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Guide de visite : La Marseillaise
La Marseillaise





Artiste : François Rude

Date : entre 1834 et 1835

Dimensions : 65 cm x 68 cm x 18 cm
Matériaux : Plâtre
Acquisition : Don Zoubaloff (1921)
Musée du Louvre
Barye
Aile Richelieu
Rez-de-chaussée - Section 33
Le départ des Volontaires en 1792
Elément 77 sur 85
Sculpture française
Sculpture (Haut-relief)

Vitrine : V08

Région en relation
Paris (France)
Site en relation :
Arc de Triomphe


Description   

Il s'agit de l'esquisse pour la partie supérieure du haut-relief de l'arc de triomphe de l'Etoile à Paris, commandée le 23 juillet 1833 et achevé en 1836. Une étude en plâtre de la tête est exposée dans cette vitrine ainsi que la terre cuite du Départ des Volontaires.

Fruit de la Révolution française, l'hymne national accompagnera la République naissante et combattante. Survivant aux deux Empires, à la Restauration et à l'Occupation, la République ne l'officialisera définitivement en 1946.

Claude-Joseph Rouget de Lisle, capitaine du génie en garnison à Strasbourg, composera cet air dans la nuit du 24 au 25 avril 1792, à la demande du maire de la ville, le baron de Dietrich. Le chant, intitulé Chant de guerre pour l'armée du Rhin, gagnera le pays. Un général de l'armée d'Egypte, François Mireur, venu à Marseille afin de mettre au point la marche conjointe des volontaires de Montpellier et de Marseille, le fera paraître sous le titre de Chant de guerre aux armées aux frontières. Les troupes marseillaises l'adopteront alors comme chanson de marche et l'entonneront lors de leur entrée à Paris, le 30 juillet 1792. Les Parisiens baptiseront ce chant du nom de La Marseillaise.

Sous la Première République, cet hymne fera partie des airs et chants civiques qui contribueront au succès de la Révolution. Les deux Empires, la Restauration et la IIème République lui préfèreront des chants de circonstance. La Marseillaise retrouvera son rang d'hymne national sous la IIIème République, en toutes les occasions où les musiques militaires seront appelées à jouer un air officiel. L'Etat français le conservera et le Gouvernement de la France libre lui redonnera ses lettres de noblesse aux côtés de l'hymne officieux, Le Chant des Partisans. La Marseillaise sera instituée hymne national par les Constitutions de la IVème et de la Vème République (art. 2 de la Constitution du 4 octobre 1958). Le président de la République Valéry Giscard d'Estaing la fera modifier en 1974, d'après les partitions anciennes, et ré harmoniser avec un rythme différent. A partir de 1981, l'hymne sera de nouveau interprété d'après les partitions et le rythme en vigueur jusqu'en 1974.

Allons enfants de la Patrie - Le jour de gloire est arrivé - Contre nous de la tyrannie - L'étendard sanglant est levé (bis) - Entendez vous dans les campagnes - mugir ces féroces soldats - Ils viennent jusque dans vos bras,- égorger vos fils, vos compagnes - Aux armes citoyens ! Formez vos bataillons ! - Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Que veut cette horde d'esclaves - De traîtres, de Rois conjurés ? - Pour qui ces ignobles entraves, -Ces fers dès longtemps préparés ? (bis) - Français ! pour nous, ah ! quel outrage ! - Quels transports il doit exciter ! - C'est nous qu'on ose méditer - De rendre à I 'antique esclavage !

Quoi ! des cohortes étrangères - Feraient la loi dans nos foyers ! - Quoi ! ces phalanges mercenaires - Terrasseraient nos fiers guerriers (bis) - Grand Dieu ! par des mains enchaînées - Nos fronts sous le joug se ploieraient ! - De vils despotes deviendraient - Les maîtres de nos destinées !

Tremblez, tyrans ! et vous, perfides, - L'opprobre de tous les partis, - Tremblez ! vos projets parricides - Vont enfin recevoir leur prix (bis). - Tout est soldat pour vous combattre, - S'ils tombent, nos jeunes héros, - La terre en produit de nouveaux - Contre vous tout prêts à se battre

Français ! en guerriers magnanimes - Portez ou retenez vos coups. - Épargnez ces tristes victimes - A regret s'armant contre nous (bis). - Mais le despote sanguinaire, - Mais les complices de Bouillé, - Tous ces tigres qui sans pitié - Déchirent le sein de leur mère -

Nous entrerons dans la carrière, - Quand nos aînés n'y seront plus - Nous y trouverons leur poussière - Et les traces de leurs vertus (bis). - Bien moins jaloux de leur survivre - Que de partager leur cercueil, - Nous aurons le sublime orgueil - De les venger ou de les suivre.

Amour sacré de la Patrie - Conduis, soutiens nos bras vengeurs ! - Liberté, Liberté chérie !

Combats avec tes défenseurs (bis). - Sous nos drapeaux, que la victoire - Accoure à tes mâles accents, - Que tes ennemis expirant - Voient ton triomphe et notre gloire !

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Le Départ des Volontaires de 1792
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vers 1835

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La Marseillaise
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Tête
François Rude
Dimensions : 41 cm x 29 cm x 29 cm
de 1834 à 1835
La Marseillaise
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Dimensions : 76 cm x 32 cm x 12 cm
vers 1833
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