

| Date : entre le XVème et le XVIème siècle
Matériaux : Schiste Acquisition : Ancien fonds
| Elément 26 sur 152 Objet(s) d'Art Objet de culte (Icône biface)
Vitrine : V03
Région en relation Russie
| |  | |
 | Description |  |
 |
Icône biface.
Saint Nicolas, également connu sous le nom de Saint Nicolas de Myre ou de Saint Nicolas de Bari, né à Patara, en Lycie, en 270, mort en 345, est un saint populaire à l'origine du personnage du Père Noël. Il est saint patron des Lorrains, des Russes, des Fribourgeois, des Ovillois, des écoliers, des étudiants, des enseignants, des marins, des hommes et femmes souffrant de stérilité, des célibataires, des vitriers, des bouchers, des voyageurs.
Sa commémoration chrétienne le 6 décembre (qui tombe actuellement le 19 décembre dans les pays qui utilisent le comput julien pour les fêtes religieuses) est une fête très populaire dans bien des pays du monde. À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l'année, ont été sages, reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux. Ceux qui n'ont pas été sages se voient offrir un martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s'ils se repentent.
Biographie
Né à Patara, en Lycie, en 270, Nicolas se trouva à l'orphelinat à la suite d'une épidémie de peste. Il fut évêque de la ville de Myre, toujours en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325. A cette occasion, on prétend que se trouvant en désaccord avec un de ses confrères, il lui asséna un coup de poing en plein visage.
Néanmoins, sa réputation de charité le fit proclamer saint et l'on fête l'anniversaire de sa mort le 6 décembre.
Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie religieuse : ainsi, apprenant qu'un père n'a pas de quoi fournir une dot de mariage à ses trois jeunes filles et qu'il n'a d'autre moyen de survivre que de les livrer à la prostitution, Nicolas jette des bourses pleines d'argent dans leurs bas qu'elles avaient mis à sécher sur la cheminée. Grâce à lui, le père peut assurer le mariage de ses trois filles.
Il sauve également de la tempête les marins d'un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.
Ses ossements sont conservés dans une église de Myre jusqu'au XIe siècle. Ils ont la particularité de suinter une huile sacrée. Cette manne est connue dans l'Europe du Moyen Age. Cette célébrité attire soixante-deux marins venus de Bari, qui volent et ramènent ces reliques, dont quelques fragments seront cédés à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg.
Une histoire pieuse
Bien que destinée aux enfants et à l'instar de tant de contes et de comptines, une des légendes de Saint-Nicolas est plutôt effrayante.
- "Ils étaient trois petits enfants qui, s'en allaient glaner aux champs", comme dit la chanson, "Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir.
Saint-Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et Saint-Nicolas ressuscita les trois enfants".
C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le père Fouettard qui accompagne Saint-Nicolas serait en fait le boucher de l'histoire. Pour lui faire regretter son méfait, ce dernier l'aurait condamné à l'accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.
Une morale de la comptine, peut-être plus tardive, mais plus heureuse, fait s'enfuir le boucher ; Saint-Nicolas l'interpelle et lui dit que s'il se repent, Dieu lui pardonnera.
Selon certains, le père Fouettard est une invention des Messins lors du siège de leur ville par les Impériaux, en pleine période de festivité de la Saint-Nicolas en 1552 après la mise en place du protectorat Français. De là leur serait venue l'idée de se moquer de l'assiégeant, Charles Quint, en le représentant sous les traits du boucher de la légende de Saint-Nicolas.
Lors de sa naissance, Saint-Nicolas se serait tenu tout seul debout, bien droit sur ses jambes. Il s'agirait, de son tout premier miracle.
Saint-Nicolas et la Lorraine
Du fait de l'arrivée en Lorraine, d'une relique du saint, sa dextre bénissante, rapportée depuis Bari par le seigneur Aubert de Varangéville en 1087, Saint-Nicolas-de-Port, possède une église dédiée au saint qui est le patron de la Lorraine.
Un chevalier lorrain, le sire Cunon de Réchicourt, fait prisonnier au cours de la sixième croisade, aurait prié Saint-Nicolas avant de s'endormir dans sa geôle. Le lendemain matin, il se serait réveillé, encore attaché, sur les marches de l'église et ses chaînes seraient tombées d'elles-même durant l'office qu'il suivit alors. Depuis, chaque année, le samedi le plus proche de la fête de Saint-Nicolas, a lieu une procession en mémoire de ce "miracle".
C'est au XVe siècle qu'une basilique gothique flamboyante a remplacé les églises précédentes, selon le souhait du duc René II, reconnaissant envers Saint-Nicolas de sa victoire sur Charles le Téméraire en 1477 à la Bataille de Nancy
Dans chaque bourgade de Lorraine défile un corso en l'honneur de Saint-Nicolas. "Saint Nicolas" visite les maisons dans la nuit du 5 au 6 décembre, souvent accompagné de son âne, et gratifie les enfants sages de friandises et de cadeaux pour la plus grande joie des petits et des grands... qui entonnent la complainte de Saint Nicolas.
