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Khajurâho


Khajurâho
खजुराहो

Inscription au Patrimoine Mondial par l'Unesco : 1986

Khajurâho (Inde)

Khajurâho (Hindi : खजुराहो) est un village du Madhya Pradesh, situé à 620km au sud-est de Delhi, célèbre pour ses temples et le caractère érotique de certaines de leurs sculptures (environ 10% des registres). C'est l'une des destinations touristiques les plus visitées en Inde. Le site a été inscrit par l'Unesco au Patrimoine de l'Humanité en 1986.
   Khajurâho : Visite virtuelle   16 sections et 104 éléments
Khajurâho : Guide (1)


Guide, plan et vue satellite de Khajurâho (9)
Guide

Il n'est pas commode de se rendre à Khajurâho, si l'on désire inscrire cette destination dans un circuit.
Khajurâho : Lieu(x) de culte (15)


Temple d'Adinath (Rishabha) (1)
Groupe est
Dynastie des Chandela - approx. entre 1080 et 1100
Construit à la fin du XIème siècle par le roi Kirtivarman, le temple Adinatha est situé à proximité nord du temple Parsvanath. Il fait partie des temples du groupe Jain.

Temple de Parshvanath (4)
Groupe est
Dynastie des Chandela - approx. entre 1000 et 1010
Ce temple, qui date du tout début du XIème siècle, est le mieux conservé du groupe Jain. Initialement dédié à Adinath, il renferme aujourd'hui une statue de Parsvanath, placée ici en 1860.

Temple de Shanti Nath (1)
Groupe est
approx. entre 1900 et 1910
Le temple de Shanti Nath, de construction récente à l'emplacement d'une temple médiéval, abrite des fragments d'édifices anciens maladroitement assemblés et intégrés dans des structures en maçonnerie.

Temple de Chitragupta (7)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela - approx. entre 1002 et 1017
Le temple, construit au début du XIème siècle, est consacré à Surya, le dieu du Soleil. Dans sa conception, il est très semblable à celui de Devi Jagadamba. On y retrouve une garbhagriha (sanctuaire) sans déambulatoire, une antarala (vestibule), une maha mandapa avec des transcepts latéraux, et une ardha mandapa (porche d'entrée).

Temple de Devi Jagadambi (9)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela - approx. entre 1002 et 1017
Le temple, construit au début du XIème siècle, comprend très classiquement une garbhagriha (sanctuaire) sans déambulatoire, une antarala (vestibule), une maha mandapa avec des transcepts latéraux, et une ardha mandapa (porche d'entrée). Le temple était dédié à l'origine à Vishnou.

Temple de Kandarîya Mahadeva (19)
Groupe ouest
approx. entre 1025 et 1050
Construit durant les années 1025-1050, le temple de Kandarîya Mahadeva est situé immédiatement à l'ouest du temple de Lakshmana.

Temple de Lakshmana (16)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela - vers 950
Le temple de Lakshmana, dédié à Vishnou, a été construit vers 950 durant le règne du rajâ Chandelâ Yasovarman. Il abrite une image sacrée de Vaikuntha-Vishnou provenant du Tibet.

Temple de Lakshmi (1)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela
Ceci est le premier temple que vous trouverez en arrivant sur le site, en commençant la visite par la gauche.

Temple de Mahadeva (4)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela - approx. entre 1000 et 1050
Construit sur la même plateforme que celle sur laquelle repose les temples de Kandariya Mahadev et de Devi Jagadamba, le sanctuaire, ou du moins ce qu'il est reste, abrite l'une des plus belles sculptures du site, une sardula (animal mythique mi-lion caressant une femme agenouillée).

Temple de Matangeshwara (1)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela - approx. entre 900 et 925
Ce sanctuaire shivaïte de forme cruciforme, probablement construit par le roi Harshadeva, est le plus ancien sur le site.

Temple de Nandi (3)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela - vers 1002
Le pavillon de Nandi appartient au même ensemble architectural que le temple de Visvanatha, qu'il précède. C'est un édifice entièrement ouvert doté de 20 piliers carrés qui supportent un plafond circulaire surmontée d'une sikhara. Le pavillon abrite une statue colossale (1.80m de hauteur) du taureau Nandi, assis.

Temple de Pârvatî (1)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela - entre 1000 et 1050
Le temple de Pârvatî est formé d'un simple shikara. Sans doute consacré à Vishnou à l'origine, il contient aujourd'hui une statue de Ganga chevauchant un crocodile.

