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Myra


Myra
Myre - Demre - Kale
Myra (Myre) (Turquie)

Myra, (Myre en français), est une ville antique de Lycie, sur le fleuve Myros. En lycien ce nom se dit " Myrrh" et signifie "la cité de la déesse mère".
   Myra : Visite virtuelle   5 sections et 3 éléments
Myra : Edifice(s) (3)


Fragments de décors sculptés

La partie visible depuis la cavea (ensemble des rangées concentriques de gradins) était richement décorée de masques de théâtre et de représentations de scènes mythologiques.

Nécropole de la Mer
Vème siècle avant J.C.
La nécropole de Myra, creusée dans la falaise, est très impressionnante. Ces monuments, aux sud de la ville, sont dans bon état de conservation. La nécropole de la mer empile des façades de monuments funéraires imitant les habitations de l'époque.

Théâtre de Myra


Le théâtre de Myre est dans un bon état de conservation. Il contient 35 rangées de sièges.
Myra : Eglise(s) (1)


Eglise Saint-Nicolas de Myre (1)
VIIIème siècle
L'église Saint-Nicolas, appelée par les Turcs Noel baba kilisesi (église du père Noël) est un édifice byzantin, orné de fresques et partiellement restauré.
Myra : Guide (1)


Myra : Guide de visite   
La route entre Kaş et Demre offre de splendides paysages qui abritent de nombreux vestiges lyciens. La route d'Uçagiz parmet d'accéder aux vestiges d'Aperlae et d'Appolonia. Le site de Kyaneai, sur la N400, renferme un temple-tombe impressionnant. Quelques tombeaux rupestres visibles avant d'arriver à Demre indiquent l'emplacement de l'ancienne cité de Sura.

La gare routière de Demre se trouve derrière l'église Saint-Nicolas. Plusieurs services de bus assurent une liaison toutes les 1/2 heures pour Antalya, toutes les heures avec Fethiye. Ceux qui désirent se rendre à Istanbul disposent de deux bus de nuit (15 heures de trajet).
Myra : Description   
Les ruines de l'ancienne cité de Myre se trouve à 1.5 km au nord de Demre (sur la route de Kaş à Finike), au coeur d'un paysage recouvert de serres. La zone, très fertile, produit des fruits et légumes en grand nombre.

Bien que les premiers écrits qui évoquent la cité ne datent que du Ier siècle, les vestiges lyciens témoignent d'une existence remontant à environ 5 siècles avant Jésus-Christ.

Ces vestiges sont répartis dans trois zones distinctes :
- la zone sud-ouest comprend le théâtre, la nécropole de la mer et l'agora.
- la zone nord héberge l'acropole, les remparts et des maisons.
- la zone sud-est renferme la nécropole de la rivière et la conduite d'eau qui alimente Myre.

Dans l'antiquité, les cités n'hésitaient pas à se donner des noms pompeux. Myra était "la plus brillante". Elle faisait partie de la ligue des villes Lyciennes, structure fédérale qui perdura jusqu'à l'époque romaine et dont on connaît la forme de gouvernement grâce au géographe Grec Strabon. Selon Artemidoros (IIème siècle avant Jésus-Christ) Xanthos, Pattara, Olympos, Pinara, Tlos, Myra comptaient parmi les six cités les plus importantes de cette fédération qui regroupait 70 entités.(Plinus, 1st century AD).

La nécropole de Myra, creusée dans la falaise, est très impressionnante. Ces monuments, au sud de la ville, sont dans bon état de conservation. La nécropole de la mer empile des façades de monuments funéraires imitant les habitations de l'époque. On y aperçoit la reproduction de poutres imitant celles qui servaient alors de support des toitures. Certains tombeaux conservent des traces de polychromie. Le plus connu est dénommé "Tombeau du lion". Il était peint de rouge, de bleu et de jaune lorsqu'il fut décrit par le voyageur Charles Fellows en 1840. Les inscriptions sont en Lycien.

Myra frappait sa propre monnaie, qu'elle utilisait au même titre que celle de la Ligue Lycienne. Les effigies d'Artemis Eleutheria indiquent que la divinité, fils de l'ancienne déesse mère d'Anatolie, Cybelle, était le principal dieu vénéré à Myra.

Le théâtre de Myre est dans un bon état de conservation. Il contient 35 rangées de sièges. Détruit au cours du tremblement de terre de 141, il a rapidement été reconstruit grâce à la générosité Opramoas de Rhodiapolis, un riche mécène qui a vécu dans la première moité du IIème siècle dans la cité de Rhodiapolis, aujourd'hui Kumluca (Eskihisar).

Le théâtre a ensuite été aménagé afin de produire des spectacles de gladiateurs. L'essentiel des édifices de la scène sont encore en place. La partie visible depuis la cavea (ensemble des rangées concentriques de gradins) était richement décorée de masques de théâtre et de représentations de scènes mythologiques.

Les gradins sont supportés par des arcades construites dans la carcasse de l'édifice. Les déblais extraits lors de l'arène couverte de sable (arena), sont rejetés tout autour pour supporter les gradins maintenus latéralement par un mur de soutènement concentrique. Le recours à la technique de la voûte concrète permet d'alléger la maçonnerie et les remblais des superstructures.
Myra : Histoire   
Myre existe depuis le Ve siècle avant Jésus-Christ. Elle est mentionnée dans des écrits connus qu'à partir du Ier siècle, et est citée par Strabon comme étant une ville importante de la confédération lycienne. À l'époque romaine, Myre devait en grande partie sa prospérité au commerce du murex et de la pourpre qui en était extraite.

La ville deviendra la capitale de l'éparchie byzantine de Lycie sous Théodose II, qui régna de 408 à 450. A l'issue d'un siège en 809, la ville fut prise par les Abbassides, conduits par le calife Haroun ar-Rachid. Cet événement marqua le début de son déclin.

Au début du règne d'Alexis Ier Comnène (1081 - 1118), Myre fut reprise par les Seldjoukides. Des marins de Bari emportèrent les reliques de Saint Nicolas, qui arrivèrent à Bari le 9 mai 1087.
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