
|  | Plaque funéraire en terre cuite Prothesis (exposition du mort) Elément 21 sur 25
Antiquités grecques Sculpture (Plaque funéraire)
Figures noires
Matériaux : Terre cuite peinte
Date : approx. entre 520 et 510 avant J.C.
Vitrine : V01
Région en relation : Attique (Grèce)
Acquisition : Fonds Roger (1954)
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| Description |  |  |
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Le premier des rites funéraire est l'exposition du défunt, que les Grecs nomment la prothesis. Etendu sur un lit de parade, sous des couvertures qui laissent voir le visage, le cadavre reçoit les onctions et les baisers de femmes. Autour de lui se déroulent des danses de lamentations où l'on s'arrache les cheveux et se frappe la poitrine. Un joueur d'aulos double (instrument traditionnel en roseau encore répandu dans le monde méditerranéen) joue au pied du lit funèbre une musique violente et suraiguë destinée à régler le deuil et à détourner les mauvaises influences.
A l'origine, le parfum qui appartient au domaine du sacré, n'était utilisé que dans le cadre de cérémonies importantes comme la prothesis.
En Grèce, comme d'ailleurs dans l'Empire romain, il était interdit en principe d'inhumer les morts à l'intérieur de la ville. Pourtant, nombre de tombeaux de héros célèbres étaient situés dans la cité, notamment sur la place du marché ou dans les bâtiments publics.
Durant la période archaïque, les caveaux funéraires étaient souvent recouverts de structures solides rectangulaires, comme de petites maisons, faites de briques terre moulées. Une série de plaques en terre cuite, représentant les différentes étapes des funérailles, devait être placée sur la paroi intérieure des murs.
A la fin du VIème siècle avant Jésus-Christ, ces plaques sophistiquées seront progressivement remplacées par de simples plaques, percées pour leur maintien.
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