Temple de Pratâpeshvar
Temple de Pratâpeshwara
Groupe ouest
XIXème siècle
Le temple de Pratâpeshvara, de construction récente, intègre des éléments des temples disparus.

Temple de Varaha (2)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela - approx. entre 900 et 925
Le temple de Varaha, le sanglier avatar de Vishnou, est situé en face du temple de Lakshmana. Privé de plateforme, il est construit en granit dans sa partie inférieure, et en grès, dans sa partie supérieure. L'escalier qui permet d'y accéder est de composition identique.

Temple de Vishvanath (26)
Groupe ouest
Dynastie des Chandela - vers 1002
Ce temple shivaïte construit à l'initiative du roi Dhanga (950-1002), s'élève sur une plateforme sur laquelle se trouve également le temple de Nandi. On y accède par deux escaliers, l'un flanqué de deux éléphants, et l'autre de deux lions, installés ici à une période plus récente.
Khajurâho : Guide de visite   
Il n'est pas commode de se rendre à Khajurâho, si l'on désire inscrire cette destination dans un circuit. La ville se trouve entre Orchhâ et Varanasi, deux sites exceptionnels que nous avons inscrit dans notre "voyage idéal" en Inde : Delhi, Agra et Fatehpur Sikri, Gwalior, Orchha, Khajuraho, Bénarès (Vanarasi) ... et Katmandou si le calendrier le permet.

L'aéroport de Khajurâho assure des liaisons avec Delhi, Varanasi, et accessoirement Bombay. Les vols sont souvent pris d'assaut durant la saison touristique.

Les voyages par trains sont, à de rares exceptions, pénibles et longs en Inde. Le UP Sampark Kranti Express (train n°2448) quitte la gare de Dehli trois fois par semaine (mardi, vendredi et dimanche) à 21h35 pour arriver à Khajurâho à 07h50 le lendemain. Les autres jours de la semaine, il est conseillé de se rendre à Jhansi, puis de prendre une correspondance. Le trajet en train entre Jhansi et Khajurâho dure 5 heures. Certains trains s'arrêtent à Orchhâ. De très nombreux taxis assurent la liaison directe entre Orchhâ et Khajurâho, pour Rs.2000. C'est une option à privilégier.

Khajurâho est un village. Le centre regroupe de nombreux hôtels très corrects, avec un rapport qualité/prix un peu cher pour le pays. Durant la basse saison, le marchandage est la règle.

On ne reste généralement pas plus de deux jours sur place, souvent une seule nuit si on arrive le matin.

L'essentiel de l'activité se limite à la visite des temples qui datent de la fin du Xème et du tout début du XIème siècles. Les horaires varient avec le soleil. Compte-tenu du nombre de cars de touristes qui se rendent à Khajurâho, n'hésitez pas à vous lever tôt pour bénéficier de la meilleure lumière et de la moindre affluence. Refaites une visite le soir, lorsque la température des couleurs enrobe les monuments d'une teinte qui vire à l'orange.
Khajurâho : Description   
Patrimoine
Les 22 temples de Khajurâho, qu'ils soient vishnouites, shivaïtes ou jains, sont le témoignage le plus abouti du style architectural de l'Inde du Nord, ou "Nagara" (littéralement : style des citadins).


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Les sculptures érotiques
Certains temples de l'Inde ont beaucoup gagné en célébrité grâce aux sculptures érotiques qui ornent leurs murs extérieurs. Le cas de Khajuraho, "découvert" en 1838 par des Anglais, après cinq siècles d'oubli, fut longtemps un objet de scandale.

Jusqu'à maintenant, les raisons de la présence des sculptures érotiques restent controversées, même en Inde. Nombreux considèrent qu'une partie de la pensée hindoue a évolué, à la fin du premier millénaire, vers des cultes dans lesquels la sexualité a été proposée comme voie spirituelle de réalisation. Il s'agit du tantrisme. Certains pensent que le tantrisme est une voie authentique et une ascèse difficile et honorable, d'autres que le tantrisme est une dégénérescence dans laquelle les cultes orgiaques, la prostitution institutionnalisée par les prêtres des temples sont les aspects les plus voyants de pratiques décadentes que l'on justifiait par une soi-disant recherche de libération spirituelle. Certains encore pensent que le tantrisme est une affaire sérieuse, un enseignement difficile dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Qu'une poussée temporaire de tantrisme se soit produite il y a quelques siècles ne doit pas faire oublier que le fondement s'en trouve dans les cultes phalliques du Lingam, même si ces cultes se sont assagis et popularisés pour les faire accepter de tous.