En Lorraine germanophone, Saint Nicolas (Sankt Niklaus) est accompagné selon la tradition de son assistant Rupelz ou Rüpelz (équivalent du père Fouettard).
Saint-Nicolas et le Nord
Fêter Saint-Nicolas est aussi une tradition dans le Nord de la France. Les enfants des écoles reçoivent des oranges et une brioche en forme de Jésus.
Saint-Nicolas, la Belgique et les Pays-Bas
La fête de Saint-Nicolas qui a lieu le 6 décembre en Belgique et le 5 décembre aux Pays-Bas est un des événements les plus importants pour les petits Belges et Néerlandais. Saint-Nicolas défile dans les rues des grandes villes, sur le dos de son âne, accompagné de son Père Fouettard, et distribue des friandises et des speculoos aux enfants. Le jour où se déroule la fête les enfants en se levant découvrent, comme à Noël, un cadeau, des bonbons et des spéculoos en forme de Saint-Nicolas. Dans les écoles, il est fréquent que les élèves reçoivent soit un cadeau, soit un paquet de bonbons. Saint-Nicolas étant le patron des écoliers, chants, musiques, danses rythment la journée. Cette fête a été quelque peu amalgamée avec celle de Noël, c'est pour cela que par exemple, les cadeaux du matin se trouvent parfois au pied du sapin de Noël. Saint-Nicolas est une grosse manifestation qui, en Belgique et aux Pays-Bas, est plus importante que Noël. En Belgique, certaines entreprises distribuent le 6 décembre un petit colis (speculoos, chocolat et mandarine) à leur personnel.
Patronage
Saint-Nicolas est le patron (protecteur) de la Lorraine et des Lorrains, de la Russie, de la ville de Houilles, des écoliers, des enfants, des marins, des célibataires. De même que les filles célibataires de 25 ans "coiffent" sainte Catherine les 25 novembre, les garçons non mariés qui atteignent la trentaine fêtent Saint-Nicolas le 6 décembre. C'est d'ailleurs l'occasion de les affubler de pyjamas, bonnets de nuits ou sabots selon les différentes traditions régionales.
Divers
* Jochen Gerner dessine Saint-Nicolas dans sa bande-dessinée documentaie Le saint patron, L'Association, coll. Ciboulette, 2004.
* Le Théâtre de Pérolles à Fribourg (Suisse) a créé en 2010 une pièce de Julien Chavaz avec Jean Winiger consacrée à la Tradition de la Saint-Nicolas à Fribourg: Saint-Nicolas est amoureux.
* Le film néerlandais Sint décrit un Saint-Nicolas tueur d'enfants. Ce film provoque une polémique à sa sortie en décembre 2010.
Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_de_Myre
Texte soumis à la licence GNU : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
| Elément(s) en relation |  |
| Article(s) en relation |  |
 |
Le Second Concile de Nicée (787) Le chanoine Adolphe-Charles Peltier, dans son Dictionnaire universel et complet des conciles publié dans l'Encyclopédie théologique en 1847, rapporte les travaux du second concile oecuménique de Nicée (787) qui rétablira l'usage des images religieuses. Évangile selon saint Matthieu Disciple de Jésus également appelé Lévi, Matthieu était publicain à Capharnaüm. Son Evangile semble avoir été écrit en Syrie vers l'an 85, peut-être en araméen, plus vraisemblablement en grec, langue dans laquelle il sera transmis. Évangile selon saint Luc Auteur du troisième Évangile et des Actes des Apôtres, saint Luc sera uniquement mentionné dans les Épîtres de saint Paul, qui le qualifiera de médecin. Ami de Jacques, le frère de Jésus, saint Luc rapportera de nombreux textes et témoignages. Évangile selon saint Jean Jean, fils de Zébédée, pêcheur de Galilée et de Salomé, était le frère de Jacques le Majeur. Originaire de Galilée, il naîtra à Bethsaïde et sera peut-être disciple de Jean-Baptiste avant d'être celui de Jésus. Son Evangile est le plus récent (vers 95). Évangile selon saint Marc Jean, surnommé Marc dans les Actes des Apôtres, semble avoir connu Jésus sans avoir été l'un de ses disciples. Il accompagnera Paul et son cousin Barnabé lors de leur premier voyage missionnaire, puis prêchera l'Évangile à Chypre avec ce dernier. Les textes sacrés apocryphes La Bible juive se limitait, au début du Ier siècle, aux cinq rouleaux de la Loi ou Torah, aux rouleaux des grands et petits prophètes, et à celui des psaumes. Voltaire et les textes sacrés apocryphes Voltaire consacrera un chapitre de son Dictionnaire Philosophique aux textes sacrés apocryphes. Nous reproduisons le texte intégral de son étude.
|