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Cet organiste et compositeur allemand de l'époque baroque, maître dans l'art du contrepoint et du choral, sera l'un des compositeurs les plus célèbres de l'histoire de la musique occidentale.
Son père, Johann Ambrosius Bach (1645-1695), lui enseignera les instruments à corde durant sa plus tendre enfance. Son oncle, Johann Cristoph Bach, compositeur et organiste de la ville d'Eisenach, lui enseignera l'orgue par la suite et le fera rentrer dans le choeur de la ville. Jean-Sébastien Bach devient orphelin à l'âge de neuf ans. Son frère aîné, Johann Christoph, organiste à Ohrdruf, le prend sous sa protection et lui enseigne le clavecin et la composition.
Il entre à la maîtrise de Saint-Michel de Lunebourg, à quinze ans, et travaille la composition avec l'organiste Georg Böhm (1661-1733). Il subit l'influence de l'organiste et claveciniste français, Louis Marchand (1669-1732), auteur de Pièces de clavecin (1702-1703) et de Couperin le Grand qui fréquentait la cour de Celle, proche de Lunebourg.
Il est désigné titulaire de l'orgue d'Arnstadt en 1703 et compose sa première cantate un an plus tard. Il rejoint à Lübeck le célèbre organiste et compositeur allemand d'origine danoise, Dietrich Buxtehude, qui marquera son oeuvre. Il s'installe ensuite à Mühlhausen et devient organiste de l'église Saint-Blaise (1707). Il épouse sa cousine Maria Barbara (1684-1720) qui lui donnera sept enfants.
Jean-Sébastien Bach obtient, en 1708, la fonction d'organiste, de violon solo et de compositeur à la cour du duc de Weimar. Il y restera jusqu'en 1717, date de sa brouille avec le duc Wilhelm Ernst. Il composera, durant son séjour, de nombreuses oeuvres pour orgue parmi lesquelles la Toccata en ré mineur, en ré majeur (1709), Alla breve en ré mineur (1709), Grande passacaille en ut mineur (1716), ainsi que des pièces et des concertos pour clavecin.
Bach rejoint la cour du prince Léopold d'Anhalt-Köthen qui devient son ami. Il y séjournera jusqu'en 1723 et composera ses Suites anglaises (1724-1725), ses Suites françaises (1722), des Partitas (1726-1731), des ouvertures pour orchestres, les Six Concertos brandebourgeois (1721) et son premier livre du Clavier bien tempéré (1722). Devenu veuf, Bach se remarie en 1721 avec Anna Magdalena Wilcken (1701-1760), fille d'un trompettiste chanteuse à la Cour. Le couple donnera naissance à treize enfants.
Lassé de la musique profane, le luthérien Bach obtient la fonction de cantor à l'église Saint-Thomas de Leipzig. Le Conseil de la Ville le contraint à fournir des oeuvres pour ses quatre églises (Saint Thomas, Saint Nicolas, Saint Peter, Neue Kirche), chaque semaine et lors de chaque fête. À partir de mars 1729, Bach assume la direction du Collegium Musicum et se consacre à de nouveaux projets musicaux. Il compose près de 300 cantates religieuses et profanes, dont 200 seulement nous sont parvenues ainsi que divers oratorios (Noël, Pâques, Ascension).
Il écrit de nombreux chefs-d'oeuvre, notamment ses Passions selon saint Jean (1722) et selon saint Matthieu (1729), des Motets (1723-1734), la Messe en si mineur (1733), l'Oratorio de Noël, constitué de six cantates (1734), vingt et un Chorals (1739).
Il est nommé "Kappelmeister" et compositeur auprès de l'Électeur de Saxe, Frederick Augustus II à Dresde, en 1736. La vie musicale de la cité est animée par de nombreux musiciens (Johann Georg Pisendel, Pierre Gabriel Buffardin, Jan Dismas Zelenka, Johann Adolf Hasse...). Bach produit, durant cette période, les Variations Goldberg (1742), les Variations canoniques (1747), l'Offrande musicale (1747), son second livre du Clavier bien tempéré (1740-1744) et l'Art de la fugue (1746-1749), incomplet au moment de sa mort.
Bach accompagne son fils Wilhelm Friedemann (1710-1784) à la cour de Prusse en 1747. Son second fils, Carl Philipp Emanuel Bach, y est claveciniste depuis 1738. Bach décède le 28 juillet 1750, après avoir subi une intervention chirurgicale qui ne parviendra pas à la guérir de ses troubles oculaires.
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