

| Date : approx. entre 1749 et 1750
Matériaux : Terre cuite Acquisition : Saisie en douane (1979)
| Elément 14 sur 14 Sculpture française Sculpture (Groupe)
Vitrine : V01
Région en relation Versailles (France)
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 | Description |  |
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L'oeuvre a été exécutée par Pajou alors qu'il était pensionnaire à l'Ecole royale des élèves protégés. Elle sera présentée au roi Louis XV au château de Versailles en janvier 1750, à l'occasion de la première exposition des pensionnaires. Une copie en marbre exécutée par Marchand, élève de Boizot, a figuré à la vente Watelet en 1786. Elle est conservée à Waddeston Manor (Angleterre).
Anacréon sera l'un des premiers poètes lyriques grecs de cour chantant le vin, l'amour, les hommes et les femmes. Il vivra dans l'entourage du tyran de Samos, Polycrate, puis dans celui des riches Athéniens de Téos en Lydie. Le poète restituere une forte somme d'argent offerte par Polycrate, car elle l'empêchait de dormir. Les Odes d'Anacréon, corrigées par des anonymes grecs plus tardifs, seront publiées en 1554 par Henri Etienne. Ils participèront à la mode de la poésie anacréontique du XVIème siècle.
Athénée de Naucratis, auteur grec du IIème siècle de notre ère, rapportera, dans Le Banquet des Savants (13-598 b), les vers suivants d'Hermésianiax et d'Anacréon :
"Dans combien de festins Alcée de Lesbos, sur sa lyre,
a célébré le désir qu'il éprouvait pour Sappho,
tu le sais. Le chantre aimait l'oiseau qui enchante,
et ses hymnes gracieux firent souffrir le Téien,
Anacréon, son rival en amour, le poète suave ...
Hermésianax commet l'erreur de croire que Sappho et Alcée sont contemporains d'Anacréon. Ce dernier vivait à l'époque de Cyrus et de Polycratès, Sappho à l'époque d'Alyattès, père de Crésus.
Chaméléon, dans son traité sur Sappho prétend que, selon certains, c'est à elle que s'adressent ces vers d'Anacréon :
"Quand Eros à la tête d'or
me relance un ballon pourpré
que je lance vers tel garçon
aux sandales brillantes,
elle, car elle est née là-bas,
à Lesbos, fuit ma tête, hélas,
blanchissante et s'en va baver
pour... une autre dirai-je.
Et il dit que Sappho lui a répondu ainsi :
Muse au trône d'or, tu soufflas un hymne
que de son pays aux splendides femmes
le Téien chantait avec grâce dans sa
fière vieillesse."
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