas seulement celui du corps qui tourne, se courbe, danse ou vole, mais celui du souffle même, qui anime le corps.


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Les fresques d'Ajanta dans deux des grottes (16 et 17) qui furent utilisées comme monastères (vihara) sont datables grâce à des inscriptions du dernier quart du Vème siècle et représentent l'épanouissement d'un style "classiquement indien". Inégalées aussi sont certaines des grandes compositions picturales des vihara 1 et 2, remontant au milieu et au troisième quart du VIème siècle. Les murs de ces monastères, sur toute leur longueur, forment un panorama complet, illustrant un ensemble narratif où les éléments hiératiques sont peu nombreux et les jataka (histoires des vies antérieures du Bouddha) abondent. Personnages et animaux déploient une grande richesse d'action, en dense contiguïté parmi des éléments de la "nature" - formes abstraites de rochers, plantes aux feuilles luxuriantes démesurées - ou dans des palais sans murs. La narration ne procède plus en une simple frise. Les bandes auparavant horizontales, maintenant juste suggérées, sont disposées l'une au-dessus de l'autre, en une composition intégrée de multiples "points de vue". Une perspective d'ensemble projette dans un plan unique le sol où se tiennent les personnages et l'arrière-plan.

Les petites figures des fresques du vihara 16, concises dans le contour de leurs membres harmonieux, semblent se mouvoir subtilement, avec dévotion et retenue, imprégnées d'une lumière intérieure. Les sentiments transparaissent sur leur visage rendu avec une profonde expressivité. Si toutes les scènes de la grotte 16 n'atteignent pas cette perfection, d'autres sont plus dramatiques et d'un contour plus impétueux, plus lourd. Dans le vihara 17, l'échelle a changé. Ici, les personnages sont plus grands et d'une élégance consciente dans leur ligne, leur mouvement, leur regard, dans une plus large gamme colorée. Ils appartiennent aux grandioses conceptions picturales qui organisent le mur entier pour illustrer l'histoire d'une vie antérieure du Bouddha.

Ces deux styles, dans leurs phases ultérieures, sont présents dans les grottes 1 et 2. Alors que celui de la grotte 16 devient académique dans le Vidhurapandita Jataka de la grotte 2, il se surpasse dans les hauts bodhisattva de la grotte 1. Plus grands que nature, ils flanquent le passage vers le haut-relief du Bouddha dans la cella de l'abside, sanctuaire du monastère, et résument la tendance à une disposition symétrique des compositions à l'intérieur de la grotte.

Le style développé dans la grotte 17 donne aux scènes du Mahajanaka Jataka de la grotte 1 une fluidité picturale teintée de préciosité. Dans d'autres scènes, le style est marqué par un fort tracé ou un modelé sommaire où les rehauts façonnent des personnages élancés. Le modelé des rochers dans les grottes 1 et 2 a dépassé le cubisme structurel de la grotte 17. Chargées d'un dynamisme expressif abstrait, les formes tridimensionnelles et les plans à arêtes vives et couleurs éclatantes des oeuvres ultérieures enrichissent encore davantage la tonalité de l'ensemble de la composition.

Vers la fin du VIème siècle, des peintures murales avaient été exécutées dans les grottes de Bagh dans le Madhya Pradesh et de Badami dans le Maharashtra. Parmi les fresques bouddhiques de Bagh est illustrée une remarquable procession d'éléphants et de chevaux. Celles de Badami se trouvent sur l'intérieur des avant-toits voûtés de la grotte vishnuite 3, achevée en 578.
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Les festivals indiens sont très variés, religieux pour la plupart.
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