

| Date : vers 460 avant J.C.
Matériaux : Terre cuite peinte Acquisition : Fonds Roger (1923) Figures rouges
| Elément 9 sur 81 Antiquités grecques Récipient (Cratère en cloche)
Vitrine : V03 (Ref. 1054)
Région en relation Attique (Grèce)
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 | Description |  |
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Décor
• à l'avant : une femme jouant de la lyre et deux femmes l'écoutant
• à l'arrière : femmes
Le cratère, dont le nom vient d'un verbe signifiant "mêler", est un grand vase pouvant atteindre plus d'un mètre de hauteur et dans lequel était puisé le vin mélangé à l'eau. Il sera très répandu dans l'antiquité grecque et romaine. Caractérisé par un large bassin sur un petit support, une embouchure large et des anses généralement petites, le cratère a donné naissance à plusieurs variantes. Cité à de nombreuses reprises par Homère, le cratère serait né en Assyrie et aurait été introduit en Grèce par les Phéniciens.
Le cratère en cloche ressemble à une cloche retournée. Son corps, très large et dépourvu de col, est doté de petites anses horizontales en position haute.
Selon un historien de l'art, les femmes seraient des Muses. D'autres pensent que la musicienne pourrait être Sappho, plusieurs fois représentée sur des vases à figures rouge et noire. Originaire de l'île de Lesbos comme son contemporain Alcée, Sappho écrira neuf livres de poêmes, essentiellement consacrés à la beauté des femmes, dont il ne reste que quelques fragments. Elle y manifestera un amour passionné pour les jeunes filles à qui elle enseignera la musique et la danse.
On lui doit notamment ces quelques vers :
"Envers vous, belles, ma pensée n'est point changeante.
Je ne change point, ô vierges de Lesbos !
Lorsque je poursuis la Beauté fugitive,
Tel le Dieu chassant une vierge au peplos
Très blanc sur la rive.
Je n'ai point trahi l'invariable amour.
Mon coeur identique et mon âme pareille
Savent retrouver, dans le baiser d'un jour,
Celui de la veille.
Et j'étreins Atthis sur les seins de Dika.
J'appelle en pleurant, sur le seuil de sa porte,
L'ombre, que longtemps ma douleur invoque,
De Timas la morte.
Pour l'Aphrodita j'ai dédaigné l'Eros,
Et je n'ai de joie et d'angoisse qu'en elle :
Je ne change point, ô vierges de Lesbos,
Je suis éternelle."
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