
|  | Cadran solaire Elément 18 sur 21
Antiquités étrusques et romaines Sculpture (Cadran solaire)
Matériaux : Marbre
Date : entre le Ier siècle et 2
Région en relation : Rome (Italie)
Acquisition : Don de la Société des Amis du Louvre (1999)
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| Description |  |  |
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Ce cadran solaire correspond peut-être à celui que Vitruve nomme Arachné dans la liste qu'il donne des différents modèles de cet instrument au libre IX de son traité De Architectura. Le soleil pénétrait dans l'orifice pratiqué dans la paroi. Une plaque de bronze percée d'un oeilleton devait y resserrer le rayon. Le point lumineux ainsi produit circulait à l'intérieur du vase, selon les mois de l'année et les heures du jour. Les cercles gravés indiquent des dates du calendrier romain précisées par les inscriptions qui les accompagnent. Le plus grand correspond au solstice d'été (24 juin), le plus petit au solstice d'hiver (25 décembre). Le faisceau de lignes qui coupent les cercles les divise en douze heures diurnes, longues en été et courtes en hiver, qui composent la journée des Romains.
Ce cadran a été réglé pour une latitude de 41°. S'il provient de Carthage, dont la latitude est inférieure, il y a donc été transporté. Le nom du mois d'août, Augustus, introduit en 8 avant Jésus-Christ en l'honneur de l'empereur, fournit une limite chronologique haute pour la fabrication du cadran. La forme du vase engage à dater l'objet du Ier siècle après Jésus-Christ, période au cours de laquelle ce skyphos était en vogue comme le montre le Trésor d'argenterie de Boscoréale conservé dans la salle Henri II du Louvre.
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