Les temples, outre leurs fonctions sacrées de lieux où résident les divinités, jouaient le rôle de livres d'images. Dans nos églises d'Occident, l'iconographie peinte ou sculptée est relativement limitée : scènes de la vie de Jésus et saints divers. Il n'en va pas de même dans les temples hindous. Une profusion extraordinaire d'images, le plus souvent de pierre, est la règle. Images des dieux innombrables sous leurs diverses formes, d'êtres célestes compagnons des dieux, ou ennemis (démons divers...). Images historiées des grandes épopées qui constituent le fondement culturel de tout Indien : le Mahâbharata et le Râmâyana. Images historiées, encore, des rois bâtisseurs et conquérants qui désiraient immortaliser dans un matériau durable l'évocation de leurs exploits. Et enfin un ensemble d'images contant les scènes quotidiennes. Les images érotiques des temples veulent illustrer les réalités de la vie et elles ont donc une fonction didactique.

A la visite de temples comme ceux de Khajuraho, on constate que les sculptures érotiques ne représentent qu'une petite partie de l'ensemble des images de pierre. En ne voyant que cela, on se focalise sur un sujet tout à fait mineur. Les touristes occidentaux sont fascinés par ces scènes, alors que les touristes indiens les regardent rapidement.

Un temple hindou est une construction complexe - qui suit des règles architecturales précises - dotée de significations symboliques. Le mandapa, ou hall à piliers, est une salle qui, une fois franchie l'entrée extérieure, constitue un espace intermédiaire qui précède la partie réellement sacrée du temple (la cella ou garbha griha) où réside la divinité. On constate que les murs extérieurs du mandapa ne sont pas ornés de divinités. Celles-ci se trouvent au niveau de la partie sacrée du temple, sous la tour curviligne (la shikhara), laquelle surmonte l'espace sacré de la cella. En l'occurrence, à Khajuraho, les divinités se trouvent sur trois registres superposés, à plusieurs mètres au-dessus du niveau du sol. Les murs extérieurs du temple sont pourvus de frises et médaillons sculptés dans les parties basses. Les parties basses du temple représentent le niveau humain, les parties hautes, le niveau divin.

Les frises des parties basses du temple présentent des scènes de la vie ordinaire, quelquefois des scènes triviales. Ainsi, les actes sexuels ont-ils une prédilection pour les postures considérées comme "animales", par exemple l'homme debout pénétrant par l'arrière la femme penchée en avant, voire complètement animales puisqu'il s'agit d'un acte sexuel entre un être humain et un animal.

Sur les registres architecturaux où résident êtres célestes, nymphes gracieuses et dieux, le spectacle n'est pas le même. Les nymphes aux formes voluptueuses ont tout pour inspirer des désirs puissants. Leurs postures (se regarder dans un miroir, se maquiller, se retirer une épine du pied, faire ou défaire un vêtement quasi transparent) évoquent avec grâce leur capacité de séduction. Quelquefois, on les voit ouvrir leur vêtement au niveau des cuisses, dévoilant leur sexe fendu bien apparent. Elles sont aussi représentées accompagnées d'un petit singe à leurs pieds. Cet animal symbolise la passion amoureuse aveugle. D'autres ont un scorpion gravé sur la cuisse. Cet animal évoque également la passion sexuelle.

Les dieux qu'elles accompagnent et entraînent dans des jeux amoureux sont des êtres parés de tous les attributs de la beauté et de la séduction. On représente ces couples dans des postures certes sensuelles (par exemple le dieu enlace sa compagne, nymphe ou Shakti, sa main tenant gentiment son sein, et ils se regardent amoureusement), mais pas d'accouplement.

Les accouplements souvent acrobatiques sont le fait de Yogi avancés dans les voies complexes du tantrisme. Ces postures de Kama Sutra ne sont pas faites pour le commun des mortels. Ces exploits mettent souvent en jeu plusieurs partenaires et des assistantes qui trouvent manuellement leur satisfaction.

Groupe ouest
On accède facilement au groupe de l'Ouest. Son entrée est située à l'emplacement de la place principale du village de Khajurâho.

