 | Description |  |
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Cette place sera, jusqu'en 1739, l'endroit où l'on coupait les oreilles des serviteurs indélicats. Elle hébergeait une potence (l'Arbre sec) et une roue dressées "pour servir d'exemple aux passants". Selon la coutume, une croix érigée à proximité était destinée aux dernières oraisons des condamnés. Son soubassement à degrés servait d'étal à des bouchers et marchands de légumes. La première fontaine de la Croix-du-Trahoir, construite par Jean Goujon à l'initiative de François Ier, date de 1529. Reconstruite en 1606, elle sera déplacée en 1636 pour améliorer la circulation dans la rue Saint-Honoré. Germain Soufflot, chargé de la rebâtir en 1775, héritera d'une fontaine en très mauvais état. Il l'inscrira dans un édifice polygonal situé à l'intersection des rues de l'Arbre Sec et Saint-Honoré et confiera à Boizot la sculpture de la nymphe qui apparaît rue Saint-Honoré.
La fontaine porte l'inscription suivante :
LUDOVICUS XVI
ANNO PRIMO REGNI
UTILITATI PUBLICÆ
CONSULENS CASTELLUM
AQUARUM ARCUS JULI
VETUSTATE COLLAPSUM
FUDAMENTIS REÆDI-
-FICARI ET MELIORE CULTU
ORNARI JUSSIT.
CAROL. CLAUD. COM
REGIS ÆDIFICIIS PROEP
"Louis XVI, la première année de son règne, ordonne que le bien public du château d'eau de l'arc de Julien, effondré par la vétusté, soit complètement réédifié avec plus d'élégance".
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