 | Description |  |
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Ce fils d'un ministre de Thiers et petit-fils du président du Conseil de Louis-Philippe étudiera au lycée Bonaparte entre 1862 et 1866. Il obtiendra une licence en droit et une licence de lettres.
Capitaine de la 4e compagnie au 1er bataillon des mobiles de l'Aube (équipé à ses frais) en 1870, il se distinguera au combat, sera cité à l'ordre de l'armée et fait chevalier de la Légion d'honneur. Il épousera sa cousine, Hélène Périer-Vitet, le 17 avril 1873, deviendra conseiller général de Nogent-sur-Seine le 18 juillet 1873, puis député de centre gauche (Nogent-sur-Seine) le 20 février 1876. Il sera réélu sans interruption jusqu'en 1894.
Casimir-Perier refusera de voter la confiance au gouvernement du duc de Broglie (présidence Mac-Mahon) en 1877, puis deviendra successivement sous-secrétaire d'État à l'Instruction publique, aux Beaux-Arts et aux Cultes (cabinet Dufaure /14 décembre 1877-31 janvier 1879), sous-secrétaire d'État à la Guerre (cabinet Ferry, présidence Grévy / 17 octobre 1883-3 janvier 1885). Il sera ensuite élu vice-président de la Chambre des députés en 1885, président de la Commission du budget entre 1891 et 1893, président de la Chambre des députés en 1893.
Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères sous la présidence Sadi-Carnot entre le 3 décembre 1893 et le 23 mai 1894, Casimir-Perier sera confronté aux anarchistes et fera voter des lois relatives à la liberté individuelle et aux délits de presse, qualifiées de "lois scélérates" par l'opposition socialiste. Il sera élu président de la République le 27 juin 1894, à la suite de l'assassinat du président Sadi-Carnot. Le capitaine Dreyfus sera arrêté et condamné en décembre 1894.
Mal à l'aise dans ses fonctions, il démissionnera le 16 janvier 1895 et se retirera de la vie politique. Il refusera la proposition du président Émile Loubet de former un gouvernement en 1899 et décédera à Paris, le 11 mars 1907.
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