

| Date : vers 450 avant J.C.
Matériaux : Terre cuite peinte Acquisition : Fonds Roger (1907) Fond blanc
| Prothesis (exposition du mort) Elément 18 sur 81 Antiquités grecques Récipient (Lécythe funéraire)
Vitrine : V04
Région en relation Attique (Grèce)
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 | Description |  |
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Le lécythe, d'une hauteur moyenne comprise entre 15 et 50 centimètres, contenait des huiles parfumées à l'époque corinthienne. Il était destiné à la toilette ou à la palestre et servira plus tardivement pour les rites religieux et funéraires. Les potiers athéniens exécuteront des lécythes blancs destinés à cet usage funéraire entre les VIème et IVème siècles avant Jésus-Christ.
Une ampoule, insérée dans le vase, limitait la quantité du liquide afin de respecter la réglementation en vigueur concernant la quantité d'huile que le lécythe devait contenir. Il sera produit en grande quantité en Attique entre les VIème et IVème siècles avant Jésus-Christ, sous de nombreuses variantes de forme et d'organisation des décors. Le modèle le plus courant sera de forme élancée, doté d'une seule anse, à long col, à embouchure évasée, à l'épaule plate distincte du corps et à petit pied. Une variété de lécythe à panse arrondie est appelée arybale.
Le premier des rites funéraire est l'exposition du défunt, que les Grecs nomment la prothesis. Etendu sur un lit de parade, sous des couvertures qui laissent voir le visage, le cadavre reçoit les onctions et les baisers de femmes. Autour de lui se déroulent des danses de lamentations où l'on s'arrache les cheveux et se frappe la poitrine. Un joueur d'aulos double (instrument traditionnel en roseau encore répandu dans le monde méditerranéen) joue au pied du lit funèbre une musique violente et suraiguë destinée à régler le deuil et à détourner les mauvaises influences.
A l'origine, le parfum qui appartient au domaine du sacré, n'était utilisé que dans le cadre de cérémonies importantes comme la prothesis.
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