
Vue panoramique |  | Saint Antoine abbé Elément 30 sur 45
Peinture italienne Peinture (Tableau religieux)
Dimensions : 59 cm x 73 cm Matériaux : Tempera sur bois, Feuille d'or
Date : vers 1435
Région en relation : Sienne (Italie)
Acquisition : Don de monsieur Paul Jamot (1924)
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| Description |  |  |
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Cette oeuvre est le fragment d'un panneau latéral d'un polyptyque figurant à l'origine le saint en pied. Elle
appartenait à un retable dont huit autres éléments sont connus :
- La messe de saint Antoine (Gemäldegalerie de Berlin-Dahlem),
- Saint Antoine tenté par le démon sous la forme d'une jeune fille (Yale University Art Gallery de New Haven),
- Saint Antoine frappé par les démons (Yale University Art Gallery de New Haven),
- Saint Antoine tenté par l'écuelle d'or (Metropolitan Museum of Art de New York - The Lehman collection),
- Saint Antoine distribuant ses biens aux pauvres (National Gallery de Washington),
- Saint Antoine quittant son monastère (National Gallery de Washington),
- La rencontre de saint Antoine et de saint Paul ermite (National Gallery de Washington),
- Les funérailles de saint Antoine (National Gallery de Washington).
Certains spécialistes estiment que cette production d'un peintre anonyme, regroupée autour du triptyque de la basilique de l'Observance près de Sienne, serait la phase initiale de Sano di Pietro, antérieure à 1444, date du retable des Jésuates. Le fond d'o ancien a totalement disparu. A l'origine, la surface peinte suivait la partie supérieure d'un contour polylobé.
Le fond d'or ancien a totalement disparu. A l'origine, la surface peinte suivait à la partie supérieure un contour polylobé.
Antoine le Grand ou Antoine d'Égypte est considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien. Sa vie nous est connue par le récit qu'en a fait saint Athanase vers 360. Il serait né en 251 et mort en 356 à l'âge de 105 ans, entre les bras de ses deux disciples bien-aimés, Macaire l'Ancien ou Macaire d'Égypte et Amathas.
Né en Égypte à Qeman (Fayyoum) et fervent chrétien, dès l'âge de vingt ans il prend l'Évangile à la lettre et distribue tous ses biens aux pauvres, puis part vivre dans le désert en ermite dans un fortin à Pispir, près de Qeman. Là, à la manière du Christ, il subit les tentations du Diable; mais si pour le Christ cela ne dure que quarante jours, pour Antoine c'est beaucoup plus long et plus difficile, les démons n'hésitant pas à s'attaquer à sa vie. Mais Antoine résiste à tout et ne se laisse pas abuser par les visions tentatrices qui se multiplient.
En 312 il change de désert et va en Thébaïde, sur le mont Qolzum (où se trouve aujourd'hui le monastère Saint-Antoine). Le Diable lui apparaît encore de temps en temps, mais ne le tourmente plus comme autrefois. Vénéré par de nombreux visiteurs, Antoine leur donne à chaque fois des conseils de sagesse, les invitant à la prière plutôt qu'à la violence.
Les religieux ayant adopté le mode de vie solitaire de saint Antoine sont appelés anachorètes, s'opposant aux cénobites qui choisissent la vie en communautés monastiques.
La vie de saint Antoine et ses tentations ont inspiré de nombreux artistes, notamment Jérôme Bosch, Pieter Bruegel, Dali, Max Ernst, Matthias Grünewald, Diego Vélasquez. Gustave Flaubert lui a également consacré un récit (La Tentation de saint Antoine). Les artistes ont aussi souvent représenté sa rencontre avec saint Paul de Thèbes, peu de temps avant la mort des deux ermites (cathédrale de Chartres).
De nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d'un cochon portant une clochette. Selon Émile Mâle (*), qui signale que cette tradition date de la fin du XIVe siècle, le cochon n'a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins) : les porcs n'avaient pas le droit d'errer librement dans les rues, à l'exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette.
Une légende veut que les reliques de Saint Antoine-l'Égyptien aient été ramenées de Terre Sainte par un seigneur du Dauphiné, au XIe siècle. Elles sont déposées dans le village de La Motte aux Bois, qui devient Saint-Antoine-l'Abbaye. Les Bénédictins commencent alors la construction d'une église et d'un hôpital destiné à soigner les victimes du Mal des Ardents. Au XIIIe siècle, le Pape confie les lieux aux chanoines de l'Ordre de Saint-Antoine. De grands travaux d'extension sont menés du XIVe au XVIe siècles, période faste pour l'Ordre en général et l'abbaye en particulier.
En janvier 2006, les reliques d'Antoine le Grand ont été déplacées de la France (Arles) vers l'étranger, en Italie sur l'île d'Ischia.
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