
|  | Attis Elément 77 sur 86
Antiquités grecques Sculpture (Relief)
Matériaux : Stuc moulé polychrome
Date : approx. entre 80 et 120
Vitrine : V05 (Ref. 8)
Région en relation : Kertch (Ukraine)
Acquisition : Ancien fonds
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| Description |  |  |
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Les stucs moulés polychromes étaient appliqués sur les parois des sarcophages ou fixés sur leurs couvercles à la manière des éléments décoratifs des temples. Ils servaient à protéger le défunt (masques tragiques ou gorgoneia), à évoquer la mort (thème des Niobides, luttes animales) ou la vie dans l'au-delà (palmettes).
Les objets exposés dans cette vitrine ont été trouvés lors des fouilles entreprises au début du XIXème siècle. Ils auraient décorés le même sarcophage. Le premier long coté devait être orné de six Niobides, tandis que l'autre comportait trois pleureuses et trois figures d'Attis placés en alternance. Les petits cotés devaient comporter les trois masques et Eros chevauchant un dauphin.
Des grilles de bois venaient se placer au niveau de la partie inférieure des sarcophages qui étaient qui étaient l'apanage des jeunes guerriers de l'aristocratie locale et dont la production était caractéristique des ateliers du Bosphore.
Généralement identifiée à Rhéa, la mère de Zeus et des plus grands dieux grecs, la déesse phrygienne Cybèle fera l'objet de récits contradictoires. Zeus, endormi sur le mont Dindyme en Phrygie, fera tomber sa semence sur le sol. Il engendrera un être hermaphrodite, possédant des organes mâles et femelles, que les dieux l'émasculeront et transformeront en la déesse Cybèle. Les organes génitaux mâles, tombés à terre, donneront naissance à un amandier.
Un fruit tombera dans le sein de Nana, la fille du dieu-fleuve Sangarios, et donnera vie à un fils du nom d'Attis. L'histoire d'Attis et de son autocastration servira thème au "poème 63" de Catulle. Dans ce texte, un jeune homme se mutilera en l'honneur de Cybèle, au cours d'une crise d'extase, puis regrettera son geste. Le garçon sera abandonné à un berger qui lui enseignera son métier. Cybèle, la déesse phrygienne appelée la Grande Mère, tombera amoureuse d'Attis, fiancé à l'une des filles du roi de Pessinonte. Jalouse, elle frappera de folie Attis et son beau-père, qui s'émasculeront. Cybèle obtiendra de Zeus la promesse que le corps d'Attis ne se corromprait pas. Il sera enterré à Pessinonte, en Galatie (où Cybèle était connue sous le nom d'Agdistis). Son petit doigt continuera à remuer et ses cheveux à pousser.
Une tradition différente affirme qu'il sera transformé en pin et que cet arbre lui sera consacré. Cybèle ordonnera, en son nom, une cérémonie de culte annuelle réservée à des énuques.
Une autre version rapporte que Cybèle, fille de Méion, le roi de Phrygie, et de sa femme Dindyme, sera abandonnée sur une montagne et nourrie par des lions et des léopards. Elle instituera des jeux et des danses et donnera à ses serviteurs, les Corybantes, les cymbales et les tambours qui accompagneront ses rites. Douée du pouvoir de guérison, protégeant les enfants et les créatures sauvages, Cybèle tombera amoureuse d'Attis. Ce dernier la trompera avec la nymphe Sagaritis. Elle provoquera sa folie. Attis s'émasculera et décédera de sa blessure.
Selon une autre version du mythe, Attis et Cybèle donneront naissance à un enfant. Méion le tuera, ainsi qu'Attis. Les Phrygiens seront frappés de famine. Un oracle leur ordonnera d'ensevelir convenablement Attis près du temple de Cybèle, à côté de Pessinonte, et rendre un culte à la déesse. Cette dernière ressuscitera son amant. Le couple sera adoré en Phrygie. Une autre variante de la légende affirme que Attis sera castré par un roi à qui il se refusait. Selon une tradition Iydienne, Attis décédera de la charge d'un sanglier, comme Adonis.
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