Le temple de Lakshmana, dédié à Vishnou, est construit vers 950 durant le règne du rajâ Chandelâ Yasovarman. Il abrite une image sacrée de Vaikuntha-Vishnou provenant du Tibet. Bien qu'étant un des plus anciens sur le site de Khajurâho, il est aussi un des plus finement décorés, quasiment recouvert par des représentations de 600 dieux du panthéon indien. Le temple ouvre vers l'est et il est accompagné de quatre templions aux coins de la plate-forme.

Construit durant les années 1025-1050, le temple de Kandarîya Mahadeva est situé immédiatement à l'ouest du temple de Lakshmana. Avec son sikhara haut de 30 mètres, c'est le temple le plus important du site tant par sa taille que par son ornementation avec ses 900 statues sculptées dans le grès jaune. L'intérieur très dépouillé, comme c'est d'usage, contraste fortement avec l'extérieur foisonnant de sculptures. Les bas-reliefs du soubassement du temple sont ornés de quelques-unes des scènes érotiques les plus "crues" visibles à Khajurâho, pas les plus belles.

Le temple de Devî Jagadambâ partage la plate-forme du Kandarîya Mahadeva. Il s'agit d'un des plus finement décorés, avec en particulier de nombreuses érotiques. Bien que comportant une grande représentation de la déesse Devî, il était probablement consacré autrefois à Vishnou.

On trouve encore dans ce groupe :
* le temple de Pârvatî datant du XIe siècle formé d'un simple shikara,
* le temple de Lalguan Mahadevâ, en grès et granit datant du Xe siècle,
* le temple de Chaunsath Yoginî, datant probablement d'avant les Chandelâ, dédié à Kâlî et ses 64 acolytes (voir Temple des Yoginis à Hirapur)
* le temple de Pratâpeshvara, de construction récente et intégrant des éléments des temples disparus.

Groupe est
Le groupe est comprend sept temples dont quatre jaïns magnifiques. Le plus grand et le plus beau temple jaïn est dédié à Parshvanath, à côté se trouve celui dédié à Adinath (Rishabhadeva) plus petit mais avec de beaux piliers et, un peu plus loin, celui dédié à Shantinath. Les temples jaïns ne comportent aucune scène érotique. Les trois temples hindous sont ceux de Javari, de Vamana et de Brahma.

Groupe sud
Le groupe sud comprend les temples hindous de Duladeo et de Chaturbhuja tous deux dédiés à Shiva.

Source Wikipédia (largement remaniée)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Khajur%C3%A2ho
Texte soumis à la licence GNU : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
Khajurâho : Histoire   
Khajurâho se trouve à l'emplacement d'une ancienne capitale du royaume Jijhotî dont parle le pèlerin chinois Xuanzang dans son carnet de voyage. De 950 à 1050, la cité fut aussi la capitale religieuse des Chandelâ.

Les rajâ Chandelâ y firent construire un grand complexe de temples qui en compta jusqu'à 85, mais dont 22 seulement subsistent de nos jours. Ils étaient consacrés aux cultes hindouiste et jaïn. L'architecture des temples influencera le modèle développé à Bhûbaneshvar, mais ici aucune enceinte n'enferme les bâtiments. Ils sont partagés en trois groupes dits groupe ouest, groupe est et groupe sud. Le premier est quasiment intégré au village.

Les plus vieux temples de Khajurâho, le Chausath Yogini et le Lalguan Mahadeva, ont été construits durant le règne du roi Harshadeva (900-925), qui succéda à son père Rahilya. Le temple Lakshmana, dédié à Vishnou, a été construit sous le règne du fils d'Harshadeva, Yasovarman or Lakshavarman (925-950). Une inscription trouvée dans les vestiges, datée de 954, confirme cette paternité. Son fils, Dhanga (950-1002), fera construire les temples Parsvanath et Vishvanath. Ganda (1002-1017), fils et successeur de Dhanga, fera construire le temple Jagadambi consacré à Vishnou et le temple Chitragupta, consacré à Surya. Le temple de Kandarîya Mahadeva sera construit sous le règne de Vidyadhara (1017-1029), fils et successeur de Ganda. Après sa mort, le royaume connaîtra une décadence progressive. Les souverains qui régneront durant les siècles suivants feront construire des forts en dehors de Khajurâho. L'activité des temples sera importante jusqu'au XIVème siècle. Deux siècles plus tard, Khajurâho n'était plus qu'un petit village oublié sur la carte. Il faudra attendre 1938 pour que le capitaine de l'armée britannique, T. S. Burt, redécouvre le patrimoine enfoui.
Khajurâho : Plus de photos   
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